Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 115 - Août 2018

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Contribution

A la découverte des sports de nature : des activités pour tous en Algérie

Par maître Serge Pautot,



Ces activités s’adressent à un public diversifié car les sports de nature sont identifiés à partir de plusieurs critères :nécessité d’un espace naturel,degré d’aménagement des sitesrisque inhérent au milieu,état d’esprit de liberté, d’aventure, d’isolement, dépassement de soi mais aussi convivialité, activité physique dans des espaces naturels relativement peu aménagés.

Les sports à la campagne et activités de plein air

Si la majorité des citadins de la côte part à la plage aux beaux jours. Ceux qui aiment la douceur et le calme de la campagne et se revitaliser auprès de la nature pourront découvrir que la campagne peut être un immense terrain de jeux sportifs, une multitude d’activités. Mais d’un point de vue descriptif, le milieu rural, le « bled », se distingue par son déficit en matière de diversité d’équipements sportifs. Les équipements les plus répandus sont toujours les terrains de football. Alors, pour découvrir les joies et les plaisirs de la campagne, il n’y a rien de mieux qu’une promenade à vélo. En famille ou entre ami(e)s, vous pouvez découvrir des « beaux coins » et travailler votre endurance. Dans les bois et sous-bois, vous pouvez faire du crosscountry avec votre VTT. Si vous êtes silencieux et attentif, vous découvrirez les beautés de la nature. Une autre manière de profiter de la nature est tout simplement de se promener au cours d’une randonnée Si celle-ci peut être une simple promenade, elle peut aussi se transformer en véritable défi sportif. Fixez-vous un but à atteindre ou à l’aide d’une carte, déterminez un parcours à suivre. Sachez qu’une allure de marche moyenne est de 5 kilomètres par heure. En déterminant des pauses pour vous restaurer et profiter du paysage, vous êtes capable d’estimer la durée de votre marche. Attention si le parcours est escarpé, il faut prévoir un peu plus de temps car l’effort est plus intense. La randonnée est qu’elle est à la portée de tout le monde quel que soit l’âge ou la condition physique. Il faut seulement prendre en compte ces paramètres dans la détermination de la durée du parcours. Vous pourrez aussi travailler vote endurance, votre souffle tout en profitant des paysages et des belles vues de la campagne. Aujourd’hui on associe la santé, le sport et le bien-être.

A la montagne le matin, à la plage le soir !

Pourquoi ne pas profiter de la proximité des animaux de la ferme pour apprendre à monter à cheval à aimer les animaux. Il ne s’agit pas ici de se prendre pour un cow-boy mais simplement d’apprendre à se tenir sur un cheval et à le diriger. Si la tâche peut paraitre évidente, il s’agit bien d’une activité physique surtout s’il s’agit de la première fois que vous montez. Encadré par des animateurs diplômés de la Fédération des sports équestres, vous apprendrez en communion avec l’animal qui vous sera confié. Il existe aussi les rivières, lacs pour pratiquer l’aviron, le canoé… et dans les bases plein-air, dans les espaces forestiers, randonnées, vous découvrirez les loisirs de pleine nature, de découverte de l’environnement. L’approche du milieu naturel permet de sortir de son univers quotidien, de découvrir d’autres lieux et d’autres personnes, de partager et d’échanger.  L’Algérie compte une grande diversité de paysages qui font penser à une publicité d’un guide touristique « vous pouvez être à la montagne le matin et le soir sur les plages » et vice-versa. Oui, expose l’Office du tourisme, « imaginez donc qu’au cours d’une même journée, on peut passer des pentes enneigées du Djurjura à la plage, des vestiges romains à la palmeraie d’une oasis ou encore d’un musée d’Alger à un jardin de Ghardaïa ». Cette formule lapidaire d’un guide touristique résume bien la diversité des paysages en Algérie et il est en effet aisé de sortir d’une baignade pour aussitôt gravir des cimes qui peuvent être encore vêtues de leur manteau blanc, souligne le guide de l’ONAT. L’Algérie offre effectivement cette possibilité de passer au cours d’une même journée des montagnes du Djurjura à la plage, le soir. Le pays compte de nombreuses chaines de montagnes, du nord au sud. L’Atlas tellien avec la fameuse station de sports d’hivers de Chréa, l’Ouarsenis et la cédraie de Tissemsilt, le Djurjura déjà cité et le Mont Lalla Khadjida et les stations de Tikjda et Tala Guilef, les Aurès avec le Mont Chelia et la splendeur des gorges et défilés à couper le souffle et la descente en paliers à travers les balcons du Ghoufi jusqu’aux portes du Grand Sud, mais également dans ce grand sud, les majestueux Hoggar et Tassili mais qui ne sont pas l’objet de notre présent article. 

