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N° 109 - Nov 2017

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Le gnral-major Abdelghani Hamel fait honneur lAlgrie

Le fondateur et le premier patron de la police africaine

Par Yahia MAOUCHI



Avec l’élection de l’Algérie pour deux ans à la tête de l’Afripol, c’est une autre étape qui commence pour la jeune organisation policière africaine. Tous les participants se sont, d’ailleurs, donné le mot pour relever les défis sécuritaires du continent noir. Au passage, les efforts de l’Algérie ont également été relevés par tous les participants. Une nomination méritée, affirment tous les observateurs qui ont pris part à ce grand événement, et attendue, en raison de l’expérience de la police algérienne dans la lutte contre le terrorisme et le crime frontalier. C’est l’avis, d’ailleurs, du commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Smaïl Chergui, qui a mis en avant les efforts de la DGSN pour doter l’Afripol de moyens nécessaires et modernes permettant à la police africaine de relever les défis de la paix et de la sécurité. Pour sa part, Mohamed-Ali Komane, secrétaire général du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, a estimé que l’élection d’Abdelghani Hamel est une juste reconnaissance pour les efforts qu’il a consentis en faveur de la paix et de la sécurité et des droits de l’homme, signalant la grande expérience de la police algérienne notamment dans la lutte contre le terrorisme. Par ailleurs, lors de son allocution de clôture, à l’issue de cette première assemblée générale, le directeur général de la Sûreté nationale, et néanmoins président d’Afripol, le général-major Abdelghani Hamel, a indiqué qu’une feuille de route a été dégagée, après de longs et fructueux débats, entre les représentants des polices africaines. « En ma qualité de président d’Afripol, je veillerai à l’application à la lettre de toutes les recommandations de cette première assemblée générale. Les défis sont majeurs et nous allons développer des stratégies communes à même de parer à toutes les brèches et renforcer les capacités opérationnelles de nos polices », s’est engagé M. Hamel. Parmi les priorités de cette feuille de route, figurent la lutte contre le terrorisme, le trafic d’armes, le trafic humain et le trafic de drogues. Ces trois axes constituent, désormais, les principales priorités de l’Afripol durant les trois prochaines années. En outre, le DGSN qui se dit fier de cette responsabilité s’est engagé à faire de l’Afripol une référence dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Les travaux de cette première assemblée générale ont permis de dégager des idées et des décisions des plus importantes qui confirment ainsi la volonté des chefs de la police africaine de prendre leur destin en main. « Avec le concours de tout un chacun, nous rendrons cette organisation sécuritaire plus efficace. A cet effet, je m’engage aujourd’hui devant vous à mettre en œuvre avec votre étroite collaboration et celle de l’Union africaine tous les mécanisme et les moyens nécessaires pour le bon fonctionnement de cette organisation», a-t-il promis. En outre, conscient de l’importance de la communication, et de l’utilisation des TIC dans le développement de la coopération sécuritaire, M. Hamel a annoncé la mise à la disposition des polices africaines de systèmes de communication modernes tels que le site Internet et les bases de données, notamment en matière de lutte contre le terrorisme et le crime organisé transfrontalier. Pour faire face aux défis sécuritaires et menaces actuelles dans l’intérêt des pays et peuples africains, le DGSN ne badine pas avec la qualité de la formation. À cet effet, il réitère son soutien indéfectible aux études, recherches et formations dans tous les domaines et spécialités de la police. L’Afripol envoie ainsi un signal fort aux criminels et aux terroristes puisque, désormais, les polices africaines vont faire front commun pour combattre ces fléaux qui gangrènent le continent africain. Cette rencontre, selon Smaïl Chergui, est une occasion historique et un événement majeur pour la paix et la sécurité en Afrique. « Je crois que ce jour va renforcer la quiétude et la sécurité de nos citoyens en Afrique, qui annonce un signal très fort pour tous les criminels et les terroristes. Désormais, toute l’Afrique aura un outil de coordination de son activité et les polices africaines vont être plus efficaces pour sécuriser les citoyens et promouvoir le développement économique de notre continent » se félicite-t-il. Il convient de savoir, par ailleurs, que les postes de 1er, 2e et 3e vice-présidents sont revenus respectivement à l’Ouganda, au Nigeria et à la République centrafricaine, alors que le poste de rapporteur a été confié à la Zambie. En somme, la tenue à Alger de cette première assemblée générale du Mécanisme de coopération policière africaine, confirme le statut de l’Algérie comme étant un pays exportateur de paix et de sécurité. L’Afripol permet ainsi au continent africain de se prémunir contre le terrorisme et ses connexions, tout en renforçant la paix et la sécurité dans l’ensemble des pays africains.

