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N° 113 - Mai 2018

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Finance

Près de 9000 milliards de dinars accordés au titre de crédit

Association des banques et des établissements financiers

Par Yahia MAOUCHI



Constituant l’organisme professionnel de représentation unique et exclusive des banques et des établissements financiers, l’Association des banques et des établissements financiers veille aux intérêts collectifs de ses membres vis-à-vis des tiers, notamment auprès des pouvoirs publics et de la Banque d’Algérie. Autrement dit, elle représente l’interface entre les banques, les pouvoirs publics et la Banque d’Algérie, « C’est un cadre où les banquiers se concertent sur les meilleurs moyens de développer le secteur bancaire. Entre autres missions, l’ABEF encourage l’organisation et la gestion des services d’intérêt commun», souligne Rachid Belaid, délégué général de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF) qui précise «mais c’est au même  temps un cadre de concertation et du dialogue entre les représentants des employés du secteur bancaire, notamment dans le cadre des conventions collectives. C’est un cadre de concertation pour le développement et la modernisation de la profession bancaire ». Elle contribue également dans l’amélioration des aspects de la profession, ainsi qu’au développement de la politique de formation bancaire.Pour ce faire, les banques investissent beaucoup dans la formation de leurs personnels, ainsi que dans le développement de leur gamme de produits. D’ailleurs, l’ABEF a initié, en collaboration avec une société française, une formation des analystes financiers. « L’ABEF travaille également avec les associations bancaires internationales. Nous sommes membres de l’Union des banques arabes, membre de l’Union des banques maghrébines. Je fais personnellement partie de la commission de coordination du l’Union des banques maghrébine. Nous organisons des rencontres autour des thèmes qui intéressent la place bancaire. Nous veillons aux échanges d’expériences avec nos consœurs de différents pays.

L’accompagnateur de l’économie nationale
Composée de 20 banques dont 6 publiques et 10 établissements financiers activant principalement dans le crédit-bail.  Au fin de maximiser l’échanges et le dialogue entre les membres, l’ABEF a créé dans son sein des commissions statutaires pour chaque volets de la profession bancaire, où les membres se réunissent régulièrement pour discuter et se concerter des différents thématiques qui se rapportent à leur domaines de compétence, de ces commissions on peut citer, commission leasing, commission juridiques, commission ressources humaines ; « En outre, nous avons jugé utile de créer un groupe du travail, marché-financier, comprenant les intermédiaires en opération de bourses, à l’instar des banquiers, de la Bourse d’Alger, de la Cosob et d’Algérie clearing. Ensemble, nous avons travaillé sur un projet pour le développement  du marché financier à partir des propositions émises par ce groupe», affirme le délégué général. Dans le même ordre d’idées, notre interlocuteur tient à préciser que le travail de l’ABEF se fait de manière ponctuelle du moment qu’elle intervient aussi quand un obstacle juridique ou technique empêche le bon fonctionnement du secteur bancaire. Elle constitue ainsi le vis-à-vis des pouvoirs publics, mais aussi de tout l’environnement institutionnel des banques. Cependant, M. Belaid a tenu à préciser que l’ABEF est une association purement professionnelle au service de ses adhérents. Elle n’interfère pas dans la gestion interne des banques et par conséquent elle n’est pas une tutelle de ces établissements financiers.  Par ailleurs, l’ABEF, qui est au service de la communauté bancaire, est devenue,depuis quelques années, un acteur incontournable dans l’économie du pays. Les banques sont mobilisées pour financer plusieurs secteurs névralgiques tels que l’habitat, l’industrie, et les grands projets de différents secteurs. « Les banques ont apporté leur contribution à l’économie, puisqu’à fin 2017, c’est près de 9000 milliards de dinars qui ont été accordées par les banques. Les membres continuent à développer leur réseau bancaire. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 1500 agences bancaires.Le secteur des banques et établissement financier emploie plus de 35 000 employés. Les banques continuent à fournir des efforts pour s’organiser, puisqu’elles sont toutes sur des projets dont certains finalisés et d’autres en cours d’implémentation », souligne M. Belaid. Présentement, l’ABEF travaille à contribuer au développement de la monétique et à l’intégration de nouvelles technologies en collaboration avec la SATIM le GIE Monétique et les banques de la place pour offrir une meilleure gamme de produits variées, à ce titre l’ABEF a été une partie prenante sur le chantier e-paiement. Nous pensons qu’il est complémentaire et non pas concurrentiel par rapport à l’utilisation de la carte bancaire. Il y a également la loi sur le commerce électronique, une fois adoptée, elle permettra d’élargir le paiement par carte aux biens, et non pas seulement aux services.
Inculquer la culture des cartes bancaires
Dans l’optique de développer d’avantage l’utilisation de la carte bancaire et suite la promulgation de la loi de finances pour 2018, notamment la disposition ayant trait à l’obligation des opérateurs économique d’avoir à leurs disposition des terminaux de paiement électronique, l’ABEF en collaboration avec les acteurs concernés a participer à la création d’une société é de services bancaires, qui se chargera de l’installation des TPE auprès des commerçants. L’utilisation de la carte bancaire est un moyen d’inclusion financière, il rassure par ailleurs que les transactions effectués à travers la carte bancaire répondent aux normes de sécurité internationales qu’il faut développer à l’air du numérique et du digital. rassure le Délégué Général.

