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N° 107 - Août 2017

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55e anniversaire de la Sûreté nationale

Un parcours, des réalisations, une référence mondiale

Par Farid HOUALI



La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), a été créée le 22 juillet 1962 par décret. Les passations de consignes ont eu lieu au palais du Gouvernement entre le premier DGSN Mohamed Medjad, et le délégué à l’ordre public de l’exécutif provisoire, institué par les accords d’Evian et installé au lendemain du cessez-le-feu du 19 mars 1962, à Rocher-Noir (Boumerdes). La nouvelle direction devait combler le vide laissé par le départ massif des fonctionnaires de police français qui constituaient la majorité des effectifs de la police. Les quelques éléments algériens qui restaient de cette police, ont constitué le premier noyau de la police algérienne auxquels se sont joints d’autres cadres en provenance de la Tunisie et du Maroc dont le nombre ne dépassait pas la centaine. Depuis, et en l’espace de 55 ans, la police algérienne aura parcouru un long chemin vers… l’ascension, le sommet. 
L’investissement dans la ressource humaine particulièrement a en effet permis à la police algérienne de s’octroyer une place de choix du classement international. Veiller et garantir la quiétude de citoyens et assurer la protection des biens, nécessite la mobilisation de grands moyens. Ce n’est en aucun cas une mince affaire certes. Mais, pas impossible.  Une bonne gouvernance en matière de gestion de la ressource humaine et une feuille de route sécuritaire constamment actualisée sont la clé de la réussite dans la mise en œuvre de la stratégie élaborée par la DGSN, pour faire face à la criminalité sous toutes ses formes. 
«La police algérienne est une institution qui s’appuie sur un professionnalisme reconnu à l’échelle régionale et mondiale La police algérienne est l’une des institutions sécuritaires chargée de la sécurité des personnes et des biens. Elle est passée par plusieurs étapes qui l’ont mené vers la modernisation et la performance, notamment par l’investissement dans l’élément humain, le moteur du développement», réaffirmait le 20 juillet dernier le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Nourredine Bedoui dans son allocution prononcée, à l’occasion de la célébration de la fête de la police à l’Ecole supérieure de la police Ali-Tounsi (Châteauneuf). « La police a enregistré des avancées remarquables grâce à la formation et à l’investissement dans la ressource humaine. Elle s’est adjugé une place de choix sur la scène continentale et arabe, eu égard à son professionnalisme », a rappelé Nourredine Bedoui qui présidait aux côtés du général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale, les festivités officielles de la célébration du 55e anniversaire de la police en présence de  membres du Gouvernement, des cadres de l’ANP, des représentants de la société civile ainsi que des retraités de la DGSN honoré d’ailleurs à l’occasion « pour leurs longues années de labeur et de sacrifices ». La cérémonie a été marquée par le dépôt d’une gerbe de fleurs au pied de la stèle érigée à la mémoire des martyrs du devoir national à l’Ecole supérieure de la police et la remise de grades à des officiers et agents de la Sûreté nationale promus. Citant à titre illustratif  la création récente du bureau  central des droits de l’Homme au niveau de l’inspection générale de la sûreté nationale, le ministre de l’Intérieur a ajouté que « le corps de la police en Algérie comptait parmi les acquis souverains venus renforcer la pyramide de l’Etat au lendemain de l’indépendance et cette institution sécuritaire a su entrer de plain-pied dans le monde du professionnalisme», précisant dans son intervention, que « la place pionnière de la police algérienne aux plans continental et arabe n’a eu de cesse d’être saluée par les (pays) frères et amis ». Ce corps, s’est-il félicité, a démontré des capacités avérées dans le traitement de crimes complexes ayant des ramifications internationales en peu de temps et ce grâce au haut niveau de performance de son personnel et à sa maîtrise totale des méthodes de travail et de l’exploitation des moyens technologiques modernes, devenant ainsi une référence souvent sollicitée par ses pairs. L’occasion était par ailleurs, de rendre hommage aux martyrs de l’institution policière, qui se sont sacrifiés pour la sécurité du pays. « Le peuple algérien vit dans la sécurité et la paix, grâce aux efforts consentis par le président de la République Abdelaziz Bouteflika qui a instauré les principes de la fraternité entre Algériens en les appelant à la sagesse et l’unité », a relevé Nourredine Bedoui, en référence à la politique de la réconciliation nationale.