Abdelaziz Bouteflika, l’homme de paix et de sécurité
Par ailleurs, les directeurs et inspecteurs généraux de police des Etats de l’Union africaine (UA) qui ont pris part à cette rencontre d’Alger ont également souligné le rôle joué par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans la solution des conflits et son combat pour la paix et la sécurité en Afrique. Comme ils n’ont pas manqué, également, de le remercier pour son soutien aux causes africaines, et ses efforts constants dans le rétablissement de la sécurité et de la stabilité du continent. Ils ont également loué ses efforts visant à éradiquer la violence et l’extrémisme grâce à sa sage et judicieuse politique pour la protection et la promotion des droits de l’Homme, l’instauration de l’Etat de droit et la consécration des valeurs de la réconciliation et la concorde pour que règnent les liens de fraternité et d’amour à travers le monde. Pour sa part, la Direction générale de la sureté nationale (DGSN) a distingué le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour son engagement et son soutien pour la concrétisation du Mécanisme de coopération policière africaine (Afripol). Cette distinction symbolique a été reçue en son nom par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, en marge des travaux de la première assemblée générale de ce nouveau mécanisme. Rappelons par ailleurs que la tenue de cette rencontre africaine était aussi une occasion pour rappeler la dernière décision des dirigeants africains de désigner le Président Abdelaziz Bouteflika en tant que coordinateur africain pour la lutte antiterroriste. Présidant l’ouverture de cette première assemblée générale, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a estimé que cette décision est un nouvel éloge de l’expérience de l’Algérie et de son action dans la résolution des conflits. « La dernière décision des dirigeants africains de coopter le président Abdelaziz Bouteflika, un homme qui a voué sa vie à l’indépendance et à  l’unité du continent, en tant que coordinateur africain pour la lutte  antiterroriste, est un nouvel éloge de l’expérience de l’Algérie et de son  action calme et équilibrée dans la résolution des conflits africains et la  réduction des zones de tensions en s’appuyant sur le dialogue et la  recherche constante de consensus », avait souligné M. Sellal alors Premier ministre. Profitant de ce rendez-vous qualifié d’occasion historique et d’événement majeur pour la paix et la sécurité en Afrique, il a rappelé que l’Algérie a été aux premiers rangs de la lutte contre le terrorisme et les différentes formes de criminalité qui lui sont consubstantielles. «  L’Algérie a consenti des efforts immenses et a eu un rôle déterminant pour privilégier le traitement à la racine des crises en enlevant aux terroristes les alibis religieux ou ethniques, en asséchant  les sources de financements et en affrontant les matrices nourricières de la radicalisation tant au plan académique que politique ou médiatique », a-t-il rappelé.
Rappelons par ailleurs, que la DGSN a également distingué le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamat Moussa Faki, le directeur exécutif auprès d’Interpol, Tee Maurice et le secrétaire général du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, Mohamed Ali Koman. En outre, en marge des travaux de cette première assemblée générale, Ramtane Lamamra, alors ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et Mahamat Moussa Faki, président de la Commission de l’Union africaine, ont signé l’accord sur le siège d’Afripol.

