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N° 125 - Dec 2019

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Le candidat Azzedine Mihoubi

L’intellectuel, le poète et le politique

Par Yahia MAOUCHI



Homme de paix par essence et par excellence, né en 1959 à Aïn Khadra (wilaya de M’sila), Azzedine Mihoubi est candidat à l’élection présidentielle du 12 décembre 2019 au nom du Rassemblement national démocratique (RND). Une première dans les annales du parti, activant depuis 1997, qui n’a jamais présenté de candidat à la présidentielle. Mais également pour Azzedine Mihoubi. Journaliste, écrivain, poète et dramaturge, Azzedine Mihoubi est un auteur de renom dont le parcours est riche en œuvres littéraires (romans, poésie, théâtre et opérettes) dont certaines ont été traduites dans plusieurs langues. Parmi celles-ci, Les Aurès (poèmes, 1985), Malédiction et pardon (poèmes, 1997), A candle for my country (paru en anglais, 1998), Mondialisation de l’amour et du feu (poésie, 2002), Et pourtant elle tourne (chroniques sportives, 2006), Tassilia (poèmes, 2006), Kitab Jabulani (chroniques sportives, 2010), Zabana (scénario, 2010), Confessions d’Asskrem (roman) paru en arabe et traduit en français en 2010... En fait, c’est à Tazeghat, bourg situé pas très loin de Barika, qu’Azzedine sera inscrit en retard, pour ses études primaires jusqu’à l’examen de sixième qu’il obtiendra à Tazoult, anciennement Lambèse, en passant par Batna pour le moyen, jusqu’au baccalauréat -option Lettres. Le poète, doublé d’une âme d’artiste, est très tôt attiré par l’art de la calligraphie, la peinture et l’écriture. En 1979, il interrompt une licence en littérature et arts plastiques pour s’inscrire à l’Ecole nationale d’administration (ENA), où il décroche son diplôme en 1984 dans la section administration générale. Il se convertit au journalisme avant d’embrasser une carrière politique. Enarque devant l’Eternel, la carrière d’Azzedine Mihoubi, qui a aujourd’hui à son actif une quarantaine de publications, va bifurquer vers le métier de journalisme. Et c’est ainsi que de 1986 à 1990, il est chef de bureau régional (Sétif) du journal El-Chaab puis rédacteur en chef de ce même quotidien de 1990 à 1992. C’est à cette date qu’il crée une entreprise privée de communication qui édite la revue Echo des stades de 1992 à 1996. Son désir de toucher à tout l’amène vers l’audiovisuel, où il assumera, durant un an, la fonction de directeur de l’information à la Télévision algérienne, qu’il quitte pour entamer une carrière politique. Député de 1997 à 2002 à l’Assemblée populaire nationale, il sera parallèlement élu à la fonction de président de l’Union des écrivains algériens en 1998 puis réélu en décembre 2001 jusqu’à 2005. De 2003 à 2006, il est président de l’Union générale des hommes de lettres arabes. De 2000 à 2007, il est membre du Conseil exécutif de la fondation culturelle koweitienne Al Babitin. Son parcours professionnel ne s’arrête pas là, loin s’en faut. Il est nommé directeur général de la Radio algérienne de 2006 à 2008. Alors qu’il est dans son bureau du 21 boulevard des Martyrs, il est appelé par le chef de l’Etat en personne, qui lui propose d’être secrétaire d’Etat chargé de la Communication. Il l’occupera jusqu’en 2010. Il est directeur général de la Bibliothèque nationale jusqu’en 2013, président du Haut Conseil de la langue arabe de 2013 à 2015. A cette date, nouvel appel téléphonique, cette fois c’est l’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal qui lui propose, alors qu’il est en mission à Dubaï, le poste de ministre de la Culture. Poste qu’il occupe de 2015, jusqu’en mai 2017, lors d’un remaniement ministériel à la suite des élections législatives, il est renommé par le président Bouteflika au poste de ministre de la Culture dans le gouvernement de Abdelmadjid Tebboune. Poste où il est reconduit lors du remaniement ministériel d’août 2017 dans le cadre du gouvernement de Ahmed Ouyahia. En juillet 2019, lors d’une session extraordinaire du Conseil national du RND, il est nommé secrétaire général par intérim du parti. En outre, Azzedine Mihoubi est titulaire de la Médaille d’or de l’Institut américain de biographie, sachant qu’en 2000 un de ses poèmes Watany a été gravé sur une plaque en marbre sur la ligne méridienne de Greenwich, à Londres aux côtés de 20 poètes de réputation mondiale, à l’occasion du Millénium Expérience. Il est en outre cité parmi les 500 personnalités mondiales par l’encyclopédie américaine Who’s who, en 2004, dans le Dictionnaire des poètes arabes contemporains de la fondation Al Babtin en 1999 et dans l’Anthologie de la poésie arabe de l’écrivain Abdelkader Al Djanabi (Paris, 2000). Après la validation de sa candidature par l’ANIE, Azzedine Mihoubi a exprimé son engagement à veiller à « défendre les valeurs algériennes » dans son programme électoral qu’il a qualifié de « réaliste ».
Y. M.



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