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N° 115 - Août 2018

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Le colonel Mustapha El-Habiri, directeur général de la Sûreté nationale

Sérénité et sens de l’observation

El-Djazair.com



Le nouveau directeur général de la Sûreté nationale, le colonel Mustapha El-Habiri, a été installée dans ses nouvelles fonctions par Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire. Lors de la cérémonie d’installation, Noureddine Bedoui a appelé les cadres de la DGSN à « ne ménager aucun effort » dans le travail sous la direction du nouveau directeur général, connu pour être un « révolutionnaire de la première heure de notre Glorieuse Révolution et qui jouit d’une grande expérience dans les domaines sécuritaire et humanitaire ». « Investi de la confiance du président de la République à la tête de la Protection civile qui a connu sous son mandat des acquis et réussites honorables pour l’Algérie, Mustapha El-Habiri se voit aujourd’hui honoré à nouveau de la confiance du chef de l’Etat pour occuper le poste de Directeur général de la Sûreté nationale, un corps qui ne lui est point étranger, car nous sommes convaincus que sa grande expérience et ses réussites donneront un nouvel élan à ce corps vital », a soutenu le ministre qui a adressé ses remerciements au général-major Abdelghani Hamel pour ses efforts au service du corps de la sûreté nationale. Noureddine Bedoui a souligné que l’institution de la Sûreté nationale « qui a de tout temps bénéficié de l’intérêt du président de la République, occupe aujourd’hui une place importante au double plan national et international grâce au professionnalisme de ses cadres et agents qui consentent de grands sacrifices pour la sécurité et la protection du citoyen et de ses biens ». Dans une brève déclaration, le colonel Mustapha El-Habiri a appelé les cadres de la DGSN à fournir davantage d’efforts et à œuvrer avec dévouement à l’assister dans sa nouvelle mission à la tête de cette institution. Agé de 79 ans, cet homme discret aux cheveux grisonnants, est doué d´un grand sens de l´observation. Devenu incontournable après les inondations de Bab el-Oued et le séisme qui avait endeuillé Boumerdès et la côte Est d´Alger, Mustapha El Habiri affiche, en dépit de tout, une incroyable sérénité. Avant d´arriver à la tête de la Protection civile, Mustapha El Habiri a fait carrière dans l´ANP où il a comptabilisé quarante ans de loyaux services. Discret et d´une simplicité désarmante, cet homme aux cheveux grisonnants est plutôt doué d´un grand sens de l´observation. Ce bâtisseur infatigable a cette propension à mettre en avant l’institution, à faire preuve de prolixité quant aux actions que ses hommes ont pu accomplir grâce à leur courage et à leur professionnalisme, oubliant de se rendre justice au point de s’effacer, continuant de cultiver cette modestie qui appartient à ceux qui font l’Histoire et y gravent leurs noms en lettres d’or et de lumière pour la postérité. « Que voulez-vous que je vous dise, moi je suis un homme de l´ombre », déclare-t-il. 

Révolutionnaire dans l’âme

A l’instar de tous les jeunes de son âge, nés sous le joug de l’oppression coloniale, le jeune Lakhdar El-Habiri ne trouvera pas de réponses aux questions lancinantes que posait sa condition de colonisé sur les bancs de l’école mais ailleurs dans le mouvement des Scouts musulmans algériens où il apprit la discipline, le respect d’autrui et l’altruisme avant que sa conscience politique ne s’aiguise et que ses vues ne se radicalisent vis-à-vis de l’oppresseur étranger, au sein du PPA qu’il rejoint alors qu’il est âgé à peine de treize ans. Même si pour ce jeune plein d’ambitions l’appel du FLN de 1956 sonne le glas des études et des rêves de leur approfondissement ainsi que du statut qu’ils pouvaient permettre d’atteindre, il n’en répondait pas moins à ses vœux les plus secrets et les plus chers, ceux de la liberté et de la dignité enfin recouvrées. C’est ainsi qu’il choisira le rude chemin du sacrifice et du don de soi pour le triomphe de cet idéal en rejoignant la Wilaya V, plus exactement les zones 7 et 1 de 1956 à 1961, année au cours de laquelle il est blessé lors d’un accrochage avec l’ennemi et évacué vers le Maroc. Aussitôt après son rétablissement, il suit une formation à l’Ecole des cadres de Larache (Maroc) préalable à son retour dans les maquis de l’Ouarsenis. Mais les responsables de l’Organisation décident de le maintenir en territoire marocain où il participe à la prise en charge des blessés acheminés des maquis de l’intérieur vers des terres plus amènes. C’est l’époque où nait l’idée de créer le Croissant-Rouge algérien, à la matérialisation de laquelle il participera activement. Au lendemain de l’indépendance, il rentre au pays à la tête d’un bataillon qui sera successivement cantonné dans la région de Tiaret, d’Oran puis d’Alger avant de participer à la bataille des sables, à la suite de l’agression marocaine, à la tête d’un sous-groupement (3 bataillons), au niveau de Fort Lotfi, entre Béchar et Tindouf. Il se verra confier la direction de la Police militaire pour l’ensemble de l’Oranie; fonction qu’il assumera de 1963 à 1964 avant d’être appelé à suivre une formation de haut niveau (état-major interarmes) à l’Académie militaire de Frounze, en ex-URSS. A son retour au pays, il fera partie de cette élite engagée qui mettra en œuvre son savoir-faire et son expérience au service de l’institution militaire, jetant ainsi les bases nécessaires à la construction et à l’organisation d’une armée moderne, l’ANP, digne héritière de l’ALN à travers les diverses fonctions qu’il a occupées et qui le feront passer par la 4e Région militaire, la 2e, des forces aériennes en tant qu’adjoint au commandant de l’Ecole supérieure de l’Air (Tafraoui), des Services de l’Ecole de la santé militaire de Sidi Bel-Abbés, de l’Académie interarmes de Cherchell pour une formation, du commandement de l’Ecole supérieure de l’administration et de la logistique, de la Direction centrale des services communs au MDN, d’attaché de Défense du bureau militaire de Tunis en 1987 avant d’assumer la direction centrale des services de la santé militaire. En 2001, le Président Abdelaziz Bouteflika lui confie les destinées de la Protection civile dont il établira un état des lieux pour initier un ensemble de solutions radicales à même d’en garantir l’adaptation, tant escomptée, aux changements multiformes de la société, préalable à la prise en charge efficiente des missions qui lui sont imparties. Meneur d’hommes, élevé dans la rigueur de la discipline, nourri par un solide enseignement militaire ainsi que par une longue expérience dans la gestion d’aussi nombreux que variés services de l’armée et doté d’une vision prospective claire et pragmatique, il mettra toutes ses qualités au service du secteur de la Protection civile ; réussissant à lui insuffler une dynamique de changement qui concernera tous les domaines. Une dynamique qu’il compte mettre au service de la Sûreté nationale  qui « a connu tant de défis qui l’avaient renforcée, des défis dont le plus important a été relevé durant la décennie noire où nombre de ses vaillants enfants ont payé de leur vie, aux côtés des éléments de l’Armée nationale populaire (ANP), de la Gendarmerie nationale et de la Garde communale, le prix de la stabilité du pays, en proie alors à un terrorisme barbare qui fut éradiqué grâce à ces grands sacrifices et à la Charte pour la paix et la réconciliation nationale », soutient Noureddine Bedoui dans son allocution, soulignant que « c’est pourquoi nous misons sur l’institution de la Sûreté nationale pour continuer à relever les défis aux mieux des intérêts du citoyen, pour assurer sa sécurité et protéger ses biens». 
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