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N° 105 - Mai 2017

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L’ANP, la Gendarmerie nationale et la Sûreté nationale sur tous les fronts pour assurer la sécurité

Le Président Bouteflika appelle à faire preuve de vigilance

Par Smail ROUHA



« Les menaces terroristes existent au regard de la situation qui prévaut dans certains pays voisins» soulignait en janvier Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, en marge de l’inauguration du siège de la daïra de Héliopolis dans la wilaya de Guelma. Ces menaces, a indiqué Noureddine Bedoui, s’accompagnent de la volonté de semer la désunion parmi les Algériens d’où le défi «plus grand», a-t-il dit, de la prise de conscience par le citoyen algérien qui a fait preuve durant les années passées d’un sens élevé d’engagement et de responsabilité. «L’Algérie qui s’apprête à organiser des élections législatives et locales durant cette année a besoin de sécurité et de stabilité pour mettre en place les conditions nécessaires à la réussite de ces rendez-vous», a ajouté le ministre de l’Intérieur. Une affirmation réitérée, un mois plus tard, en marge de sa visite d’inspection dans la wilaya de Tizi Ouzou. « Il y a des menaces et des volontés malsaines de nuire à la stabilité et à la sécurité de notre pays » a souligné Noureddine Bedoui. Entre temps, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a révélé, lors d’une cérémonie de remise,  par l’Onda, de droits d’auteur dus aux artistes au titre de l’exercice 2015, que « des parties anonymes étaient à l’origine des récents incidents qu’ont connu certaines régions du pays, notamment Béjaïa, et qui tentent de déstabiliser le pays ». Pour Abdelmadjid Tebboune, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, un véritable travail a été réalisé pour pousser les gens à protester. «  On travaille la masse en disant qu’il n’y avait plus d’argent. Que les projets sont à l’arrêt, qu’on ne va plus lancer de logements », a-t-il ajouté avant d’affirmer que les sites ayant alimenté la discorde « ne sont que cinq: un au Maroc, pro-israélien et sous-traitant d’Israël, deux en France, un en Israël, et un autre en Allemagne. « L’attentat déjoué, le 26 février dernier dans la ville de Constantine est venu rappeler que les forces occultes qui souhaitaient la déstabilisation de l’Algérie sont toujours à pied d’œuvre. L’attentat avorté de Constantine montre que le terrorisme wahhabo-sioniste en Algérie n’est pas totalement défait et qu’il constitue une importante capacité de nuisance. Ce fléau est entretenu par la situation d’anarchie qui règne en Libye et au Mali de plus, il est conforté par la vulnérabilité de la Tunisie. Mais personne n’est dupe et aujourd’hui, tout le monde sait fort bien qui manipule ces groupes sanguinaires qui n’existeraient pas sans leurs patrons américano-sionistes et leurs bailleurs de fonds des pays du Golfe. Ces mêmes patrons qui ne cessent de jeter de l’huile sur le feu face à une situation déjà fragilisée par une crise économique causée par la chute des prix des hydrocarbures, décidée par les mêmes forces. Ainsi l’Algérie reste dans le collimateur des lobbys sionistes, qui continuent d’user de divers moyens pour parvenir à leurs fins ; pour preuve, le récent démantèlement d’un réseau d’espionnage au profit de l’entité sioniste, découvert dans le sud du pays. Ces manipulateurs de manettes ont ainsi pu constater l’inutilité de leur nouvelle campagne d’intoxication médiatique sur une opinion publique aussi avertie que la population algérienne, comme le soulignait le Président Abdelaziz Bouteflika dans son message du 18 Février dernier : « Nous sommes conscients et convaincus que notre peuple, dans toute sa composante et notamment sa jeunesse, pétri d’un esprit nationaliste infaillible puisé dans les sacrifices de nos valeureux chouhada ne succombera pas à des machinations et autres complots ourdis outre mer et relayés par divers supports médiatiques.»
En effet, l’Algérie est confrontée à d’importants défis sécuritaires à ses frontières géographiques avec les Etats du voisinage en proie à des problèmes récurrents représentés par le terrorisme et la criminalité organisée sous toutes ses formes. Situation qui s’est accentuée avec l’aggravation de la situation sécuritaire et l’instabilité qui règne en Libye, en Tunisie et au Mali, des pays qui constituent la profondeur stratégique de l’Algérie qui s’emploie à les soutenir et à les accompagner sur les plans politique et sécuritaire, conformément aux principes immuables qui régissent sa politique étrangère et qui inspirent son approche globale concernant son environnement régional.
