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N° 105 - Mai 2017

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Partenariat public-privé

L’autre alternative pour le financement des projets

Par Yahia MAOUCHI



Intervenant à l’ouverture de cet atelier, Abdelmalek Boudiaf, ministre, par intérim, des Travaux Publics et des Transports a indiqué que le secteur des travaux publics et des transports envisage le recours à des solutions alternatives et complémentaires pour mobiliser des ressources financières nécessaires à la pérennité de son développement. A cet effet, le ministre a fait savoir qu’un groupe de travail interministériel qui planche sur le projet de loi régissant le partenariat public (PPP) a été présenté au gouvernement. Ce projet de loi, en préparation, concernant le partenariat public-privé, peut offrir une alternative intéressante pour le financement des projets. « Il faut libérer les initiatives et encourager ce genre de partenariat. Les moyens dont dispose le secteur pourraient être exploités et utilisés. Ainsi, pour diversifier le financement de nos projets, un groupe de travail interministériel qui planche sur le projet de loi régissant le partenariat public (PPP) a été présenté au gouvernement », a affirmé le ministre.
Cette rencontre, organisée sous le thème «le partenariat public-privé», traduit, selon le ministre, l’émergence d’une vision nouvelle dans la conception du service public et son mode de financement, privilégiant la mise en place de partenariat productif dans la gestion des projets d’intérêt général et ce, face à deux impératifs : la rationalisation des dépenses publiques en fonction des priorités, la satisfaction des besoins des populations, notamment en matière d’accès à des infrastructures répondant à des exigences de qualité, souvent à des besoins sous-régionaux, voire internationaux. Aujourd’hui, le secteur des travaux publics et des transports, envisage, dira M. Boudiaf, le recours à des solutions alternatives et/ou complémentaires pour mobiliser des ressources financières nécessaires à la pérennité de son développement. «  Dans ce contexte, les pouvoirs publics sont disposés à mettre en place des mécanismes de facilitations pour permettre une meilleure approche du développement du secteur et une plus grande ouverture aux opérateurs nationaux et étrangers dans le financement, la réalisation et la gestion des infrastructures dans le cadre d’une démarche économique rationnelle et d’un partenariat fructueux avec un transfert de savoir-faire, notamment les concepts de management et les outils de montage financier » a affirmé M. Boudiaf.

La Banque mondiale prête à accompagner l’Algérie
Aussi il y a lieu de rappeler que la dynamique de développement impulsée, depuis 1999, par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, s’est traduite par une avancée remarquable dans le rythme des réalisations, augmentant ainsi le parc infrastructurel de l’Algérie à plus de 125 000 km de routes, près de 1200 km d’autoroute, 4500 km de voies ferrées, environ 10200 unités d’ouvrages d’arts et de tunnels, 47 ports et 36 aéroports. « Toutefois les besoins restent encore importants pour assurer un maillage complet de notre pays et ce, compte tenu de l’étendue de notre territoire et également des besoins sans cesse croissants induits par le dynamisme de notre économie », a indiqué le ministre. Dans le même ordre d’idées, M. Boudiaf a plaidé pour le transfert de technologie et du savoir-faire. « À ce titre, le thème retenu pour ce rendez-vous nous invite à partager nos expériences, à expliquer les mécanismes des partenariats mutuellement bénéfiques et à dégager les facteurs de succès de cette option stratégique de développement économique et social », a-t-il insisté. A cet effet, cette rencontre est intervenue à point nommé, pour approfondir l’ensemble des questions devant aboutir à une meilleure compréhension des partenariats public-privé. « De votre participation à cet atelier, il est attendu d’aboutir à des recommandations pertinentes, pragmatiques et exécutables, pour la préservation et l’accélération du développement des infrastructures dans notre pays. A cet égard, la tenue de cet atelier n’est pas une simple rencontre de plus, mais il s’agit de poursuivre les réflexions déjà engagées, sur l’instrument que constitue le partenariat public-privé, en vue de profiter au mieux de ses avantages », a rappelé le ministre. M. Boudiaf a invité enfin l’ensemble des participants à s’impliquer pleinement dans les travaux, afin de tirer le meilleur profit de cette opportunité. De son côté, M. Demba Ba, représentant de la Banque mondiale en Algérie, a affiché la disponibilité de cette institution à accompagner le gouvernement algérien dans sa démarche de développer le partenariat public/privé (PPP). Selon lui, la BM veillera à partager son expérience, à expliquer les mécanismes des partenariats mutuellement bénéfiques et ce, dans l’objectif de dégager les facteurs de succès de cette option stratégique de développement économique et social. Pour sa part, M. Olivier P. Fermond, expert à la Banque mondiale, a, quant à lui, énuméré dans son exposé les avantages liés au PPP comme outil de financement alternatif, tels l’accélération et la multiplication des investissements d’infrastructures, la libération d’une bonne partie des ressources financières et humaines publiques, l’amélioration de la qualité du service public, l’optimisation des coûts et délais de réalisation, ainsi que le transfert du savoir-faire vers le secteur public. Rappelons enfin que Boudjemaâ Talaï, ministre des Travaux publics et des Transports, avait déclaré en décembre dernier que le projet de loi en cours d’étude au niveau de son département, relatif au financement des projets via le partenariat public-privé, insufflera une nouvelle dynamique aux projets d’infrastructures.

