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N° 109 - Nov 2017

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L’Algérie élue à la vice-présidence d’Interpol

Un autre gage de la bonne stratégie du général-major Abdelghani Hamel

Par Yahia MAOUCHI



Des cadres de la DGSN au comité exécutif d’Interpol. Beaucoup de travail a été accompli, par l’Algérie dans la lutte contre la criminalité en concertation avec la communauté policière internationale, notamment ces dernières années, où en 2013, l’ancien Secrétaire général d’Interpol, l’Américain Ronald K. Noble, avait classé la Sûreté nationale à la 5e place sur le plan international, de par l’utilisation judicieuse des solutions innovantes, son intégrité et son professionnalisme. Une reconnaissance qui est couronnée, le 29 septembre 2017, à l’occasion de la tenue de la 86e Assemblée générale d’Interpol, réunie à Beijing (Chine), par l’élection du commissaire divisionnaire, Benyamina Abbad, en tant que vice-président pour l’Afrique au Comité exécutif d’Interpol. Une première pour l’Algérie. « Nous sommes en train de contribuer dans l’embellissement de l’image de l’Algérie. Mon élection à ce poste, c’est bien l’Algérie, et non pas ma personne. Et si je suis élu aujourd’hui à ce poste, c’est grâce à la police algérienne. Le poste de la vice-présidence pour la région d’Afrique, ce n’est pas un cadeau, c’est le résultat d’un travail de longue haleine », a affirmé à El-Djazaïr.com ce chevronné commissaire, qui aura à cœur de servir l’ensemble des pays africains membres de l’Organisation dans une vision unifiée. Cette reconnaissance traduit le « rôle-pivot de l’Algérie dans la région », a-t-il ajouté. « Quand l’assemblée générale élit quelqu’un, c’est qu’elle le mandate au niveau du secrétariat général d’Interpol pour effectuer le contrôle, le suivi, et l’application des décisions, et fait aussi office de conseiller. C’est un poste important qui marque encore une fois la place considérable acquise par la police algérienne au sein de la communauté policière internationale, au sein des organisations internationales, et auprès de toutes les polices du monde », se félicite-t-il. Notre interlocuteur a affirmé également que sa hiérarchie n’a jamais lésiné sur les moyens pour assurer une meilleure formation à ses cadres. « Nous sommes toujours à la recherche de perfectionnement. On suit de près les avancées technologiques, les nouvelles solutions innovantes qui soutiennent l’action policière. Notre élection à ce poste est une reconnaissance vis-à-vis du corps de la police algérienne. Dans les plans d’action du DGSN, murement réfléchies, il y a des données qui se posent sur le plan national, continental et international. Sa vision se constitue de plusieurs axes à leur tête la coopération policière internationale. On doit participer dans la construction de la nouvelle architecture policière mondiale, sinon le monde se fera sans vous. A partir de la coopération internationale, il y a un échange d’expertise. A cet effet, le bureau central national d’Interpol, via l’organisation d’Interpol, représente une grande fenêtre, pour non seulement former nos policiers, contribuer et mettre en exergue la détermination et l’engagement de notre pays dans ce combat contre la criminalité, mais aussi pour exporter l’expertise de la police algérienne dans les différents domaines. On doit exporter nos expériences, et y faire profiter le monde. Mettre à contribution cette expertise de police algérienne au profit des autres polices, et c’est cela le cœur de la coopération internationale », prône notre interlocuteur.