Accompagnement des opérateurs économiques.
Sur sa lancée, le délégué général de l’ABEF a également évoqué plusieurs chantiers « financiers » en cours d’élaboration ayant comme « unique et seul fil conducteur la création de nouveaux produits, tels que la microfinance, le financement de type islamique et également le capital investissement », et ce, avant d’ajouter qu’en parallèle l’ABEF veille à ce que l’environnement dans lequel intervient la banque soit toujours assaini. « Pour la microfinance, il y a des banques qui offrent ce produit, à l’instar de la Banque El Baraka.Auparavant, plusieurs dispositifs aidés ont été mis en place par les pouvoir publics, et financés par les banques publiques, tels que le crédit, ANSEJ, CNAC et ANGEM. Les banques travaillent également sur l’idée de créer des structures du genre. Concernant la finance islamique, deux banques assurent déjà ce produit, à savoir la banque El Baraka et Al Salam banque.Mais il y a aussi des fenêtres islamiques qui sont ouvertes au niveau des banques. Dans ce cadre, la CNEP-Banque qui a lancé son premier produit, tandis que la BDL et la BADR travaillent sur d’autres produits. Autant de chantiers ouverts mais bien avancés. L’objectif est d’offrir une gamme variée de produits au client. Sur les sociétés du capital investissement, nous comptons, actuellement, quatre sociétés activant dans ce domaine, dont trois sont des filiales des banques publiques. Ce sont des sociétés qui ne sont pas membres de l’association, mais nous avons pensé qu’il fallait créer un cadre de concertation pour ces sociétés. A cet effet, nous avons mis en place un groupe de permettant échanger et débattre des thématiques qui concerne leurs activité », affirme-t-il.

Le système financier algérien favorable à l’investissement
Interrogé sur les conséquences de la suspension des importations de plusieurs produits alimentaires et industriels, le délégué général de l’association tient à rassurer quant aux répercussions de cette décision. « C’est une décision entrant dans le cadre de la rationalisation des importations, en tant qu’acteurs chargés de procéder aux domiciliations ou à l’arrêt des domiciliations, les banques ont été informées de ces décisions prises par les pouvoirs publics. Cette décision n’a pas bloqué la machine économique.
Les opérateurs économiques continuent à réaliser des projets d’investissements créateurs de richesses et d’emplois. Les pouvoirs publics continuent à les accompagner. Les banques s’inscrivent dans cette optique de rationalisation, par rapport à la politique du gouvernement. Les banques ont pris leurs dispositions en investissant sur d’autres secteurs de l’économie à travers les crédits qu’elles accordent, tout en diversifiant leur gamme de produits  tient à préciser M. Belaid. Commentant la situation actuelle du système bancaire et financier, notre interlocuteur le qualifie de positive. « Ce n’est que l’aboutissement logique de l’instauration, au cours de ces dernières années, de réformes structurelles dans le secteur bancaire algérien, la place bancaire s’est réformée d’abord par son ouverture, ensuite par sa modernisation », avoue-t-il. Invité à dévoiler les perspectives de son association, notre interlocuteur rappelle que les perspectives de l’ABEF sont celles des banques adhérentes qui continuent à travailler pour devenir un acteur incontournable dans le financement de l’économie. « A travers notre association, nous pouvons toujours apporter les contributions qu’il faut dans l’intérêt national pour permettre aux banques de jouer leur rôle spécialement durant cette période», conclut le délégué général Rachid Belaïd, de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers.
 Y. M.



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