 « La situation qui prévaut chez les pays voisins, comme la Libye, et toute la région du Sahel, a favorisé la montée en puissance de groupes terroristes, du crime transfrontalier et des réseaux de passeurs d’immigrés clandestins. Cette situation a créé une anarchie et s’est répercutée sur l’Algérie, qui, fort malheureusement, est devenue la cible à partir de l’étranger, mais aussi à l’intérieur du pays où des sectes et des groupuscules tentent de déstabiliser le pays et de créer un climat de tension et d’anarchie. Nos frontières sont, désormais, ciblées par des réseaux criminels», a affirmé le général-major Menad Nouba, commandant de la Gendarmerie nationale, à la clôture du séminaire sur «le partage des expériences et l’intégration de nouvelles approches opérationnelles». Ainsi, ces derniers temps, plusieurs hauts responsables ne cessent de brandir la menace d’un « complot » contre l’Algérie. Certains se posent déjà la question : qui complote contre l’Algérie ? L’oligarchie mondiale ? Certains pays arabes ? Des pays voisins ? Les groupes terroristes ayant prêté allégeance à Daech ?  Des ennemis internes et externes? Une certitude ! Tout indique que le complot tramé contre l’Algérie vise son rôle clé dans la région du Maghreb, du Sahel et de la Méditerranée. Le projet de déstabilisation de l’Algérie est bien réel. Il ne date pas d’aujourd’hui. L’ancien président français Nicolas Sarkozy n’avait-il pas déclaré clairement qu’après la Libye et la Syrie « ça sera le tour de l’Algérie ». Lui emboitant le pas, le journal le Figaro de février 2016, sous le titre « Pourquoi l’Algérie fait peur à l’Europe » écrivait : «L’effondrement des cours du pétrole ébranle les fondements de l’économie, du pouvoir et de la société, faisant craindre une déstabilisation profonde du pays et une vague de départs. » Pour étayer ses écrits, le journal ouvre ses lignes à l’écrivain Boualem Sansal qui soutient que « le scénario d’une escalade de la terreur sur le modèle syrien me paraît tout à fait crédible » en Algérie. Tandis que le célèbre journaliste palestinien, Abdelbari Atouane, dans l’éditorial du journal Rai Alyoum du 9 juillet 2015 développait : «Il y a un plan diabolique qui vise à transformer l’Algérie en une autre Syrie. L’Algérie est visée. Et quand nous disons qu’elle est visée, c’est parce que les informations en notre possession sont très fiables. Les promoteurs du scénario sanglant qui est en train de ravager la Syrie veulent l’exporter vers l’Algérie».
La stratégie occidentale d’éviction des puissances rivales à travers la balkanisation du théâtre moyen-oriental et l’instrumentalisation de la menace terroriste et des vulnérabilités intérieures s’étend à la sphère maghrébine. La déstabilisation de l’Algérie est en cours : le point de rupture, c’est-à-dire l’agenda et le comment, c’est-à-dire la stratégie, sont modulables au gré des évolutions géopolitiques, des intérêts stratégiques et des résistances rencontrées. Certes, les crises économiques et idéologiques qui secouent le monde et les bouleversements géostratégiques ont un impact direct sur beaucoup de pays, notamment en voie de développement, à l’instar de l’Algérie, d’où « la nécessité de conjuguer nos efforts et de resserrer nos rangs pour une exploitation optimale des compétences, aussi nombreuses que méritoires, que recèle notre pays dans tous les domaines », soulignait le Président Abdelaziz Bouteflika dans son message à l’occasion de la Journée du chahid. Un pays qui ne cadre pas avec le concept de la mondialisation et qui développe ses relations avec la Russie et la Chine. Deux faits qui font de l’Algérie le mauvais élève de la classe. Semer le chaos en Algérie demeure une solution. Si l’ennemi avait tout prévu, l’Algérie aussi. Possédant une armée solide, consciente et responsable, l’Algérie émerge avec une stratégie de prévention dont les détails ne sont connus que par les plus professionnels. De fait et avant même le déclenchement des violences dans les pays arabes, l’Algérie avait mis au point un plan de non-retour aux années du terrorisme, d’autant plus qu’elle avait connaissance de ce qui se préparait par l’OTAN, une alliance militaire multinationale qui reste au service du nouvel ordre mondial inspiré par le Mossad. Un plan qui vise à un nouveau découpage du monde arabe. Mais le plan ne fonctionnera pas en Syrie et certainement pas en Algérie, qui continue de lutter contre les sous-traitants de l’OTAN. Aussi, il apparaît clairement, aujourd’hui plus que jamais, que les défis de l’heure imposent à tous de s’astreindre au plus haut degré à la vigilance afin de faire avorter les manœuvres et complots pour que l’Algérie demeure comme elle l’a toujours été, un bastion imprenable pour ses ennemis, une Algérie forte et fière, attachée à nos référents nationaux riches en épopées héroïques, souligne la Revue El-Djeich dans son numéro de janvier dernier. Décidément, le retour de l’Algérie sur la scène internationale et le retour de la stabilité gênent beaucoup de centres d’intérêts étrangers…et même internes.
S. R.



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