70 % taux d’avancement des travaux de l’aéroport d’Alger
 En marge du séminaire, Abdelmalek Boudiaf s’est enquis également de l’état d’avancement des travaux d’extension de l’aéroport international Houari-Boumediene. Sur les lieux, le ministre a fait savoir que la réception de cette  nouvelle aérogare internationale d’Alger en 2018 lui permettra de devenir un hub régional et continental de transit de voyageurs, et un trait d’union entre l’Afrique, l’Europe, l’Amérique et d’autres destinations. Accompagné de Tahar Allache, Directeur général de l’aéroport Houari-Boumediene, le ministre a insisté sur le respect des délais de réalisation de cette aérogare qui doit disposer d’une gare multimodale comprenant les différents moyens de transport pour faciliter le déplacement des voyageurs. De son côté, M Allache a affirmé que les travaux vont bon rain. « Il ne reste plus que les travaux de finition. La phase d’équipement a été entamée. Il a y a des équipements qui sont prêts et il ne manque que leur montage », a précisé le DG. A première vue, et comparativement à la dernière visite effectuée par Boudjemaâ Talaï, et qui remonte à plus d’un mois, les changements sont visibles. Les carreaux en verre de la façade ont été placés avec un taux d’avancement de plus de 83%. Les ascenseurs ont été montés et le processus du transport des bagages est pratiquement mis en place. Le ministre a mis l’accent sur l’importance de la formation du personnel, que ce soit en matière de gestion, d’exploitation mais aussi dans le domaine de l’accueil des passagers. Il a également relevé l’importance du transfert du savoir-faire aux jeunes cadres algériens à travers des partenariats avec les entreprises étrangères activant sur ce chantier. Dans le même ordre d’idées, M. Boudiaf a insisté également sur la nécessité de régler la problématique des retards dans le traitement des bagages et surtout celle liée aux vols. Pour rappel, le coût global d’extension de l’aéroport international Houari Boumediene est estimé à 74 milliards de dinars et s`étale sur une superficie de 20 hectares. Il sera doté d`un parking véhicules de 4.500 places, de 3 parkings avions et voies de circulation d`une superficie de plus de 424.000 m2, de 120 points d’enregistrement, de 84 guichets de contrôle et de 9 tapis roulants. Le financement de ce méga projet est assuré par l`Entreprise de gestion des aéroports d`Alger à hauteur de 45 milliards de dinars tandis que le reste est financé par le Trésor public. Cette nouvelle aérogare, dont les travaux de réalisation ont été confiés à la société chinoise CSCEC, assurera un trafic de 10 millions de passagers/an et gérera 1.800 bagages/heure.

Y. M.



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