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N° 107 - Août 2017

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La vigilance toujours de mise

Lutte contre le terrorisme, sécurisation et surveillance des frontières nationales

Par Smail ROUHA



Les frontières nationales notamment terrestres du sud-ouest du pays sont en butte aux activités des narcoterroristes qui s’adonnent à des multiples activités illégales qui portent atteinte à la sécurité du pays et à l’économie nationale. En effet, il est connu et reconnu que les narcotrafiquants et les contrebandiers activent en commun avec les terroristes des différents groupes criminels qui se trouvent dans les pays voisins à nos frontières, d’où la nécessité d’une vigilance constante et du renforcement de la coordination dans les domaines liés aux renseignements, à la prévention et à  la lutte sur le terrain contre ces criminels dont les activités criminelles concernent en plus du trafic de drogue, la contrebande et la commercialisation illégale d’armes et de munitions. « Sans aucun doute, les plus dangereux étant les différents réseaux de contrebande, notamment ceux de trafic d’armes, à qui l’ANP a toujours fait face et a mis en échec leurs desseins hostiles à notre pays», souligne le général de corps d’érmée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, à l’occasion de l’inauguration d’une nouvelle base de l’armée de l’air de déploiement, au niveau de la 6e Région militaire à Hassi Tiririne (Tamanrasset). « La  dégradation dans les pays voisins a mis les frontières de l’Algérie dans une situation très préoccupante exigeant une grande vigilance de la part de l’ANP pour garantir la sécurité du pays et protéger l’intégrité du territoire national (…) Le contexte actuel est très compliqué suite aux conditions difficiles que traverse la région. Cela impose une vigilance permanente et un déploiement rigoureux et exige de nos éléments d’être omniprésents physiquement sur tous les fronts à l’intérieur du pays pour faire face aux groupuscules terroristes résiduels ainsi que sur la bande frontalière », déclarait, en mai 2014, le général Boualem Madi, directeur de la communication de l’état-major au ministère de la Défense. En effet, le problème numéro 1 qui menace dangereusement la sécurité nationale demeure… le trafic d’armes. Depuis l’éclatement de la Libye et le pourrissement du conflit au nord du Mali, le phénomène prend une ampleur inquiétante dans les zones frontalières en Algérie. Les réseaux de trafiquants nouent des connexions avec des groupuscules terroristes algériens. Aussi, des moyens adéquats tant mobiles que fixes sont mis en place pour la sécurisation et la surveillance de ces frontières qui s’étalent sur 3.058 km, a savoir des patrouilles et autres brigades mixtes, des caméras infra-rouges, des radars mobiles, des moyens aériens notamment des drones, ainsi que des procédés de surveillance par satellites. Cette infrastructure militaire qui vise, selon le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, à « préserver la sécurité du pays et ses frontières Sud (...) aura sans doute un important rôle sur plusieurs volets, notamment en matière de facilitation du contact permanent avec les différentes unités implantées dans cette zone, en plus de l’appui des opérations de soutien logistique de ces unités ». L’Armée nationale populaire est pleinement consciente que sa préoccupation première, dans une conjoncture marquée par des bouleversements régionaux et internationaux et des mutations et évènements aux effets incertains, est de garantir la sécurité et la stabilité de l’Algérie ainsi que la préservation de sa souveraineté réaffirmant, à chaque fois, que la menace représentée par les groupuscules terroristes ne saurait porter atteinte à l’unité du territoire et du peuple algérien et que l’ANP sera toujours présente pour faire échec à leurs funestes projets. Il faut savoir que la question de la sécurisation des frontières nationales ne date pas des situations de crise que vivent la Tunisie, la Libye et le Mali. Mais elle s’est affermie avec la connexion discursive entre terrorisme, crime organisé, narcotrafiquants et immigration clandestine. Infrastructure stratégique, cette base sera d’un apport certain pour la préservation de la sécurité du pays et de ses frontières sud. Elle permettra également de « rehausser les performances de nos éléments et unités déployés dans cette région, et de préserver ainsi la sécurité du pays et de ses frontières sud», a ajouté le chef d’état-major de l’ANP soulignant à l’endroit des éléments de l’ANP dans la région: «Vous êtes conscients de ce que représente ce front en défis sécuritaires, ses sources, ses objectifs et ses dimensions.» Avec la même détermination, le général de corps d’armée a mis l’accent sur la nécessité de redoubler de veille et de vigilance pour garantir la réussite de la stratégie du Haut Commandement de l’armée nationale populaire à même de sauvegarder la sécurité de l’Algérie et de son peuple et de préserver sa stabilité, tout en appelant à une disponibilité permanente afin d’empêcher les groupes terroristes de franchir nos frontières.
Plaque tournante de la contrebande et de l’immigration clandestine, Tamanrasset reste une zone sous haute surveillance, d’où cet intérêt particulier du chef d’état-major Gaïd Salah qui a ainsi mis l’accent sur les grandes missions assignées à l’ANP, notamment dans «cette importante Région, qui exige de tous la capacité d’anticiper et de faire face à toutes les menaces ou dangers d’où qu’ils proviennent, avec l’efficacité requise, et de poursuivre la traque des criminels et de leurs acolytes de contrebandiers et de narcotrafiquants, et ce, afin de délivrer notre pays de ces fléaux néfastes». Pour le général de corps d’armée, «cela confirme toujours que les ambitions de nos forces armées sont illimitées, en ce qui concerne le renforcement de leur développement et leur cohésion avec la lourde responsabilité qui leur incombe». Le vice-ministre de la Défense nationale a relevé «les grands pas parcourus par l’ANP resserrant l’étau sur les bandes criminelles et leurs soutiens qui n’en sont pas moins dangereux, à l’image des réseaux de contrebande et d’immigration clandestine». Partant de cette approche sur le terrain, avec tous les sens ayant trait à la notion de sécurité globale et multidimensionnelle, avec le degré de sécurité instaurée aux quatre coins du pays, «nous avons veillé à resserrer l’étau de plus en plus sur les bandes terroristes, et à entraver la route à chacun de leurs supports criminels», a insisté Ahmed Gaïd Salah tout en soulignant que «sans aucun doute, les plus dangereux étant les différents réseaux de contrebande, notamment ceux de trafic d’armes, à qui l’ANP a toujours fait face et a mis en échec leurs desseins hostiles à notre pays». En effet, c’est dans le sud du pays, une région proche de la poudrière libyenne, que les armes les plus dangereuses transitent, se vendent et s’échangent notamment dans les régions de Tamanrasset et Adrar, deux vastes territoires que l’armée nationale populaire tente de surveiller minutieusement pour éviter l’avènement d’une menace armée. D’autant plus que le général de corps d’armée a affirmé, lors de sa visite à la 6e région militaire, que « notre approche de la notion de sécurité, est une approche globale et multidimensionnelle, et nous avons pu (…) traduire cette notion sur terrain en faisant de l’Armée nationale populaire un réel chantier ouvert sur tous les domaines, et un chantier de travaux permanent avec une cadence accélérée, cela confirme toujours que les ambitions de nos forces armées sont illimitées, en ce qui concerne le renforcement de son développement et sa cohésion avec la lourde responsabilité qui lui incombe». 
S. R.



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