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N° 125 - Dec 2019

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Le candidat Abdelmadjid Tebboune

Un technocrate par excellence

Par Yahia MAOUCHI



L’ancien Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, dont le dossier de candidature à l’élection présidentielle du 12 décembre a été validé par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), a occupé plusieurs hautes fonctions au sein de l’Etat durant sa longue carrière.  Né le 17 novembre 1945 à Mechria, dans la wilaya de Naâma, M. Tebboune a occupé plusieurs postes ministériels, dont le dernier était celui de Premier ministre de mai 2017 au mois d’août de la même année. Diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA), spécialité économie et finances en 1969 (2e promotion portant le nom de Larbi Ben M’hidi), il entame sa carrière la même année en qualité d’administrateur stagiaire à la wilaya de la Saoura puis comme administrateur au sein de la même institution à partir de 1972. A partir de 1974, il est secrétaire général de la wilaya de Djelfa, puis d’Adrar, de Batna en 1979 et de M’Sila en 1982. Ses capacités dans la gestion des affaires publiques, son sens des responsabilités, son équité et surtout son amour de l’Algérie et de son travail au service de son pays le propulsent au poste de wali à partir de 1983 et jusqu’à 1989 à Adrar, Tiaret et Tizi Ouzou. En 1991, il est nommé ministre délégué chargé des Collectivités locales auprès du ministre de l’Intérieur mais quitte le gouvernement pour une retraite anticipée, une année plus tard. Il est rappelé en 1999 pour occuper le poste de ministre de la Communication et de la Culture pendant six mois avant de rejoindre le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, un poste qu’il avait déjà occupé auparavant. M. Tebboune a été désigné ensuite à la tête du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme (2001-2002), puis représentant du Président Bouteflika dans plusieurs missions à l’étranger, notamment en Iran et en Syrie. Le 3 septembre 2012, le Premier ministre Abdelmalek Sellal le nomme à la tête du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme qui est, ensuite, devenu ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville. Avant sa nomination au poste de Premier ministre en mai 2017, il a assuré l’intérim du ministère du Commerce suite à l’absence prolongée pour maladie du défunt Bakhti Belaib. Au cours de cette période, les réalisations du secteur de l’habitat ont connu un boom inégalé jusque-là, les délais ayant été écourtés de manière sensible alors que la qualité des constructions s’est nettement améliorée. Cette nouvelle donne n’a pu être réalisée que grâce à la vigilance, à la rigueur dans la gestion, à l’abnégation et à l’intégrité dont a fait preuve Abdelmadjid Tebboune qui devait faire face, en même temps, à toutes sortes de blocages, de coups-bas de la part de ceux qui étaient censés lui venir en aide. Les chiffres sont connus de tous et les millions de logements réalisés ont été attribués aux bénéficiaires. Une autre preuve d’Algériens travailleurs d’arrache-pied pour hisser leur pays à la place qui lui sied. D’ailleurs, Abdelmadjid Tebboune a été décoré de l’Ordre du Mérite national par l’ancien président de la République pour « les résultats réalisés sur le terrain, dans le secteur de l’habitat, où le pays a accompli des avancées considérables reconnues par ailleurs par des spécialistes nationaux et internationaux ». Une réussite saluée au niveau international puisque l’expérience algérienne en matière de l’éradication des bidonvilles et de politique nouvelle des villes a été citée à la 3e conférence de l’ONU sur l’habitat tenue en 2016 à Quito en Equateur ou Abdelmadjid  Tebboune a prononcé un discours dans lequel il a mis en exergue tout ce qui a été réalisé en Algérie en matière de logements, surtout durant la période où il a pris les rênes du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville. Le 24 mai 2017, il est nommé Premier ministre, succédant ainsi à Abdelmalek Sellal, avant d’être remplacé par l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, le 15 août 2017. En somme, Abdelmadjid Tebboune fait partie des hommes qui gardent la bonne éducation reçue dès leur plus tendre enfance et ne changent point de conduite, malgré le chant des sirènes du pouvoir et de la richesse. Ils y arrivent pourtant grâce à leurs compétences intrinsèques en passant toutes les étapes, engrangeant à chaque fois plus de savoir, de connaissances, de droiture, toujours guidés par cette éducation transmise par des parents soucieux de la moralité de leurs enfants. Il est l’exemple type de ces hommes, imbus de justice et de bonnes intentions pour leurs pays et leurs concitoyens, intègres envers et contre tous, combatifs pour asseoir une justice sociale digne de ce nom. Après l’annonce de la validation de sa candidature par l’ANIE, M. Tebboune a estimé que seule l’élection présidentielle du 12 décembre pourrait permettre au pays de « faire face aux menaces qui le guettent ». Il a indiqué que son programme électoral qui « touche à tous les secteurs propose des solutions radicales permettant une transition vers une nouvelle République, commençant par la Constitution jusqu’au secteur de la Défense nationale », rassurant qu’il œuvrera à « remettre le flambeau aux jeunes pour leur permettre d’assurer des postes de responsabilité ».  
Y. M.



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