Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 117 - Nov 2018

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Contribution

Un acteur majeur des relations algéro-françaises depuis plus d’un demi-siècle avec la Républiq

Le Président Abdelaziz Bouteflika

Par maître Serge Pautot,



Tout d’abord, le Président Abdelaziz Bouteflika est né le 2 mars 1937 à Oujda au Maroc mais de parents algériens originaires de Tlemcen, sachant qu’à cette époque la ville marocaine abritait beaucoup d’Algériens. Après avoir mené une adolescence studieuse et obtenu le baccalauréat français et le brevet arabe, il décide à 18 ans de choisir, plutôt que l’université, le maquis et il intègre une unité de l’Armée de libération nationale (ALN), la branche armée du FLN de la Wilaya V de l’Oranie et combat aux cotés de Houari Boumediene qui en deviendra le chef d’Etat-major de l’Armée des frontières. Homme de confiance de ce dernier, il va lui confier une mission en France.

Du château d’Aulnoy au Palais de l’Elysée avec le général de Gaulle
C’est un épisode de la fin de la guerre d’Indépendance. La dernière année de leur incarcération, Mohamed Boudiaf, Rabah Bitat, Hocine Ait Ahmed, Ahmed Ben Bella et Mustapha Lecheraf sont transférés au Château d’Aulnoy en région parisienne (Seine-et-Marne) pour bénéficier de conditions plus dignes pour de futurs négociateurs et dirigeants de leur pays. En décembre 1961, le chef de l’armée des frontières, le colonel Houari Boumediene envoie, dans le plus grand secret, sous un faux nom et passeport, le capitaine Bouteflika dit Abdelkader El-Mali au Château d’Aulnoy, pour rencontrer ces chefs historiques du Front de libération nationale (FLN) emprisonnés et pour sonder et connaître leur intention sur la future gouvernance du pouvoir de l’Algérie qui allait accéder à l’indépendance. C’est le premier voyage de M. Bouteflika en France.
C’est le président qui aura entretenu les liens les plus longs avec la France c’est-à-dire depuis plus d’un demi-siècle. En effet, à 26 ans, il est nommé ministre des Affaires étrangères le 4 septembre 1963 de la jeune République algérienne jusqu’au 8 mars 1979, soit plus de 15 années, il sera à ce titre amené à entretenir des rapports étroits avec la France et se rendre plusieurs fois au Palais présidentiel de l’Elysée pour évoquer les sujets les plus divers concernant l’application ou les difficultés d’application des Accords d’Evian, l’entrée et le séjour des Algériens en France, la question du vin, des hydrocarbures… Déjà avec le général de Gaulle, puis Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing puis comme président de la République à partir du 27 avril 1999 avec les Présidents français qui se sont ensuite succédé, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande et aujourd’hui Emmanuel Macron. C’est dire la nature des relations franco-algériennes qu’il a pu entretenir et approfondir. Et puis également, durant la période de son absence aux « affaires » de l’Etat algérien.
Déjà, le 31 octobre 1964, en sa qualité de ministre des Affaires Etrangères, il est reçu par le président de la République française, le général de Gaulle avec qui il s’est entretenu. A sa sortie, du Palais de l’Elysée, il est entouré par les journalistes sur l’objet de sa mission qu’il dit « très confidentielle » et s’exprime sur le développement de la politique de coopération entre la France et l’Algérie. On retrouve cette déclaration visuelle et sonore sur le site de l’INA, Institut national audiovisuel français.
Lors des obsèques du général de Gaulle, M. Bouteflika, en sa qualité de ministre des Affaires étrangères, représente l’Algérie aux obsèques du général de Gaulle (décédé le 9 novembre 1970) à la cathédrale de Notre-Dame-de-Paris.
Evidemment en sa qualité de ministre des Affaires étrangères, il a participé à la signature de nombreux textes, en particulier celle de l’Accord franco-algérien du 27 décembre 1968 sur la circulation et le séjour des Algériens avec la mention au-dessus du paraphe « Pour le gouvernement de la République algérienne, Abdelaziz Bouteflika. »
Dans un contexte plus difficile, M. Bouteflika sera reçu par le Président Pompidou le 11 juillet 1973. A sa sortie de l’Elysée, il fera une déclaration : «Nous avons liquidé les contentieux du passé. La France a des moyens considérables… L’Algérie représente un potentiel non négligeable… nos relations ne peuvent être que bonnes mais nous recherchons l’équilibre commercial, les questions liées à l’immigration et les visas, les vins sont aussi abordés ». Il y aura une autre visite en 1974 où Mr Bouteflika déclarera que « nous voulons élargir nos rapports entre les deux pays … ».