La lutte contre le terrorisme et la criminalité, priorités d’Afripol
L’Afripol envoie un signal fort aux criminels et aux terroristes puisque désormais les polices africaines vont faire front commun pour combattre ces fléaux qui gangrènent le continent africain. Cette rencontre est une occasion historique et un événement majeur pour la paix et la sécurité en Afrique. Des efforts colossaux ont été accomplis pour un projet qui date d’à peine quatre années. La naissance de ce mécanisme africain des polices du continent revêt une importance capitale dans la coordination de travail à mener en vue de faire face aux défis sécuritaires du continent. Les trois jours de la première assemblée générale d’Afripol, ont été l’occasion pour les patrons de police africains de réitérer leur détermination à combattre le terrorisme et toutes les formes de criminalité. « Au regard de la diversité et du nombre de défis qui diffèrent d’une région à une autre, nous allons, après avoir défini les points forts et les insuffisances, mettre en place un système adéquat pour développer les ressources humaines des polices africaines, et leur développement d’une manière efficace. Et pour une coopération plus étroite et plus de coordination entre nos différents services, nous veillerons à la mise en place du système moderne d’information à ces mécanismes nouveaux», a affirmé Mahamat Moussa Faki, président de la commission de l’Union africaine. Ainsi, les efforts de lutte contre le terrorisme et la criminalité figurent en tête de l’agenda du Mécanisme de coopération policière africaine (Afripol). La lutte contre le terrorisme et les différentes formes de criminalité impose l’action commune entre les services internationaux de sécurité et un engagement franc de la communauté internationale, a préconisé l’ex-Premier ministre, Abdelmalek Sellal. « Le terrorisme représente un péril planétaire et une menace organisée et multiformes pour notre sécurité qui impose l’action commune, la coordination et la coopération entre les services internationaux de sécurité, ainsi que l’engagement franc de la communauté internationale dans cet effort de lutte ». Dans le même ordre d’idée, M. Hamel a affirmé qu’Afripol constituera, sans aucun doute, une valeur ajoutée dans la coopération policière sur les plans régional et international, et même le catalyseur et le maillon fort de l’alliance stratégique contre le terrorisme et le crime sous toutes ses formes. Pour sa part, Tee Mauris, directeur exécutif auprès d’Interpol, a souligné la nécessité de renforcer la coopération et la compréhension pour réagir entre les polices africaines pour faire face aux défis de l’heure. Imad Khalifallah Mohamed Khir, directeur général de la coopération internationale de la sécurité soudanaise, a affirmé dans une déclaration aux médias que « la lutte contre le terrorisme sera en tête des priorités de l’agenda d’Afripol, car étant l’un des plus dangereux crimes qui menacent la sécurité et la stabilité des pays africains ». De son côté, Abu Bakr Souley, responsable de la sécurité au Niger, a réitéré la volonté de son pays à lutter contre ce phénomène qui menace aujourd’hui la stabilité de tous les pays au monde. « Nous sommes ici en Algérie pour œuvrer à la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et la cybercriminalité et l’Afrique est aujourd’hui déterminée, à la faveur de cette réunion, plus que jamais à relever ces défis ». Dans le même sillage, le commissaire, Abbad Benyamina, directeur de la coopération internationale auprès de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), a relevé, dans ce cadre, que pour assurer la sécurisation des pays de l’intérieur, il fallait combattre la criminalité en dehors des frontières. « Notamment la lutte contre toutes les formes de la criminalité organisée, l’échange d’informations et d’expertises, l’adoption d’une vision commune pour intensifier la coopération entre les différentes polices africaines », a-t-il préconisé. En somme, les participants représentant plus de 40 pays africains ont tous convenu de renforcer la coopération et le partage d’expériences et d’informations. L’Algérie à travers sa police est leader en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale, diront les chefs de police africaines présents à cette première assemblée générale, et l’institution effective d’Afripol, devrait permettre la mise en place de mécanismes à même de lutter contre le terrorisme, la priorité de ce mécanisme Afripol. Ce dernier constitue, désormais, un instrument incontournable dans la coopération policière internationale pour qu’elle devienne une organisation de poids. Ce mécanisme se veut une valeur ajoutée à la coopération policière régionale, mais également internationale.

