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N° 117 - Nov 2018

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Pr Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

« Des universités seront accompagnées pour améliorer leur classement mondial »

Par Tahar MANSOUR



Dans le cadre d’une meilleure visibilité et d’un meilleur classement des universités algériennes, un programme a été initié par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, sous l’égide de la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DGDRST) qui accompagnera dans une première phase 20 établissements universitaires pour une meilleure visibilité, a annoncé le Pr Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. S’exprimant durant la conférence nationale 2018 consacrée à la préparation de l’année universitaire 2018/2019, le Pr Tahar Hadjar a révélé qu’en premier lieu « l’accompagnement concernera 20 établissements universitaires, susceptibles de s’améliorer, pour leur permettre de promouvoir leur visibilité et classement à l’échelle internationale et figurer parmi les mille premières universités à l’horizon 2020 et sera axé sur trois types de classement : le Webometrics espagnol qui classe les universités selon leurs sites web, le Times anglais qui concerne la formation et la relation entre la formation et la recherche et, enfin, le USNews américain qui classe les meilleurs recherches.» Le ministre a rappelé que l’ensemble des critères de classement « ne tient pas compte de l’enseignement, mais de la conception et des contenus des sites électroniques des universités », précisant que les universités algériennes « accusent un retard dans ce domaine et nécessitent une modernisation». Selon le site Webometrics, «certaines universités algériennes ne possèdent même pas de site Internet, alors que d’autres qui en ont ne prennent même pas la peine de le mettre à jour », ajoutant que «ces pratiques pénalisent non seulement le rang des universités, mais aussi diminuent considérablement leur visibilité dans les moteurs de recherche et, plus important encore, leur impact mondial sur Internet. En effet, la capacité d’une ville à être une métropole de la connaissance est tributaire de la qualité de son université, et de son aptitude à nouer des relations avec ses homologues à travers le monde. La qualité d’une université est d’abord appréciée à travers sa visibilité à l’intérieur du pays et à l’étranger. Accroitre la visibilité de l’université passe par l’amélioration de la lisibilité internationale du paysage universitaire dans sa globalité.
Pour les éditions universitaires, il y a lieu de rappeler que la Commission nationale des revues universitaires a tenu une réunion au courant du mois de mars 2018 et proposé 23 revues scientifiques en sciences sociales et humaines pour passer à la catégorie C. la réunion devrait demeurer ouverte jusqu’au mois de décembre 2018 pour ajouter d’autres revues.
 
Garantir des postes de travail pour les diplômés
Outre sa fonction première d’offrir une formation universitaire à ses étudiants, l’université algérienne se tourne résolument vers l’employabilité de ses diplômés tout en répondant aux besoins du secteur socioéconomique en cadres hautement qualifiés. Dans ce cadre, il est demandé aux entreprises socioéconomiques d’ouvrir leurs portes aux étudiants pour des stages pratiques de son côté, l’université se doit de renforcer ses relations avec ces entreprises. Grace à cette relation université-entreprise, le diplômé aurait facilement un poste de travail en adéquation avec sa formation et l’entreprise pourrait obtenir les cadres qui veilleraient à son développement et garantiraient sa pérennité.
 
Facilitation des démarches
Lors de son intervention à l’ouverture de la conférence nationale des universités, le Pr Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a insisté sur la préparation sérieuse de la prochaine rentrée universitaire 2018/2019. « Comme vous le savez, nous avons consacré tous nos efforts, depuis la dernière rentrée, à la préparation de la prochaine rentrée afin d’accueillir ceux qui réussiront à obtenir le baccalauréat session juin 2018, dans les meilleures conditions possibles », a rappelé le ministre. Les mesures prises contribuent à simplifier les inscriptions et à débarrasser le nouvel étudiant de toute la bureaucratie qui l’éreintait avant même qu’il commence ses études supérieures. Le dossier d’inscription a été aussi débarrassé de tous les documents qui ne sont pas d’une nécessité absolue. Toujours dans le souci d’offrir un climat serein et sans difficultés, les conférences régionales organisées par le ministère ont permis de recenser et d’éviter les erreurs commises lors des précédentes campagnes d’inscription et d’assurer une meilleure efficacité. D’ailleurs, la rentrée universitaire 2017/2018 a été une réussite grâce à l’application des directives émanant de la tutelle et à l’introduction de nouveaux procédés comme la numérisation de l’arrêté ministériel et les applications qui l’accompagnent, ce qui a été d’un grand secours pour les nouveaux étudiants et pour leurs parents.