Faire partie des grands stratèges
Pour sa part, le commissaire Rabah Mira, a été élu au sein d’Interpol en qualité d’expert en matière de traitement des données informatiques, lors de la 85e Assemblée générale (AG) d’Interpol qui s’est tenue à Bali, en Indonésie. Cette élection, précise notre interlocuteur, vient renforcer les réalisations accomplies par la police algérienne au cours des dernières années dans le cadre de sa modernisation. Une délégation de haut niveau composée de cadres de la DGSN a pris part à cette rencontre où elle a présenté l’expérience de la police algérienne en matière de lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. « Cette commission est une autorité de recours et de protection des données personnelles. La chambre de recours reçoit les requêtes des personnes qui sentent qu’elles sont lésées par un mandat ou bien toute autre action initiée par Interpol. Cette personne peut présenter une demande de recours auprès de notre chambre composée d’anciens hauts magistrats, d’un ancien procureur général, d’un ancien ministre de la Justice, d’un spécialiste des droits de l’homme. Le rôle de notre chambre est de conseiller Interpol dans tout ce qui est en rapport ave le traitement des données personnelles. Nous devons être sûrs que la base de données, ou les fichiers créés par Interpol soient conformes aux règlements de traitement de données, c’est pour limiter les abus. Au début, la chambre conseillait Interpol, mais depuis mon élection en 2016, la chambre ne conseille pas, elle impose à Interpol la protection des données », souligne-t-il.
Ainsi, cette élection est une autre reconnaissance pour la compétence et le professionnalisme de la police algérienne, et pour les efforts fournis par le directeur général de la Sûreté nationale, pour élever la police algérienne au rang des meilleures police au monde.
De son côté, le commissaire principal de police, Saïd Bachir, chef de service central de la lutte contre les crimes liés aux technologies d’information et de communication à la sûreté nationale, a été désigné par le secrétariat général de l’OIPC-Interpol pour présider le groupe des experts d’Interpol de la lutte contre la cybercriminalité. Une désignation entérinée à l’occasion de la 10e réunion des chefs d’unités de la lutte contre la cybercriminalité des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du nord (MENA) qui s’est déroulée le mois de mai 2017, à Lyon (France). Cette désignation traduit le haut degré de professionnalisme atteint par la Sûreté nationale dans tous les domaines, qui lui a valu respect et considération à travers le monde. Enfin, lors de la tenue la 34e session du Conseil des ministres arabes de l’intérieur au siège du conseil à Tunis, le commissaire principal de police, Amran Mhand, a été élu en tant que membre au niveau de la commission de révision et de validation des diffusions de recherche internationale. Cette commission, qui est l’équivalent de la commission des contrôles des fichiers (CCF) d’Interpol, est chargée d’étudier et d’examiner les mandats d’arrêts diffusés sur des personnes. A partir de là, la DGSN a commencé à exporter sa compétence, son expérience, et son expertise, au niveau régional et international. Enfin, le fait d’avoir une représentation au niveau d’un organe de gouvernance et de souveraineté va apporter beaucoup de choses pour l’Algérie en matière de formation, d’équipement, développement de la représentation du bureau central national d’Interpol en Algérie. Il y aura également un plus au niveau régional pour les polices et les institutions africaines, étant donné qu’elle représente également la région africaine. Les institutions africaines avaient besoin d’une voix solide au niveau du secrétariat général pour répondre à leurs besoins en matière de sécurité, et constater également leurs défaillances en termes de formation, d’équipements du système, pour améliorer leur mode de travail afin d’être au diapason avec les normes internationales.

