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N° 119 - Fev 2019

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64e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution de Novembre

La concrétisation du défi

Par Yahia MAOUCHI



L’Algérie a célébré le 64e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution, le 1er novembre 1954. Une date-anniversaire qui coïncide avec le moment où le pays, notamment dans la conjoncture actuelle, marquée par l’instabilité et les bouleversements régionaux et internationaux, doit « relever le défi de l’accélération des réformes économiques et de la diversification du produit national pour mieux se libérer de la dépendance aux hydrocarbures et des fluctuations de leurs cours sur les marchés internationaux », a souligné dans son message le Président Abdelaziz Bouteflika. Célébré sous le signe de « L’Algérie, un message de gloire et Novembre l’étendard de ses principes et valeurs », le 64e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution a été marqué par d’imposantes activités symbolisant l’attachement des générations d’hier et d’aujourd’hui aux valeurs glorieuses de Novembre. Des activités mettant aussi en exergue les avancées relevées dans tous les secteurs, au titre de la dynamique de développement. A l’instar des autres wilayas du pays, Alger a commémoré le 64e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution algérienne. Le choix de cet événement officiel s’est déroulé au chef-lieu de wilaya qui a abrité les festivités commémoratives avec un programme riche et varié. Ainsi, à la veille de cette date historique plusieurs projets sportifs ont été inspectés et inaugurés par Mohamed Hattab, ministre de la Jeunesse et des Sports, en présence de Tayeb Zitouni, ministre des Moudjahidine, et de Abdelkader Zoukh, wali d’Alger. Un événement marqué par la réception de pas moins de quatre projets structurants, outre la pose de la première pierre d’un important complexe sportif situé à Aïn-Taya. La délégation ministérielle a entamé sa sortie sur le terrain par l’inauguration de deux maisons de jeunes dans les communes d’Aïn-Benian et d’Ouled-Fayet. Des infrastructures baptisées au nom, respectivement, d’une date significative de notre histoire nationale, à savoir le 11 décembre 1960, et la seconde au nom du moudjahid Mustapha Zerkaoui (1927-2018). La réalisation de ce nouvel espace, de 1.405 m2, sis à Ouled-Fayet, a coûté pas moins de 45 millions de dinars, selon les explications fournies par le wali d’Alger. Les ministres ont, par la suite, inauguré un complexe sportif régional, dans la circonscription d’El-Harrach. Une belle structure qui a fait l’objet de travaux d’aménagement et de réhabilitation estimés à plus de 100 millions de dinars. « Ce complexe d’une superficie de 24.200m2 est un acquis non négligeable pour les jeunes de la région », a affirmé M. Hattab. Notons que cette réhabilitation concerne la salle de sports, les travaux d’éclairage public et l’ajout de nouveaux équipements sportifs modernes. Dans ce même sillage, Mohamed Hattab a mis en exergue le fait que ces complexes sont d’une importance stratégique, notamment à Alger qui connaît, selon lui, un nombre important de clubs sportifs toutes catégories confondues. Par ailleurs, à Heraoua, dans la circonscription de Rouiba, c’est le stade de football d’Aïn Kahla, d’une superficie de 8.500 m2 environ, qui a été, quant à lui, réceptionné. Enfin, dans la commune de Ain Taya, il a été procédé à la pose de la première pierre d’un projet de réalisation d’une piscine semi-olympique, d’un montant de 369 millions de dinars, cette réalisation devant être livrée dans un délai de 24 mois. À ce titre, le premier responsable du secteur de la Jeunesse et des Sports a insisté sur le respect des délais. Les présents ont suivi, par ailleurs, la présentation d’un programme de réalisation de 15 piscines du même genre, à travers le territoire de la wilaya d’Alger, dont 12 sont en cours et trois en étude. Dans un point de presse, le premier responsable du secteur a tenu à mettre en exergue le fait que son département et les autorités de la wilaya d’Alger mettaient tout en œuvre pour soutenir le mouvement sportif et apporter une réponse aux préoccupations de la jeunesse algérienne, en général, et algéroise, en particulier. « Cette visite de travail a une teneur particulière, étant donné que nous célébrons le déclenchement de la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954. Notre pays connaît, grâce aux orientations du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, un important développement économique, et la jeunesse et l’une de ses priorités », a avoué M. Hattab, qui a fait savoir également que le chef d’Etat accorde une grande importance au secteur de la Jeunesse et des Sports, et ne lésine pas sur les voies et moyens visant à promouvoir le sport national. Dans le même ordre d’idées, le ministre a affirmé qu’une enveloppe conséquente a été allouée à son département, dans le but de promouvoir et de développer son secteur.