Un acteur influent des rapports entre les deux pays
Il était devenu un habitué de Matignon, du Quai d’Orsay et également d’autres ministères français, tel le ministère du Développement industriel. En effet, lors de la crise pétrolière entre Paris et Alger au printemps de l’année 1971, lorsque le Président Boumediene annonce que le prix du baril de pétrole brut augmente et la nationalisation du gaz et du pétrole, les Accords d’Evian de 1962 et ceux de juillet 1965 concernant le pétrole étant remis en cause, M. Bouteflika mène une active campagne entre les deux pays ainsi qu’avec ses homologues concernés par ces questions.
Le 1er août 1978, M. Bouteflika, toujours en sa qualité de ministre des Affaires étrangères de l’Algérie, est reçu à l’Elysée par Valéry Giscard d’Estaing, président de la République française. Après un long entretien qui marque le dégel entre Paris et Alger, le ministre des Affaires étrangères algérien s’exprime sur le perron de l’Elysée, la présidence de la République, à propos des relations franco-algériennes : « La tension entre la France et l’Algérie n’est pas normale, les rapports sont caractérisés par des tensions dues à des facteurs tels que la balance commerciale défavorable à l’Algérie », déclare-t-il. On retrouve ces déclarations filmées sur le site de l’INA. Dans un ouvrage, Le pouvoir et la Vie, paru en 1991, l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing de 1974 à 1981, décrivait M. Bouteflika, à l’époque ministre des Affaires étrangères, comme « actif, adroit, entreprenant ». Et lorsque le Président Giscard d’Estaing, premier président français à se rendre en voyage officiel en Algérie, le 11 avril 1975, prononcera devant le Président Boumediene qui l’accueillait avec M. Bouteflika cette expression devenue célèbre : «La France historique salue l’Algérie ».
Avec ses liens historiques, très proches et privilégiés avec le Président Boumediene, il est le numéro deux du régime. C’est un grand ministre des Affaires étrangères très connu, apprécié et respecté, outre la France, sur la scène internationale et onusienne où il bénéficie d’un grand rayonnement. Mais après le décès du Président Boumediene le 30 décembre 1978, il quitte la scène politique algérienne en 1981 pour, selon ses biographes, habiter Paris de 1981 à 1987, ensuite à Genève et aussi aux Emirats en qualité de consultant international sur les questions pétrolières. Mais, on peut affirmer, au terme de sa carrière de ministre des Affaires étrangères que sa personnalité, son sens du relationnel, sa fermeté auront fait du futur Président algérien une grande figure de la politique internationale ainsi qu’un grand acteur dans les relations franco-algérienne.
Vingt années sont passées et après le départ du président Liamine Zéroual, contraint de démissionner en raison de la situation conflictuelle de l’Algérie, Abdelaziz Bouteflika se présente candidat à l’élection présidentielle et dans une attitude « gaullienne », il rassure tout le monde, manifestant son désir de rassembler. Ilest élu le 27 avril 1999 Président de la République. La tâche est lourde dont la plus urgente, la réconciliation nationale et également la reprise des relations officielles entre la France et l’Algérie qui s’étaient distendues durant les années précédentes.

Une visite officielle de chef d’Etat en France
Un an après son accession à la présidence de la République, du 14 au 17 juin 2000, le Président Abdelaziz Bouteflika effectue la première visite en France d’un président algérien depuis celle de Chadli Bendjedid en 1983. Les relations franco-algériennes avaient été marquées par des tensions et des crises. Lors de sa visite à Alger en juillet 1999, après l’élection présidentielle, le ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, avait appelé de ses vœux une « refondation » des relations bilatérales.
Le 14 juin, lors de la réception offerte au président algérien, le Président Jacques Chirac appelle, « dans le respect des sensibilités de chacun, à bâtir une relation apaisée et ambitieuse » entre les deux pays. Le lendemain, il est invité à prononcer un discours à l’Assemblée Nationale. C’est une première pour un Président algérien, même si une partie des élus de l’opposition ont quitté les bancs par « devoir de mémoire » envers les rapatriés et les harkis, Le Président Abdelaziz Bouteflika évoque la nécessité de « sortir des oubliettes du non-dit la guerre d’Algérie, en la désignant par son nom » et de « rectifier dans les manuels scolaires français l’image parfois déformée de certains épisodes de la colonisation ». De son côté, le Premier ministre, Lionel Jospin, annonce la conversion en investissement d’une partie de la dette algérienne envers la France, pour un montant de 400 millions de francs sur un total de 22,75 milliards. En outre, le ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, annonce son intention de faciliter l’octroi de titres de séjour aux Algériens, notamment « aux scientifiques et aux artistes ». Le soir, lors d’un dîner-débat, le Président Bouteflika affirme que « l’Algérie veut entretenir des relations extraordinaires, non banales, [...] avec la France ». Le 16 juin, le Président Abdelaziz Bouteflika se rend à Verdun afin d’honorer la mémoire des 26 000 Algériens morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale. 1914/1918.