Le festival des sports de nature à Béni-Bahdel

Une belle initiative mérite d’être présentée. C’est le Festival des sports de nature de Béni-Bahdel avec son grand barrage dans la wilaya de Tlemcen. Elle a organisé la 4ème édition du festival des sports de nature. Il faut savoir que cette manifestation est un évènement qui se traduit par sa qualité d’activités récréatives et sportives, s’affirmant de la sorte dans une conception moderne, comme branche essentielle de la politique visant à améliorer le quotidien et la santé de la population, sport, santé et bien-être riment ensemble. Il faut dire également que ce festival, placé sous le patronage du wali de Tlemcen, a atteint son rythme de croisière et il est actuellement fort connu à l’échelle nationale ainsi qu’internationale. C’est le seul en son genre en Algérie, et il présente plusieurs facettes à la fois, sportive, touristique, culturelle et artisanale. Ce que les organisateurs veulent démontrer à travers ce Festival des sports de nature, c’est que l’action de l’homme sur la nature se fait de plus en plus forte. Il ne s’agit plus simplement d’être dehors, pour prendre l’air et s’oxygéner, mais au contraire pour profiter de la nature, s’amuser avec les éléments comme l’eau, la terre, l’air ou la neige, en bref, pour «s’éclater». Pour cette 4e édition organisée par l’association des sports de nature de Béni-Bahdel en collaboration avec la fédération nationale des sports pour tous, il a été programmé avec plus de douze disciplines, en l’occurrence :la randonnée pédestre,la randonnée équestre,  le canoë, la voile,la pêche sportive,les jeux traditionnels, e cerf-volant, a course cycliste combinée avec le VTT,le paramoteurle tir à l’arc, le speed-ball la randonnée d’orientation…Pour cette dernière discipline, la fédération algérienne de ski et sports de montagne a décidé, à l’occasion de cette 4e édition du festival des sports de nature, de l’inscrire dans le calendrier des compétitions nationales. Cette étape a compté comme phase qualificative de la coupe d’Algérie de randonnée sportive d’orientation. Les organisateurs, à la faveur de la participation des éditions écoulées, ont eu à l’arrivée de plus de 2 000 adeptes de l’une des 12 disciplines. Pour la réussite de cet évènement, les organisateurs ont fait appel, tout comme à la Fédération des sports de montagne, aux associations de la pêche sportive, du sport féminin, du sport équestre, de la ligue de cyclisme et de la DJS locale. Enfin, plusieurs chaînes de télévision ont donné leur accord pour couvrir l’évènement.

La fête des sports de la nature à Tlemcen

Cette année, c’est le wali de Tlemcen qui a donné le coup d’envoi le 1er mai, à la fête des sports de la nature placée sous son patronage. Cette manifestation à la fois sportive, touristique et culturelle s’est déroulée au barrage Mefrouch, sur les hauteurs de Tlemcen. Elle était organisée par le club sportif amateur d’escalade et de sports de montagne de Tlemcen, affilié à la Fédération de ski et sports de montagne, en partenariat avec la DJS ainsi que l’APC de Terny dont dépend territorialement le barrage Mefrouch. Quatorze disciplines étaient inscrites au programme, à savoir la randonnée pédestre, la randonnée équestre, la randonnée VTT, l’escalade, la pêche sportive, la voile, le canoë-kayak, la natation en eau libre, le cerf-volant, le speed-ball, le triathlon, le kids athletics, le sport de glisse sur l’eau et la randonnée d’orientation. Plusieurs centaines de participants ont pris part à cet événement qui leur permet de s’adonner à leur pratique sportive en pleine nature et devant un grand public avide des sensations fortes, ainsi l’émotion sera plus grande.Le président du club organisateur, Abdelghani Derrar dire : « J’avoue que sans l’apport indéfectible du wali de Tlemcen, Afi Benyaïche, cette fête n’aurait pu avoir lieu. Nous le remercions de tout cœur pour son geste en ce qui concerne ses directives pour la réussite de cette manifestation qui fera, à coup sûr, la fierté de Tlemcen en particulier et le sport-loisir en général ». Le président de l’APC de Terny, M. Tebbal, dont la commune accueille cette manifestation, déclare sur un ton heureux : « Sincèrement, cette fête nous ouvre la voie de la promotion touristique de notre barrage et aussi elle va sensibiliser nos jeunes à aller vers d’autres sports, comme ceux nautiques, cycliste ou équestre et ouvrir ainsi un pôle de développement aux différentes associations qui représentent ces sports à Tlemcen».Il faut dire que c’est la première fois que le barrage Mefrouch et ses alentours sont ouverts pour la pratique sportive. Son directeur, Affif Fouad est ravi de cette initiative qui donnera désormais vie à cet espace qui offre toutes les commodités pour la pratique du sport, essentiellement de nature. Enfin, les organisateurs nous ont informés, que les participants à cette première édition de cette fête, proviennent d’une vingtaine de wilayas et que certains ont choisi le bivouac pour être vraiment en symbiose avec dame nature.