L’approfondissement des réformes
Pour ce qui est de la prochaine rentrée universitaire (2018/2019), elle a été placé sous le signe de la continuité et de l’approfondissement des réformes initiées par le MESRS consistant en une démarche stratégique tendant à l’amélioration du système d’orientation, du rendement interne et externe de l’université, à l’amélioration de la qualité de la formation, à la continuité dans la démarche d’ouverture de l’université sur son environnement socioéconomique par le biais d’une réglementation de la relation entre l’université et l’entreprise économique, à la modernisation du service de l’université et à une utilisation adéquate des moyens dont dispose le secteur.
Dans le cadre de ces réformes, plusieurs décisions ont été prises pour garantir une rentrée universitaire sans problèmes :
le gel des nouvelles offres de spécialités pour la licence et le master en attendant les résultats de la révision de la nouvelle carte universitaire en cours d’élaboration ;
la facilitation des démarches administratives dans le cadre des réformes du service public ;
l’amélioration des conditions d’accueil des nouveaux bacheliers en répondant à leurs désirs dans la mesure du possible afin de donner plus de crédibilité et de transparence à l’opération d’inscription, en chargeant les universités du traitement des cas de retard dans les inscriptions ou de changement de filière afin de renforcer la décentralisation de la gestion, en allégeant les dossiers des œuvres universitaires en les intégrant au système Progress et en améliorant le système d’information en direction des Algériens détenant un baccalauréat étranger.
« La prochaine rentrée se déroulera dans de meilleures conditions et connaitra une amélioration qualitative remarquable grâce à l’introduction de l’outil informatique pour les relations avec les étudiants et leurs parents ainsi que pour les opérations d’inscription », a expliqué le ministre. D’ailleurs, des journées d’informations à travers toutes les villes universitaires ont été organisées les 11 et 12 avril. Il y a lieu de noter aussi qu’une campagne d’explication sera menée à travers les réseaux sociaux pour toucher tous les nouveaux bacheliers ;
la généralisation de l’utilisation de la plateforme Progress pour les inscriptions en master et en doctorats ;
le lancement des nouveaux programmes de médecine dès qu’ils seront prêts ;
le lancement des doctorats au niveau des entreprises économiques ;
le renforcement de l’enseignement à distance par l’offre de 9 nouvelles spécialités en master ;
la révision de la carte universitaire après la survenue de phénomènes liés au refus des étudiants de choisir certaines filières avec, en parallèle, une surcharge dans d’autres ;
le renforcement de la couverture universitaire par l’autorisation de création de 9 établissements privés pour l’enseignement supérieur.

Confirmation de quatre vœux
Toujours pour ce qui est des inscriptions des nouveaux bacheliers, les conférences régionales ont confirmé l’emploi des quatre vœux comme cela a été fait l’année dernière mais à condition qu’il y ait au moins une filière du système LMD. Le Pr Tahar Hadjar a précisé dans son allocution que, malgré les résultats probants auxquels est arrivée l’opération d’inscription, il faut toujours chercher à l’améliorer et à rechercher le meilleur.
Le nombre total d’étudiants dans les différentes universités du pays augmentera de 8 % par rapport à l’année en cours et devrait donc atteindre 1 785 000 étudiants en 2018/2019. Ils seront 364 000 à se présenter en licence et en master, dont 217 000 pour la licence.
Pour faire face à cette augmentation du nombre d’étudiants et afin d’offrir les meilleures conditions d’études, il est prévu la réception de 67100 places pédagogiques et 45 500 lits au mois de septembre prochain, ce qui portera le nombre total de places pédagogiques au niveau national à 1 450 000 alors que celui des lits devrait dépasser les 738 000.
En plus des actions entreprises pour la réalisation de nouvelles infrastructures pédagogiques et d’œuvres universitaires, il a été décidé:
d’unir les capacités d’accueil pour une utilisation commune;
d’affecter les nouveaux bacheliers dans certaines filières vers les wilayas limitrophes, selon les capacités d’accueil de chacune;
d’élargir les districts géographiques pour les inscriptions des nouveaux bacheliers ;
d’allonger la durée d’utilisation des infrastructures pédagogiques en la portant de 9 heures à 10 heures et demie (de 8h à 18h30).

T. M.



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