Un mandat d’arrêt africain
A noter, par ailleurs, qu’Afripol projette de créer prochainement un mandat d’arrêt africain pour faciliter l’arrestation et la remise des criminels en Afrique. Une information confirmée, au terme des travaux de cette première assemblée, par le commissaire, Abbad Benyamina directeur de la coopération internationale auprès de la DGSN. Ce dernier révélera, lors d’une conférence de presse, clôturant les travaux de la première assemblée générale d’Afripol, que l’autre urgence inscrite à l’ordre du jour « était de penser à créer un mandat d’arrêt africain pour permettre à nos polices un gain de temps et un échange coopératif en matière de traitement des affaires liées au terrorisme, au trafic d’armes, de drogues et au cybercrime, même si la priorité d’Afripol est la lutte antiterroriste ». Il a ajouté, dans ce sillage, que sur orientation du Directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, des experts de la DGSN ont pris l’initiative de créer un système de communication, Afcicom, contenant un système de données, partagée par les polices africaines, relevant que le terrorisme représentait la priorité d’Afripol. À propos de la stratégie de la police algérienne dans la lutte contre la cybercriminalité, il a expliqué que la DGSN œuvre pour le « renforcement » de ses capacités techniques et analytiques, la formation et le perfectionnement. Pour sa part, Smaïl Chergui, commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), a affirmé que « l’Algérie s’est déployée dès le départ pour aboutir au succès retentissant de cet événement, et ce, en mobilisant tous les moyens pour unifier la police africaine. Nous partons d’ici avec cette conviction absolue que nous pouvons compter sur l’Algérie, mais aussi avec ce signal fort d’Afripol aux terroristes et aux grands criminels. Mais je voudrais également saisir cette occasion pour réitérer notre gratitude et notre reconnaissance à l’Algérie, président, gouvernement, et peuple pour ce soutien multiforme, en fait, qui n’a jamais été démenti sur tous les dossiers relatifs à la dignité, et au développement du continent ». Par ailleurs, évoquant les objectifs principaux de ce mécanisme, le premier responsable de la DGSN a indiqué que cet organisme devrait contribuer à combattre le crime en Afrique, et ce, grâce aux différents mécanismes, notamment l’échange d’informations qui seront mis en place. A cet effet, Abdelghani Hamel a confié : « Des programmes de communication développés, tels que le site internet et les bases de données, seront mis en place afin de faciliter l’échange d’informations entre les pays membres.» Dans le même ordre d’idées, le désormais président d’Afripol a précisé que « cet évènement continental important a pour objectif de consolider les relations entre les organes de police en Afrique en termes de lutte contre le terrorisme et le crime organisé transnational aux plans régional et international ». De son côté, Tarek Ahmed Charif, président de la commission défense et sécurité auprès de l’Union africaine, a rappelé que l’objectif d’Afripol était la coordination et la coopération entre les différentes polices africaines, ajoutant que ce mécanisme servira à accroitre l’échange d’informations avec les structures analogues à travers le monde, notamment Interpol. Par ailleurs, interrogé sur le financement d’Afripol, devant une crise financière qui plane sur le continent, Mapango Moussaji Marcel Yves, général de brigade, commissaire de police, commandant en  chef en second, chargé des opérations de la logistique des forces de police  gabonaise, a indiqué qu’il y aura les financements avec une mobilisation, « car c’est la volonté de nos chefs  d’Etats », ajoutant que  « les enjeux sécuritaires sont les plus importants  du fait qu’ils mettent à mal notre sécurité intérieure, notamment la drogue  et la cybercriminalité, d’où la nécessité de se prémunir ». Il a, par ailleurs, salué le rôle d’Algérie et la DGSN pour la réussite et le lancement d’Afripol. Outre l’amélioration de l’efficacité des services de police africains à travers l’échange d’informations et d’expériences en matière de lutte contre le crime transnational et le terrorisme, l’Afripol se veut une valeur ajoutée à la coopération policière régionale et internationale et une alliance stratégique face aux menaces internationales qui pèsent sur un environnement en constante évolution. En somme, cette rencontre qui intervient après l’adoption des lois par les chefs  d’Etat et gouvernements africains lors des travaux du 28e sommet  ordinaire de l’Union africaine tenu fin janvier 2017 à Addis Abeba, se veut une consécration effective du mécanisme d’Afripol qui est une organisation de coopération policière africaine visant à améliorer « l’efficacité » des  services de police africains à travers l’échange d’informations et  d’expériences en matière de lutte contre le crime transnational et le  terrorisme, outre l’assistance technique partagée. Il faut rappeler enfin que l’idée de création de l’Afripol a été lancée lors de la 22e Conférence régionale africaine de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol), tenue en septembre 2013 à Oran, en présence de 41 chefs africains de police qui l’ont adoptée à l’unanimité. L’initiative a été appuyée en marge de la 82e Assemblée générale d’Interpol tenue du 21 au 24 octobre à Carthagène (Colombie). Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales Noureddine Bedoui avait inauguré le 13 décembre 2015 le siège de l’Afripol, situé à Ben Aknoun (Alger), en présence des représentants des appareils de police de plus de 40 Etats africains. En définitive, la sécurité a un coût et l’Afrique l’a bien compris.               

        Y. M.



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