Un homme, une métamorphose
Juillet 2010-juillet 2017 : cela fait sept ans depuis que le général-major Abdelghani Hamel est à la tête de la DGSN. De l’aveu même des fonctionnaires de l’institution, ce dernier aura impulsé un nouveau souffle à ce corps de sécurité. C’est en somme ce qui ressort de la projection, à cette occasion, d’un film documentaire mettant en avant les principales réalisations de la police algérienne grâce au renforcement et au développement de la formation, à l’investissement dans l’élément humain, à la consécration de l’action de proximité, à la moralisation du travail de la police et à la modernisation des moyens de lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. Ces nombreuses réalisations à l’actif de la police algérienne, particulièrement depuis l’arrivée du général-major Abdelghani Hamel, à la tête de cette institution, ont été d’ailleurs soulignées par le ministre de l’Intérieur relevant au passage que la police algérienne « accordait un intérêt particulier à l’action de proximité en associant, à ses campagnes de sensibilisation aux dangers de la criminalité sous toutes ses formes, le citoyen, qu’elle considère comme un élément essentiel de l’équation sécuritaire ». Ainsi, « le professionnalisme du commandement de la police qui a fait siennes les méthodes de bonne gouvernance et mis en œuvre des plans sécuritaires étudiés au service de la patrie et des citoyens dans le respect des droits de l’Homme », a été mis en avant par Nourredine Bedoui. « La police a réussi en un temps record, grâce à cette méthode étudiée, à se hisser et avec un haut degré de compétitivité au rang de ses homologues dans le monde », a-t-il dit à ce propos relevant que la police algérienne est « consultée actuellement dans le cadre de la coopération internationale et prise pour exemple pour son expérience dans le traitement des problématiques sécuritaires complexes ». Saluant l’élection du commandement de la police algérienne à la tête du Mécanisme de coopération policière africaine (Afripol) au terme de l’Assemblée générale tenue à Alger en mai dernier, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a qualifié ce nouveau mécanisme de « valeur ajoutée pour l’ensemble du continent africain, qui s’est vu doté d’un dispositif à même de renforcer la coopération entre les pays africains dans le domaine de la sécurité, la lutte contre le crime transfrontalier à travers l’échange d’informations ». « La création de ce mécanisme, qui a choisi l’Algérie pour accueillir son siège, s’inscrit dans le cadre des visions éclairées du président de la République qui prennent en considération l’appartenance arabe et africaine de l’Algérie », a soutenu le ministre.  Et d’appeler les fonctionnaires de la Sûreté nationale à la « poursuite des efforts pour être à la hauteur des défis notamment en termes de préservation de l’ordre public et de la paix sociale dans le respect des lois de la République et des droits de l’Homme ». A ce sujet, l’on se permet encore une fois de relever les progrès enregistrés par la police algérienne. L’amélioration des conditions socioprofessionnelles des policiers et l’élaboration d’un statut particulier adéquat figurent parmi les principales mesures adoptées par le patron de la police pour améliorer la qualité des prestations au profit des citoyens et arriver à de meilleurs résultats dans la lutte contre toutes les formes de criminalité.  A ce propos, faudrait-il le souligner, près de 30 000 logements ont été consacrés pour les personnels de la DGSN.