Annulation de la visite prévue au printemps 2009
Initialement prévue en juin, une autre visite du chef de l’État algérien en France a été reportée sine die. Au risque d’ajourner le règlement de certains contentieux qui entravent la normalisation des relations entre Alger et Paris. Pourquoi cet ajournement alors que le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, indiquait dès le 23 avril 2009 que le principe de cette visite avait été accepté par les autorités françaises .Agenda trop chargé ou divergences politiques ?
Les autorités algériennes auraient peu apprécié les commentaires de la presse française sur le déroulement de l’élection présidentielle d’avril 2009. Et ce report risque ainsi d’ajourner le règlement de certains contentieux entre la France et l’Algérie, notamment la question de « la mémoire et de la repentance », le dossier des visas, ainsi que d’autres sujets en suspens. Mais le France oppose un refus ferme et systématique aux exigences des autorités algériennes pour des excuses officielles concernant les crimes commis durant la colonisation française en Algérie. Plutôt que le pardon et la repentance, les Français invitent les Algériens à tourner la page du passé en laissant aux historiens le soin de travailler sur la mémoire.
Une attitude qui suscite déception et irritation en Algérie. « Un courant majoritaire au sein de l’alliance présidentielle estime que ces excuses sont un préalable non négociable à la normalisation des relations entre la France et son ancienne colonie, explique le sociologue Rachid Tlemçani. Sans cela, il ne saurait y avoir de réconciliation. Reste aussi la discorde sur la question de la circulation des personnes. Certes, Paris délivre une moyenne de 180 000 visas de tous types par an, contre 150 000 en 2005, mais ce quota est jugé insuffisant. Le 14 mai, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères confirme le report de la visite d’Abdelaziz Bouteflika : « Aucune date n’a été fixée pour cette visite, même si le mois de juin a été évoqué. Nous travaillons avec les autorités algériennes à sa préparation », indique le communiqué.

Visites d’Etat à Alger de tous les Présidents français
Le Président Abdelaziz Bouteflika, considéré comme libéral et « pro-occidental », marque l’histoire de l’Algérie depuis la lutte pour l’Indépendance jusqu’à maintenant même s’il ne fut pas, en 1979, lors du décès du président Boumediene, malgré un statut de « favori » choisi par l’armée qui lui préféra l’officier le plus ancien dans le grade le plus élevé, le général Chadli Benjedid. Mais il sera élu Président de la République le 27 avril 1999. Son œuvre est grande. Avec les ressources pétrolières, il désendette le pays, obtient la paix sociale, la stabilité en choisissant une gouvernance présidentielle et distributive, grâce à la rente pétrolière, sur fond de patriotisme politique et économique. Il possède à son actif la stabilité et la sécurité du pays. Il a rencontré et reçu les présidents français, deux fois à Alger Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande et aujourd’hui Emmanuel Macron. Jacques Chirac accède au pouvoir le 17 mai 1995. Il était le seul Président de la République à avoir « fait la guerre d’Algérie » où il a servi dans l’armée comme officier dans la région de Tlemcen, ville d’où est originaire la famille du Président Bouteflika. Président, il s’y rendra deux fois, en 2002 et 2003.
Le 2 mars 2003, Jacques Chirac entame une visite en Algérie, signant la « Déclaration d’Alger » qui doit marquer un « partenariat d’exception ». Il s’agit d’une visite triomphale. Le contenu de la Déclaration d’Alger est de donner un élan décisif et de consacrer l’œuvre de refondation et de restructuration des relations bilatérales au plus haut niveau des deux pays. On parle alors d’objectifs ambitieux. « Conscientes de l’extrême densité et de la richesse exceptionnelle des liens multiformes qui les unissent tout en assumant pleinement le legs du passé et soucieuses d’inscrire leurs relations dans une vision novatrice résolument tournée vers le progrès et l’avenir, adossée aux valeurs d’amitié, de solidarité et de coopération, la France et l’Algérie veulent s’engager dans la construction d’un avenir partagé ».
Mais un grain de sable va enrayer ces bonnes relations avec l’adoption par le Parlement français d’une loi qui reconnaît le 23 février 2005 « le rôle positif de la colonisation ». L’alinéa 2 de l’article 4 de cette loi était ainsi libellé : « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit ». Cette dernière partie de la phrase visait les rapatriés (pieds-noirs). Le Président Bouteflika refusera de signer le Traité d’amitié en préparation avec la France. Cette dernière se devait de réagir. Le Conseil constitutionnel, aussitôt saisi, rendra une décision le 15 février 2006 en considérant que la loi doit définir un socle de connaissance commun mais que le contenu des programmes relève du seul domaine réglementaire. D’où la suppression de cet article mais le mal était fait sur les liens entre la France et l’Algérie mettant à néant l’élan qui avait présidé à la visite du Président Chirac à Alger en 2003.