Une stratégie payante
Nommé par le président de la République Abdelaziz Bouteflika, en 2010, à la tête de la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) le général-major Abdelghani Hamel s’est affirmé, au fil des exercices, comme l’une des personnalités qui comptent le plus sur la scène nationale et internationale, notamment en matière de stratégies sécuritaires internationales. Ce digne enfant de l’Armée nationale populaire a fait de la police algérienne l’institution sécuritaire par excellence. Aujourd’hui, la police a un ancrage populaire. Elle est en immersion permanente au sein de la société.
Présentement, la Police algérienne est reconnue pour son strict respect des droits de l’Homme et pour son professionnalisme. Bref, la police algérienne est devenue, aujourd’hui, une référence à l’échelle mondiale, mais également un parfait exemple à suivre. Cette haute performance de la police algérienne est le résultat de la politique initiée par le général-major Abdelghani Hamel, qui a toujours bénéficié de la confiance du président de la République Abdelaziz Bouteflika. Ainsi, depuis son installation à la tête de la DGSN, Abdelghani Hamel n’a cessé d’œuvrer pour l’amélioration de la situation socioprofessionnelle des policiers et dans le but d’asseoir les fondements d’une police moderne hautement spécialisée. N’est-il pas l’auteur de plusieurs réformes sanctionnées, entre autre, par la création en 2016 du GOSP (Groupement des opérations spéciales de la police) devenu l’un des meilleurs groupes d’élite dans le monde. Par ailleurs, l’Algérie a de tout temps veillé à la réussite et au renforcement de la coopération internationale et interarabe, en particulier dans le domaine sécuritaire. Elle n’a jamais hésité ou refusé de faire profiter les pays arabes de son expérience en matière de lutte anti-terroriste et contre le crime organisé. Ainsi, la DGSN à travers ses experts et cadres, a réitéré toujours sa disponibilité à partager son expérience acquise dans les différents domaines avec d’autres pays. D’ailleurs, ce rôle a été vivement salué par les différentes organisations policières internationales, à leur tête Interpol. Et pour cause, la police algérienne a œuvré, notamment durant ces dernières années, au renforcement des liens de coopération et de coordination entre les organes de sécurité arabes, régionaux et notamment africains avec lesquels la coordination dans les fora internationaux constitue un appui aux positions arabes, mais également à celles des africains. Ces derniers disposent d’ailleurs, aujourd’hui, d’une police africaine, dont le siège est basé à Alger. Afripol, une antenne de l’Interpol (Police internationale), est dotée d’une grande stratégie harmonieuse pour faire face aux multiples menaces de la grande criminalité et du terrorisme, et ce, grâce à l’initiative du DGSN. Ce mécanisme africain de coopération policière est le fruit des efforts consentis par l’Algérie, à même de renforcer la coopération dans l’intérêt de la sécurité arabe et africaine. Ainsi, la police algérienne jouit, aujourd’hui, de par son expérience considérable dans le domaine de la lutte contre le crime organisé et le terrorisme, d’une autorité incontestée sur le plan régional et international. La vision de la DGSN dans le domaine de développement de la coopération internationale s’articule, entre autres, sur la question de développement de la coopération policière internationale, qui renferme plusieurs volets. La participation des experts, et les compétences de la DGSN, au niveau international, à travers des communications, des interventions, et des exposés, a permis à cette institution d’exporter, à l’international, son expérience et plus particulièrement l’expérience acquise durant les années 1990, dans le domaine de la lutte contre le crime organisé et le terrorisme. A partir de là, la compétence de la police algérienne a été souvent sollicitée par ses homologues et ses vis-à-vis. En outre, la DGSN reçoit chaque année beaucoup de demandes et de requêtes de la part des pays africains et européens, qui sollicitent son expertise et sa qualité de formation. A cet effet, les cadres de la DGSN assurent et dispensent une formation spécialisée de qualité à leurs homologues africains, notamment en matière de maintien de l’ordre, la protection de personnalité, la lutte contre le crime organisé, la lutte antiterroriste, la cybercriminalité.

