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N° 108 - Oct 2017

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L’INTEGRITE ET LA SAGESSE AU SERVICE DES CITOYENS

Abdelmadjid TEBBOUNE, un fidèle du Président BOUTEFLIKA nommé à la tête du gouvernement

El-Djazair.com



Nommé par le Président Abdelaziz Bouteflika au poste de Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune dirige le nouveau gouvernement qui devra assurer le passage de façon sereine et sans bruit vers la présidentielle de 2019 et s’appliquer à répondre de façon rapide à la crise économique et financière dans laquelle s’empêtre le pays. Il faut savoir que le choix de  Abdelmadjid Tebboune comme Premier ministre en remplacement de Abdelmalek Sellal se veut un gage de neutralité dans un gouvernement composé en majorité du FLN et du RND, d’autant qu’il est l’un des rares ministres à n’avoir jamais affiché sa couleur politique durant son exercice gouvernemental. Certes, la nomination d’Abdelmadjid Tebboune comme Premier ministre intervient dans un contexte politique et économique très difficile.
En effet, face à un contexte inhérent notamment à la contraction des prix des marchés pétroliers, à l’échelle mondiale, depuis mai 2014, ayant engendré une baisse des ressources publiques, l’amenuisement des recettes du Fonds de régulation des recettes, des déséquilibres financiers, le gouvernement Tebboune se doit de tenir compte de ces vecteurs avant d’élaborer son plan d’action.  D’ailleurs, dès sa prise de fonction, le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune a fixé les priorités de son gouvernement, notamment une reconversion « de notre économie, qui a été entamée par mon prédécesseur, ami et frère, Abdelmalek Sellal. Une reconversion économique nécessaire et urgente pour faire en sorte que notre pays ne dépende plus des fluctuations des prix des hydrocarbures », a-t-il déclaré. Il s’agit, a-t-il poursuivi, de construire une économie « plus saine et plus équilibrée », dans laquelle le secteur privé aura « toute sa place, peut-être même une place prioritaire, avec toute la régulation et le contrôle que doit faire le gouvernement, au nom du président de la République ». Un défi à la hauteur des ambitions qui ont toujours caractérisé Abdelmadjid  Tebboune, réputé pour « son intégrité» au sein de l’appareil d’État.
Âgé de 72 ans, le nouveau Premier ministre est un compagnon de longue date du chef de l’État qui l’avait nommé ministre de la Communication et de la Culture en 1999. Après dix ans de traversée du désert, Abdelmadjid Tebboune a été rappelé par la Présidence et nommé ministre de l’Habitat entre 2012 et 2017. Sa nomination au poste de Premier ministre fait suite à la démission du gouvernement, attendue après les élections législatives.
Né le 17 novembre 1945 à Méchria (wilaya de Naâma), Abdelmadjid Tebboune est issu d’une famille originaire de la commune de Boussemghoun dans la wilaya d’El-Bayadh.
Lauréat de l’École nationale d’administration (ENA) d’Alger, il a occupé plusieurs fonctions administratives dans les années 1980. Membre du comité central du FLN, le nouveau Premier ministre est entré en politique en 1975, comme secrétaire général de plusieurs wilayas, notamment Djelfa, Adrar, Batna et M’sila avant d’être promu en 1983 wali d’Adrar. Pour l’anecdote, c’est l’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal qui le remplacera au poste, en juin 1984. De là, il part comme wali à Tiaret jusqu’en 1989, Tizi-Ouzou de 1989 à 1991, c’est alors qu’il est nommé ministre des Collectivités locales. Il quittera le gouvernement deux mois après l’arrivée du défunt Président Boudiaf, à la suite d’un remaniement. En 1991, il devient ministre délégué chargé des Collectivités locales sous Chadli Bendjedid. Un an plus tard, il prend sa retraite anticipée. Il ne reprendra du service qu’en 1999 après l’élection de Abdelaziz Bouteflika à la présidence de la République qui fait appel à lui pour prendre en charge le ministère de la Culture et de la Communication. Un poste qu’il n’occupe que 6 mois avant d’être affecté au département des Collectivités locales. En 2001, il prend le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat. Il y reste un an avant d’aller représenter le Président Abdelaziz Bouteflika dans des missions diplomatiques ponctuelles en Iran et en Syrie. « En 1995, j’ai eu l’honneur et le plaisir de côtoyer le Président Bouteflika qui venait passer des séjours assez longs à Adrar. Ce qui m’a donné l’occasion de bénéficier de sa culture politique, de ses connaissances sur la révolution, sur la face cachée et les non-dits de l’Etat », se rappelle-t-il.
Un long et riche parcours jalonné de succès. Parmi ses faits d’armes, le lancement de la formule location-vente initiée par le président de la République Abdelaziz Bouteflika. Bien mieux, Abdelmadjid Tebboune a su, à partir de 2012, rattraper tous les retards et réussi le programme présidentiel en atteignant le chiffre record des 3 millions de logements inscrits, avec en «prime» l’éradication des bidonvilles avant de mettre le cap sur la résorption de la crise du logement fixée à 2018. Une réussite saluée par l’Organisation des Nations unies par la voie d’Eric Overvest, coordonnateur résident du système des Nations unies et représentant résident du programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Des efforts salués, également, par Alioune Bediane, directeur du programme «UN-Habitat», en visite en Algérie en mai 2016. Membre du comité central du FLN, Abdelmadjid Tebboune est le seul ministre à n’avoir jamais affiché sa couleur politique durant son exercice gouvernemental. Infatigable, au four et au moulin, Abdelmadjid Tebboune a été d’ailleurs chargé par le Président Bouteflika de l’intérim du ministère du Commerce à la suite du décès de l’ancien ministre Bekhti Belaïb, en plus du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville. C’est à lui aussi qu’a été confié le suivi de la réalisation de la Mosquée El-Djazair. Patriote, il a exigé des promoteurs de cesser les importations de produits et à utiliser ceux produits localement. Fonceur convaincu, populaire sans pour autant verser dans le populisme, Abdelmadjid Tebboune a su donner un nouveau souffle au secteur du bâtiment en débloquant près de 60 milliards de dinars pour payer les créances des sociétés de réalisation. Auparavant, près de 75 milliards de dinars ont été débloqués par la CNL (Caisse nationale du logement) afin de relancer les chantiers des formules publiques AADL et LPL (logement social). Signe de pragmatisme, il a été décoré en 2016 de l’ordre du mérite national pour son parcours et sa gestion du secteur de l’habitat, notamment pour avoir fait d’Alger la première capitale africaine sans bidonvilles. « Cette distinction est un message clair qui valorise la place de ceux qui accomplissent leur travail et de ceux qui assument pleinement leur responsabilité », avait ainsi fait valoir Abdelkader Bensalah lors de la remise des prix en juin 2016. L’Algérie, de par ses efforts dans la résorption de l’habitat précaire et l’éradication des bidonvilles, est perçue comme une référence africaine en la matière. En lui confiant la direction du gouvernement, le Président Abdelaziz Bouteflika sait qu’il a affaire à un homme d’Etat capable d’affronter et de surmonter les pires épreuves. Les épreuves, il y en aura car plusieurs dossiers attendent Abdelmadjid Tebboune, notamment la relance de l’économie, sa diversification, une gestion rigoureuse et rationnelle des dépenses et l’encouragement de l’investissement. Sans pour autant faire l’impasse sur le maintien de la politique sociale.

El-Djazair



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