Une vision, une stratégie
En matière de lutte contre la cybercriminalité à titre d’exemple, notre récente rencontre avec le commissaire principal de police, Saïd Bachir, premier responsable du groupe des experts d’Interpol de la lutte contre la cybercriminalité, était une occasion d’aborder la question de la cybercriminalité qui « constitue » un véritable « danger des temps modernes ». Ainsi, et afin de lutter efficacement contre ce « nouveau fléau », notre interlocuteur a assuré que la DGSN a mobilisé au profit de « ses experts tous les moyens technologiques susceptibles de parer à la commission d’actes malveillants, à travers des mécanismes anticipatifs tendant à rétrécir le champ d’action des criminels ».  Il a dans ce sens souligné que la stratégie de la DGSN s’articule sur quatre axes essentiels. Il s’agit de la formation de la ressource humaine, de renforcer les services de wilaya de police judiciaire par des sections opérationnelles spécialisées dans la lutte contre la cybercriminalité et de la mise en place d’une cellule centrale de lutte contre la cybercriminalité, composée de personnels disposant d’un profil adéquat en la matière et ayant déjà subi des formations spécialisées. La  stratégie de la DSGN est également orientée et axée sur  la prévention, l’objectif étant d’entrevoir une prise de conscience de la société civile à l’égard de ce nouveau phénomène, amenant les différents acteurs, notamment les utilisateurs potentiels des NTIC, les médias et les organes de veille et de recherche, à manifester des actions de mobilisation à travers en premier lieu la multiplication des campagnes de sensibilisation des utilisateurs sur les risques pouvant être engendrés par les TIC, en éveillant la vigilance de victimes potentielles, et la mise en place d’un site web dédié à recevoir les plaintes des citoyens.  Pour le général-major Abdelghani  Hamel, la place occupée par la police algérienne à l’échelle internationale « est la résultante d’un travail collectif auquel toutes ses composantes ont pris part», mettant en évidence les efforts consentis par ses cadres pour changer l’image «stéréotypée» assimilant l’agent de l’ordre à un outil de répression et de terreur. La police algérienne est également une « référence en matière de lutte contre le terrorisme ». A tous ses « acquis », l’on ne peut faire l’impasse sur tous les progrès qu’auront connus également les services relevant de la police scientifique et technique.  Mettant la science au service de la vérité, des crimes complexes ont été élucidés en un temps record par ces hommes et femmes en blanc, pas trop bavards dans la plupart des cas. Justement, pas trop loin du siège du laboratoire central de la police scientifique et technique, siège un autres service d’une grande importance dans la structure de la DGSN. Il s’agit du SPS (service de protection des personnalités). Ses agents, auxquels nous avons consacré un reportage, ont « prêté serment » de protéger au péril même de leur vie.  Aussi, depuis un peu plus dix ans déjà, les Algérois se sont habitués, familiarisés avec le « bruit » des moteurs des hélicoptères de l’Unité aérienne de la Sûreté nationale, l’UASN par abréviation. Aux traits bleu et blanc, ces appareils sillonnent à longueur de journée le ciel de la capitale. Parfois même celui des wilayas limitrophes. Dans le prolongement de ses « mission », l’UASN dispose d’un système de télésurveillance héliportée Dowlink pour assurer la transmission vidéo en temps réel composé d’une station de longue portée (160 km) et d’une station de moyenne portée (50 km) embarquée à bord d’un matériel roulant et enfin d’une station à courte portée de 10 km portée sur sac à dos. En somme, la police évolue d’une année en une année. « Cette évolution est basée sur la ressource humaine d’autant que l’institution de la police nationale a investi dans les ressources humaines dans tous les volets que ce soit dans la formation mais aussi dans sa prise en charge socioprofessionnelle pour que les fonctionnaires de la police puissent s’acquitter de leurs missions dans les conditions possibles », a affirmé le contrôleur de police Mohamed Naoui Sifi, directeur de l’administration générale (DAG) à la DGSN, en marge des festivités commémoratives du 55e anniversaire de la police. Mettant en exergue la couverture policière estimée aujourd’hui à 80%, le DAG à la DGSN a assuré que de nouvelles structures sont achevées et seront mises en place cette année 2017, rappelant que 65 nouveaux services dont 33 à caractère opérationnel ont été inaugurés l’année dernière.  Ces dernières années, la police algérienne a connu un saut qualitatif marqué par un professionnalisme dans l’accomplissement des missions, et ce grâce au soutien des équipes de la sécurité publique, la création des brigades d’intervention rapide (BRI) et la poursuite des mesures au niveau des brigades d’investigation et du groupement des opérations spéciales de la police (GOSP), lesquels disposent de spécialisations qualitatives leur permettant de mieux coordonner face aux exigences sécuritaires, notamment en matière de lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. A l’occasion du 55e anniversaire de la fête de la police, des unités opérationnelles relevant de la DGSN telles que les BRI, le SPS et le GOSP, ont exécuté des exhibitions d’autodéfense, de protection de personnalités et de libération d’otages...
 
F. H.

«La police algérienne est une institution qui s’appuie sur un professionnalisme reconnu à l’échelle régionale et mondiale »

 

« La police algérienne est passée par plusieurs étapes qui l’ont mené vers la modernisation et la performance, notamment par l’investissement dans l’élément humain, le moteur du développement ».

 

«La police algérienne est une institution qui s’appuie sur un professionnalisme reconnu à l’échelle régionale et mondiale »

 

« Le corps de la police en Algérie, qui comptait parmi les acquis souverains venus renforcer la pyramide de l’Etat au lendemain de l’indépendance, a su entrer de plain-pied dans le monde du professionnalisme»,

 

« La place pionnière de la police algérienne aux plans continental et arabe n’a eu de cesse d’être saluée par les pays frères et amis, devenant ainsi une référence souvent sollicitée par ses pairs »

 

« La police accorde un intérêt particulier à l’action de proximité en associant, à ses campagnes de sensibilisation aux dangers de la criminalité sous toutes ses formes, le citoyen, qu’elle considère comme un élément essentiel de l’équation sécuritaire ».

 

« La création de l’Afripol, qui a choisi l’Algérie pour accueillir son siège, s’inscrit dans le  cadre des visions éclairées du président de la République qui prennent en considération l’appartenance arabe et africaine de l’Algérie ».



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