Des espaces forestiers de loisir pour camps d’été

D’autres initiatives méritent d’être citées. Notamment celle, en prévision de la saison estivale à la wilaya de Mostaganem, où il a été mis à la disposition des communes côtières 20 espaces forestiers pour l’établissement de camps d’été. Ces espaces forestiers se situant à proximité des plages seront exploités par les communes en tant que camps d’été pour les familles et les citoyens à revenu modeste. Ces espaces qui relèvent du domaine forestier ont été choisis en raison de leur proximité des plages et leurs capacités à fournir de nombreux sites touristiques et de créer des sites pour les loisirs, et le repos et de prévenir contre le camping anarchique et la protection du tissu forestier. La Conservation des forêts a mis en place auparavant 19 sites forestiers à la disposition de 13 communes pour créer des espaces pour le divertissement et la randonnée, lesquels ont été équipés de chaises, tables et des jeux pour les enfants sur prise en charge des communes. Comme il a été également proposé pour la mise en place de sept forêts pour les loisirs d’une superficie totale de 94 hectares dont 10 ha situés dans la région de Sidi Bendhiba, à Mesra, Sedawa et Cap Ivy commune de Sidi Lakhdar (17 et 16 ha, respectivement), Zarifa commune de Khadra, 10 hectares, Sidi Mansour commune de Stidia 16 hectares, Meharika commune de Bouguirat 14 hectares, et El Houria, commune de Mostaganem, 11 ha, a-t-on indiqué. Se faisant, l’exploitation de ces espaces aura pour services des restaurants, des cafés, des boutiques, du tourisme et du divertissement sportif tels que la mise en place de piste de jogging, des vélos et d’autres espaces de divertissement par la création des jeux d’enfants correspondant à la nature de l’environnement et les exigences de préservation de la forêt. Une initiative qui va tout à fait dans la dynamisation des loisirs de plein air.

Une politique volontariste pour les espaces verts

Il faut aussi créer les conditions favorables au développement des sports de nature en favorisant l’augmentation des espaces boisées, des espaces verts. Le bois est un matériau qui présente aussi un intérêt environnemental. Il faut donc le valoriser car il faut créer ce qu’on appelle la « désirabilité », c’est-à-dire l’envie de venir, de trouver ces espaces verts, synonymes de bien-être pour trouver des lieux, des espaces accueillants, au-delà des sites emblématiques de l’Algérie qui vont des côtes marines aux confins du Sahara. L’Algérie offre une gamme extraordinairement variée de possibilités qu’il faut exploiter, thème par thème. C’est pourquoi ces activités méritent d’être développées.  C’est l’initiative de Mme Fatma Zohra Zerouati, ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, qui a présidé l’installation du jury du Prix national de la ville verte qui sera décerné par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika lors des festivités la journée nationale de l’Arbre (25 octobre). « La première édition de ce prix a pour objectif d’encourager la concurrence entre les différentes villes algériennes à travers l’ancrage de la culture environnementale chez les citoyens, et la promotion de la dimension esthétique et de loisirs au sein des villes appelées à élargir les superficies des espaces verts », a souligné la ministre en marge de cette installation.« La définition des modalités d’organisation et d’attribution du Prix national de la ville verte répond à l’exécutif n 09-101 du 10 mars 2009 et à la décision du 7 juillet 2013 fixant l’organisation du Prix national de la ville verte, les modalités de candidatures et les critères techniques d’attribution de ce prix », a précisé la ministre. Dans le même contexte, Mme Zerouati a fait savoir que « le concours du Prix national de la ville verte repose sur plusieurs critères dont la qualité de l’esthétique des plantes et l’aménagement de façon générale outre l’utilisation de plantes adaptées aux spécificités de chaque région et l’application des techniques de plantation écologique ». Concernant les critères d’attribution du prix du président de la République de la ville verte, la ministre a évoqué « l’importance de prise en compte de la diversité des espaces verts et leur entretien, le nombre et l’aspect esthétique des espaces verts classés et la mise en place d’un plan de gestion de ces espaces ». Pour ce qui est des critères d’octroi du Prix national de la ville verte, la ministre a souligné que « cette instance est chargée d’élaborer le contenu du formulaire d’inscription qui sera attribué aux candidats (les représentants des villes concernées) et d’arrêter les pièces devant constituer le dossier de candidature pour s’assurer de sa conformité avec les conditions et critères définis ». 

