Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 108 - Oct 2017

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Education

Une femme la dimension de leader

Nouria Benghabrit-Remaoun :

Par Leila BOUKLI



Riche itinéraire
 Après son cursus primaire au Maroc, c’est à Oran qu’elle poursuivra ses études secondaires. Elle obtient en 1973 une licence en sociologie, puis en 1977, soutient son diplôme d’études approfondies (DEA) en sociologie de l’éducation à l’université d’Oran, sur la problématique de l’orientation scolaire et professionnelle. En 1982, elle décroche son doctorat dans le même domaine d’études, délivré par l’université de la Sorbonne Paris V, elle est alors habilitée à diriger des recherches, à encadrer des magisters et mémoires. Sa spécialité, les sujets relatifs à l’éducation, à la jeunesse, aux femmes dans la société et à la famille. Son engagement au service de la société lui fait faire un passage remarqué à l’UNFA. Pour elle qui croit fondamentalement à l’intelligence collective, au partage des connaissances, du savoir, à la complémentarité, à l’écoute, si le regard que l’on pose sur l’autre est humaniste et positif, il vous le renvoie, dit-elle. Tout en enseignant depuis 1973 à l’université d’Oran, elle est nommée en 1976, chef du département sociologie à la même université. Elle rejoint à sa création en 1985, l’Unité de recherche en anthropologie sociale et culturelle (URASC), d’abord en tant que chercheuse et responsable du laboratoire de recherche sur l’éducation et les systèmes de formation qu’elle a monté, puis en tant que directrice de l’Urasc de 1989 à 1992, année au cours de laquelle l’unité se transforme en centre de recherche. Elle a ainsi dirigé et construit le Centre national de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC), de sa création en 1992 à sa nomination en 2014 à la tête du ministère de l’Education nationale. Mme Nouria Benghabrit qui n’a pas coupé son cordon ombilical avec le Crasc, son identité de chercheur, nous dit-elle, a fait partie de la commission dite Benzaghou, chargée en 2001 de proposer un rapport visant à réformer le secteur en Algérie mais avant au Conseil supérieur de l’éducation. Elle a été élue en 2002 et en 2005, pour deux mandats successifs en trois années, membre représentant l’Afrique du Nord au comité exécutif du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria). De 2003 à 2006, elle est la présidente du comité arabe de l’Unesco pour l’enseignement supérieur, la recherche et la connaissance.
En 2012, à la suite de sa désignation par le secrétaire général des Nations unies, elle rejoint le comité des politiques de développement pour un mandat de trois ans, ce comité devant présenter au Conseil économique et social de l’ONU des analyses et avis indépendants ; elle a dû en démissionner à sa nomination en tant que ministre.
Mme Nouria Benghabrit-Remaoun a consacré sa vie à l’enseignement et à la recherche dans le domaine des sciences sociales, déclinant les nombreuses offres de professeur, reçues des plus prestigieuses universités et centres de recherches du monde. Battante, elle milite pour une école intelligente, et passe en moyenne 8h au bureau. Il arrive que les lumières du ministère s’éteignent à 22 heures, voire minuit, les chantiers engagés étant colossaux et le contexte social difficile.
En outre cette sociologue, enseignante, chercheuse, compte à son actif de nombreuses publications.
L. B.



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