Afripol, un mécanisme de globalisation
Le général-major Abdelghani Hamel, qui a permis à la police algérienne de s’affirmer sur la scène internationale, a été le véritable initiateur et architecte de la création d’Afripol. C’est après un véritable marathon de plus de deux années, avec la collaboration d’Interpol que le patron de la DGSN a pu concrétiser le vœu en installant à Alger le siège d’Afripol. L’idée de la création d’Afripol avait commencé à se matérialiser lors de la 22e conférence régionale africaine d’Interpol, tenue du 10 au 12 septembre 2013 à Oran, qui avait vu l’adhésion unanime des 41 chefs de police africains présents. La conférence africaine des directeurs et inspecteurs généraux de police sur Afripol, organisée à Alger les 10 et 11 février 2014, a traduit dans les faits les aspirations légitimes des chefs de police, à travers l’adoption unanime du document conceptuel et de la déclaration d’Alger. Encore un point à l’honneur du général-major. Avec Afripol, les polices africaines peuvent facilement échanger des renseignements en matière de criminalité internationale, de terrorisme, de stupéfiants, de trafic d’armes, au sein de l’Afrique. L’Afripol permettra également l’élaboration d’une stratégie africaine harmonisée de lutte contre la criminalité. Elle facilitera également le renforcement des capacités analytiques des polices africaines en matière d’évaluation des menaces criminelles et d’élaboration de réponses appropriées et la consolidation de la coordination des forces de police déployées dans le contexte des opérations de soutien de la paix.
En effet, depuis son installation à la tête de cette prestigieuse organisation, le général-major Abdelghani Hamel s’est attelé à mettre en place une politique basée sur le travail d’équipe et la coopération internationale, gage de réussite de toute politique en quête de cohérence. Une chose, qui lui valut la reconnaissance de ses pairs. Ainsi, le Secrétaire général de l’Interpol, Jürgen Stock, a affirmé que l’expérience de l’Algérie en matière de sécurité « a permis le règlement de problèmes et menaces sécuritaires sur le triple plan intérieur, régional et international ». Il a salué dans ce sens le « progrès important enregistré par l’Algérie, désormais un partenaire efficace et incontournable, en termes de collaboration avec Interpol ». Le responsable a mis en avant les « efforts déployés par l’Algérie depuis des années pour soutenir la coopération sécuritaire internationale », rappelant « les nombreux projets mis en œuvre au niveau de la région pour améliorer l’exploitation de la base de données d’Interpol ». Pour sa part, Mme Nathalie Richard, experte internationale auprès d’Interpol, a salué « la coordination effective » entre la DGSN et Interpol en termes d’échange d’expériences et de formation, saluant ainsi le rôle « prépondérant » de la Police algérienne au sein d’Interpol en matière de consolidation de la coopération policière, mais aussi au sein des « efforts » du directeur général de la Sûreté nationale, lesquels se veulent une valeur ajoutée qui soutient l’action des institutions policières internationales et régionales. Par ailleurs, lors de sa participation à la réunion d’Interpol tenue à Lyon, le président d’Afripol a appelé à la nécessité de coordonner les efforts internationaux pour lutter contre les crimes cybernétiques et financiers à travers l’échange des données et d’informations, ainsi que la maitrise de toutes les méthodes suivies par les groupes criminels. Intervenant au deuxième jour de la réunion tenue au siège d’Interpol sur la « Lutte contre les crimes numériques et financiers », M. Hamel a souligné le rôle joué par Afripol dans « la promotion de la performance de la police africaine dans la lutte contre la nouvelle criminalité ». En outre, lors d’une rencontre avec le président d’Europol, Rob Wainwright, en marge de la deuxième réunion « Euromed-police IV » dans sa 4e édition, le général-major Hamel a mis l’accent sur l’impératif d’unifier les efforts et les vues avec l’organisation Europol afin de faire face aux menaces sécuritaires et lutter contre le crime transfrontalier. « Cette union doit être faite à travers l’échange d’informations et d’expériences et le renforcement de la formation et la qualification au profit de ceux qui sont chargés de l’application de la loi notamment les organes de polices africaines », plaide-t-il.
Rappelons que le patron de la police algérienne a été décoré par le vice-président de la République ougandaise, Edward Sekandi de la médaille de la police ougandaise (première classe) en marge de la première journée de la 19e réunion de l’organisation de coopération des chefs de police d’Afrique de l’est (EAPCCO) qui s’est tenue à Kampala. En recevant à Alger le chargé des affaires de renseignement et d’investigation au ministère irakien de l’Intérieur, le général-major Hamel a souligné « la disponibilité de la police algérienne à mettre son expérience à la disposition de la police irakienne et toutes les polices arabes et africaines, notamment dans le domaine de la formation spécialisée et l’utilisation des nouvelles technologies pour faire face à toutes sortes de criminalité transfrontalière et la néo-criminalité ». Enfin, les institutions policières africaines avaient besoin d’un mécanisme de globalisation qui peut réunir toutes les institutions policières selon une vision unifiée. Elles doivent prendre en charge leur propre problème, et avec leur propre moyen. La criminalité au niveau régional a ses propres spécificités, et ses aspects particuliers, et la police africaine dispose d’une compétence qui lui permet à travers cet organisme d’unifier la vision, d’avoir une approche intégrée et d’aider les pays nécessiteux, et de développer la coopération régionale. Ainsi, le premier challenge de cette organisation est de veiller à ce que l’ensemble des institutions africaines aient le même niveau, dans l’approche et les équipements. Par ailleurs, la police algérienne, à travers ses experts, a réussi à développer tout un système de communication qui relie toute la police africaine et qui lui permet de déclencher une communication rapide, et sécurisée entre ses polices, sans pour autant recourir à d’autres systèmes. Un système qui lui assurera ainsi sa souveraineté, son intégrité, et sa partialité.

Y. M.



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