Reprise des négociations entre l’Algérie et la France
Pour sa part, saisissant cette occasion, Tayeb Zitouni, ministre des Moudjahidine, a affirmé que des négociations par des commissions conjointes entre l’Algérie et la France se poursuivent actuellement pour régler plusieurs dossiers relatifs à la guerre d’Algérie et à l’époque coloniale. Il s’agit, selon les explications du ministre, de quatre dossiers concernant les archives, la récupération des crânes de martyrs, les disparus de la Révolution, en plus du sujet concernant les indemnisations relatives aux essais nucléaires dans le Sud algérien. Interrogé sur la restitution des archives, le ministre a affirmé que les négociations n’ont jamais été interrompues ou gelées. Pour preuve, a-t-il avancé, la commission chargée du suivi de ce dossier est toujours en pourparlers avec son homologue française, pour la récupération de 475 km de documents, se trouvant au niveau des différents ministères. Tayeb Zitouni a souligné, toutefois, la sensibilité et la complexité du dossier relatif aux archives algériennes se trouvant en France, ainsi que dans onze autres pays, ce qui n’est pas une affaire simple. Une autre cause, selon le ministre, est à inscrire au registre des lenteurs accusées par les négociations, à savoir le changement opéré à la tête de la direction des archives françaises, dont le nouveau patron a été récemment installé. « Les négociations connaissent un certain retard, mais reprendront prochainement. Cela exige de la patience et des négociations approfondies, afin que l’Algérie récupère ses archives représentant 132 années d’occupation », a-t-il affirmé, précisant, parallèlement, que la quantité d’archives se trouvant en Algérie est beaucoup plus importante que celle détenue par la France. Dans ce sillage, le ministre a ajouté que «l’Algérie dispose de multiples archives, certaines se trouvant au siège de son département, d’autres présentes sur le terrain, à l’instar des lignes Challe et Morice et des mines antipersonnel implantées, outre les archives récupérées de l’étranger par la diplomatie algérienne et celles détenues par certains moudjahidine et historiens». M. Zitouni a invité, notamment ces derniers, à restituer ces documents au ministère ou au Centre national des archives, afin qu’ils soient valorisés en tant que représentant des fragments de la mémoire collective. L’autre sujet de discorde est celui relatif aux crânes des martyrs. Le ministre a indiqué qu’un comité composé d’instances spécialisées a été mis en place, ajoutant que les experts s’étaient déplacés à deux reprises au musée de l’Homme à Paris, pour examiner les modalités et mécanismes de rapatriement des crânes de nos martyrs. D’autre part, Tayeb Zitouni, a affirmé que la sauvegarde de la mémoire nationale et la fidélité au message des moudjahidine et martyrs constituaient le véritable ciment pour le maintien de l’unité nationale. M. Zitouni a qualifié la sauvegarde de la mémoire nationale à travers l’attachement des générations de l’indépendance à leur histoire de socle permettant de « nous ancrer dans le présent et de projeter un meilleur avenir pour l’Algérie ». Le premier responsable du secteur a indiqué, à ce titre, que « le maintien de la mémoire nationale dans le cadre de la fidélité au message des martyrs et moudjahidine est considéré comme étant un véritable ciment en mesure de maintenir l’unité nationale ». Enfin, le 1er Novembre restera sans doute pour longtemps une date phare et charnière de l’histoire de l’Algérie. La célébration du 64e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution, du 1er novembre 1954 demeure et demeurera un des référents fondamentaux pour la nation algérienne.
   Y. M.



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