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N° 116 - Oct 2018

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Elle a toujours œuvré pour la paix

Les efforts de l’Algérie reconnus

Par Farid HOUALI



«Je tiens à saluer l’engagement de l’Algérie sur ces questions, notamment son rôle central pour le recouvrement de la paix au Mali et son appui au processus conduit par les Nations unies pour la stabilisation de la Libye», a indiqué Gérard Collomb qui a coprésidé la rencontre walis-préfets avec Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire. «Les efforts de l’Algérie sont essentiels pour contribuer à faire reculer le terrorisme dans la région pour empêcher que des zones de non-droit s’établissent dans la région au détriment des Etats, des populations et de la paix», a ajouté le ministre français de l’Intérieur, soulignant que ces zones de non-droit favorisent les trafics d’armes et de contrefaçon, mais aussi l’immigration illégale et la criminalité. En ce sens, il a affirmé que l’Algérie et la France doivent renforcer leur coordination pour mettre en échec les réseaux de passeurs qui prospèrent sur la misère humaine. Après de longs mois d’efforts soutenus de la part des parties maliennes travaillant  étroitement avec l’équipe de médiation internationale conduite par l’Algérie pour  ramener la paix au bénéfice du peuple malien, dans le cadre du processus d’Alger initié par le président de la République Abdelaziz Bouteflika,  à la demande du président de la République du Mali El Hadj Ibrahim Boubacar Kaïta, l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du   processus d’Alger, a été signé à Bamako en cette date marquante du 15 mai 2015, par le gouvernement malien et les mouvements composant la plateforme, lors d’une cérémonie officielle avec une très forte représentation de l’Afrique et de la  communauté internationale. La Coordination des mouvements de l’Azawad, quant à elle, a signé l’accord, le 20 juin 2015 à Bamako, finalisant ainsi la consécration de l’engagement de toutes les parties et augurant d’un avenir fait de paix et de réconciliation dans un Mali tourné vers le développement et la modernisation de son économie au profit de son peuple. Depuis les dates phares du 15 mai et du 20 juin 2015, un long chemin a été parcouru et, grâce au travail sérieux et continu accompli et qui se poursuit sans relâche, malgré les obstacles rencontrés ici et là, des progrès tangibles ont été enregistrés dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger. Lors de son premier discours à l’ONU le 19 septembre dernier, le président français, Emmanuel Macron, a estime qu’il était nécessaire « d’apporter une réponse politique» à la crise malienne soulignant la nécessité de mettre en œuvre l’accord de paix issu du processus d’Alger. «Assurément, la réponse militaire ne pourra jamais être la seule réponse. Je veux insister ici sur la nécessite d’une réponse politique – et je pense bien sur à la mise en œuvre de l’accord d’Alger – et de développement », a déclaré le président français à la tribune de l’ONU.

L’autre exemple libyen
L’Algérie a toujours œuvré pour que la paix dans le continent africain soit un axe essentiel de sa politique extérieure. L’Algérie, sous l’impulsion du président Abdelaziz Bouteflika et son engagement constant en faveur de la paix dans notre continent, a fait de ce principe un axe essentiel de sa politique extérieure. Á ce titre, faudrait-il le souligner, l’Algérie a mené plusieurs médiations, à titre national ou dans le cadre de l’Union africaine, à l’instar du conflit entre l’Ethiopie et l’Erythrée ou encore la médiation plus récente, menée depuis 2014, pour le règlement de la crise malienne. C’est cette même approche que l’Algérie vise à promouvoir en Libye, en soutenant le processus de médiation conduit par les Nations unies et à travers l’initiative des pays voisins de la Libye que l’Algérie a lancée en 2014. En effet, l’Algérie n’a cessé, dans ce contexte, d’encourager les parties libyennes à favoriser le dialogue sans exclusive, loin de toute interférence ou intervention étrangère. Les notables des tribus de Fezzan dans le sud de la Libye et des personnalités politiques et militaires ont d’ailleurs salué  les efforts de l’Algérie en faveur du dialogue et de la réconciliation nationale en Libye, tout en valorisant l’expérience algérienne dans la réconciliation nationale  et la lutte antiterroriste à l’occasion de la visite d’Abdelkader Messahel, en mai 2107 dans les villes et régions du sud  de ce pays, en sa qualité de ministre des Affaires maghrébines, de l’Union  africaine et de la Ligue des Etats arabes. Suite à «une rencontre historique» entre Abdelkader Messahel, et les notables des tribus des Touaregs, des Toubous et des Arabes, il a été affirmé  que «l’Algérie a réussi à rassembler toutes les tribus de la vaste région de Fezzan».  Ali Mesbah, président du conseil social des tribus de Fezzan, a déclaré à cette occasion que «la sécurité et la stabilité dont jouit l’Algérie aujourd’hui nous donnent espoir en tant que peuple libyen pour édifier les institutions de l’Etat libyen à même d’établir la paix et la sécurité», rappelant l’histoire séculaire commune entre les deux peuples et les deux pays. De son côté, Mohamed Salah Goumani, maire de la commune de Ghat, a affirmé que «les relations algéro-libyennes ne datent pas d’aujourd’hui» saluant «le rôle algérien positif» en faveur de la paix et la stabilité en Libye.

F. H.



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