La ministre entre en action

La Commission, présidée par un représentant de la ministre de l’Environnement, comprend 15 membres représentants 9 ministères, à savoir l’Intérieur, les Finances, l’Habitat, les forêts, les Travaux publics, la Culture, la Communication et la recherche scientifique, outre des représentants de la société civile désignés pour une durée de trois ans. Dans le but de garantir le bon déroulement des missions du jury du Prix national de la ville verte, Mme Zerouati a donné à ses membres plusieurs orientations dans lesquelles elle a mis l’accent sur la nécessité de compulser l’ensemble des textes juridiques et réglementaires relatifs aux espaces verts, élaborer un règlement intérieur définissant les modalités de fonctionnement du jury, outre la préparation d’une feuille de route ou un cahier de charges définissant les modalités et étapes d’attribution du prix et les modalités de coordination avec les directions de l’environnement. Mme Zerouati a mis l’accent, en outre, sur la nécessité de mettre sur pied un programme spécial comportant des visites de terrain aux différentes villes candidates avec la possibilité de recourir à des experts environnementaux pour garantir une évaluation « objective ». Elle a également relevé l’importance d’utiliser le courriel ouvert à cet effet dans le but d’assurer la communication entre les membres du jury et les directions de l’environnement des différentes wilayas, faisant état, par ailleurs, de commissions de wilaya qui travailleront de concert avec le jury du prix. Pour rappel, le secteur de l’environnement a procédé récemment à l’installation de la Commission interministérielle en charge de la classification et de l’inventaire des espaces verts. Cette installation intervient en application de la loi relative à la gestion, à la protection et au développement des espaces verts, promulguée sur instruction du président de la République dans le but de mettre en place une « politique véritable » pour la création d’un réseau d’espaces verts au niveau des milieux urbains. Rappelant que la superficie d’espace vert pour chaque habitant s’est améliorée en Algérie, passant de 1 m² en 2014 à 4.5 m² fin 2017, la ministre a mis en avant la nécessité d’intensifier les efforts au niveau local pour atteindre les objectifs de développement durable. Dans ce registre, les activités de pleine nature pourront se développer harmonieusement. On peut enfin citer l’opération entreprise à Alger où des campagnes de reboisement ont été menées en collaboration avec différents partenaires œuvrant dans le domaine de la sensibilisation à la protection de l’environnement et les clubs verts de différentes écoles de la capitale…Depuis le lancement du programme « Mon environnement est vert » en novembre 2017, outre les opérations de reboisement menées lors des journées nationales et internationales de l’environnement en vue de sensibiliser sur l’importance de la protection de l’environnement, plus de 20 000 arbustes ont été plantés. Ces campagnes ont vu la participation de plus de 25 associations s’intéressant à l’environnement, des élèves et les Scouts, a-t-on rapporté. Plus de 20 000 arbustes ont ainsi été plantés à travers les différents sites forestiers de la wilaya d’Alger, en marge de la cérémonie organisée en l’honneur des partenaires de l’opération à la clôture du programme au niveau du Bois-des-Cars, dans la commune de Dély-Ibrahim, a-t-on indiqué.

S. P.



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