Les gages du Président Macron, « ami de l’Algérie»
Elu le 16 mai 2007, le Président Nicolas Sarkozy effectue sa première visite présidentielle hors d’Europe, le 10 juillet de la même année, en Algérie. Mais cela ne suffira pas à rapprocher Paris et Alger. Ministre de l’Intérieur, il avait déjà été reçu par le Président Bouteflika à la Présidence d’El-Mouradia. On pouvait croire à une « renaissance » des relations entre les deux pays même si au terme du voyage des contrats sont signés avec les grandes firmes françaises, Alstom, Total, Gaz etc. pour plusieurs milliards de contrats. Mais cette visite ne permettra pas une avancée notable dans les rapports entre les deux pays. Il faudra la visite du Président François Hollande pour consolider le rapprochement entre Alger. Le nouveau Président avait accompli durant sa scolarité à l’ENA (Ecole nationale d’administration) un stage à l’ambassade de France en Algérie. Entre la France et l’Algérie, le poids de l’histoire des deux pays est toujours présent. Un « voyage mémoriel » en Algérie est organisé pour le rapprochement des relations bilatérales. Peu avant le déplacement en décembre 2012 du Président Hollande à Alger, l’Elysée a publié le 17 octobre 2012 un communiqué : « Le 17 Octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’Indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ses faits. Cinquante et un an après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes ». Cette date correspond à une manifestation qui a été réprimée par des policiers (non nommés dans le communiqué) soupçonnés d’avoir jeté à la Seine des dizaines d’Algériens. Le gouvernement algérien a apprécié la portée du geste.
De même, le 8 novembre 2012, le Sénat adopte la loi votée par l’Assemblée nationale dix ans plus tôt qui institue le 19 Mars comme journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la Guerre d’Algérie et des combats au Maroc et en Tunisie. Le geste est symbolique, mais il a aussi été très apprécié.
Et le 20 décembre 2012, le Président Hollande lors de son voyage officiel en Algérie dénonce devant le Parlement algérien le système colonial « profondément injuste et brutal ». « Je reconnais ici les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien…. Il y a eu les massacres de Sétif, Guelma, de Kherrata…. Nous avons un devoir de vérité sur la violence, les injustices, les massacres, la torture ». L’évocation de Sétif répond directement à un discours du Président Abdelaziz Bouteflika prononcé six mois plus tôt à l’occasion du soixante-septième anniversaire du massacre du 8 Mai 1945. Le Président algérien avait alors avancé que « seule une lecture objective de l’histoire, loin des guerres de mémoire et des enjeux conjoncturels, est à même d’aider les deux parties à transcender les séquelles du passé douloureux » en citant précisément les trois massacres évoqués par le Chef de l’Etat français. « Il ne s’agit pas encore d’excuses ni de repentance mais le couple franco- algérien semble avancer dans le même tempo », soulignent Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet, les auteurs de l’ouvrage Paris-Alger, une histoire passionnelle.
Le président français poursuivait ce travail de mémoire en déposant lors de son nouveau voyage le juin 2015, une gerbe au Carré des martyrs de Maqam Echahid qui rend hommage aux combattants tombés durant la guerre d’Indépendance contre la France. L’aspect économique occupe aussi une place importante car il s’agit d’intensifier le « partenariat stratégique » signé dès le mois de décembre 2012 pour que la France devienne le premier partenaire commercial d’Algérie, une position perdue au profit de la Chine. Lors de la Fête nationale française, nous assisterons lors du défilé traditionnel du 14 juillet sur les Champs-Elysées, la présence de deux membres de la Garde républicaine algérienne en reconnaissance aux soldats algériens qui avaient participé à la Première Guerre mondiale 1914/1918 pour défendre la France.
Emmanuel Macron, le nouveau président de la République française depuis mai 2017 a rencontré le Président algérien le 6 décembre à Alger et doit aussi faire une visite d’Etat en 2018. C’est le seul Président français qui n’a pas connu la guerre d’Algérie. Au lendemain de son élection, le Président algérien l’avait félicité en le qualifiant d’« ami de l’Algérie ». Il est vrai qu’en février 2017, en campagne électorale, lors d’une visite à Alger il avait déclaré que « la colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie. Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes ».
Comme on le constate, la relation entre Alger et Paris ne peut pas être banale des deux côtés de la Méditerranée. Il y a besoin que la relation entre ces deux pays soit encore plus privilégiée pour asseoir un véritable partenariat d’exception. L’axe Alger-Paris doit être renforcé pour permettre une prospérité économique partagée qui ne peut être que bénéfique pour les uns et pour les autres. Nous comptons sur les gouvernants des deux pays pour le réaliser.

Me Serge PAUTOT



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