Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 109 - Nov 2017

Go

A la une

Le général-major Abdelghani Hamel

« L’Afrique compte sur l’Algérie pour la mise en marche d’Afripol»

Par Rafik BITOUT



L’organisation africaine pour la coopération policière Afripol sera officiellement lancée à partir du mois d’octobre prochain, selon le général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale, qui a présidé, à Alger, la clôture des travaux de la réunion consultative sur le lancement de cette organisation africaine de coopération policière. « Une fois les textes avalisés, Afripol sera lancé officiellement », assure le général-major Abdelghani Hamel, précisant que la différence des lois de lutte contre la criminalité dans les pays membres d’Afripol n’est pas une entrave aux activités de cette organisation. Pour le DGSN, l’important est l’échange d’expériences, d’expertises et d’informations, l’essence même de cette réunion consultative à laquelle ont pris part des experts de l’Union africaine (U.A), les organisations internationales Interpol, Asiapol et Europol ainsi que les bureaux régionaux africains de police. Dans son intervention de clôture, le général-major Abdelghani Hamel s’est dit convaincu que cette initiative de partage d’expérience et d’expertise et de meilleures pratiques avec les organisations de police internationale et régionales constituera sans nul doute une démarche importante dans le développement d’Afripol en terme de vision de gouvernance stratégique, technologique et opérationnelle et ce pour une organisation forte et efficace.  « Ces organisations ont échangé avec nous leurs expériences que nous avons débattues. Ce qui nous fera gagner du temps. Leurs expériences et expertises seront exploitées pour avoir une idée sur le fonctionnement de leurs organisations et les mesures prises pour transcender les différents obstacles. Cette réunion a été aussi une occasion pour exposer la vision consultative d’Afripol » indique le général-major Abdelghani Hamel, qui signale au passage que la désignation de la présidence d’Afripol est du ressort de l’U.A. ainsi que son financement. « Pour le moment, il n’y a pas encore de budget pour Afripol. Il faut d’abord attendre que les textes réglementaires soient adoptés et que la commission paix et sécurité de l’UA mette en place les crédits dans le cadre de son nouveau budget », explique-t-il, précisant que c’est l’Algérie qui prend en charge, pour le moment, les frais qui découlent de cette organisation. Actuellement, l’Algérie abrite le siège de l’Afripol et assure le secrétariat général intérimaire, désigné par la DGSN. Le Gabon, le Soudan, l’Egypte et le Sénégal se sont portés volontaires pour dépêcher leurs cadres dans la police afin de renforcer l’équipe du secrétariat intérimaire, fera-t-il savoir. « Certains pays ont accepté que leurs cadres de la police soient détachés à Afripol. Dans une première phase, les pays africains comptent beaucoup sur notre pays pour la mise en marche de cette organisation », indique-t-il en faisant part, par ailleurs, de l’engagement de l’Algérie de chapeauter toutes les actions de formation qui seront initiées par les organisations internationales ou régionales. Dans leurs recommandations, les participants ont notamment salué la tenue de cette rencontre et son importance dans l’échange d’expériences avec les organisations régionales similaires «afin d’assurer le meilleur démarrage possible» à Afripol. Pour sa part, le représentant de la commission de l’Union africaine, organisatrice de cette réunion, Tarek Ahmed Sharif, a précisé qu’Afripol « est un mécanisme africain de consultation, de coordination et d’échange d’expérience entre les différentes forces de police africaines et avec les autres organisations similaires et non pas une force d’intervention ».
Pour le général-major Hamel, les travaux de cette rencontre consultative « ont démontré combien la transnationalisation des défis et des menaces, aujourd’hui pleinement établie, constitue constitue une donnée fondamentale dans la prise en charge des statuts rendant vaine toute idée de sécurité séparée » ajoutant que le champ d’intervention d’Afripol « pourrait connaître une extension considérable, en intégrant d’autres domaines ». Une variété, a-t-il dit, perçue au même titre que les risques, les menaces et les vulnérabilités auxquels fait face le contient africain. « Qu’il s’agisse de la sécurité économique, de sécurités environnementale, sanitaire et énergétique ou qu’il s’agisse de sécurité des personnes et des biens, le foisonnement des approches sécuritaires traduit une situation nouvelle dans laquelle nous sommes appelées à agir de manière globale et multisectorielle », a relevé M. Hamel. En ce sens, le DGSN a estimé qu’Afripol «constituera un moyen de promouvoir une solidarité active afin de prévenir les nouvelles formes de criminalité émergente, et ce faisant, de conférer au principe de l’indivisibilité de la sécurité toute la crédibilité qu’elle mérite».
Dans sa déclaration, le général-major Abdelghani Hamel a affirmé que l’’apport d’Afripol constituera une « valeur ajoutée certaine » à la nouvelle architecture mondiale de sécurité. Intervenant à l’ouverture d’une réunion consultative sur le démarrage d’Afripol, le général-major Abdelghani Hamel a souligné que « les  tragiques évènements que nous enregistrons chaque jour, n’épargnant aucun continent, démontrent que la menace est globale et diffuse, laissant perplexes les polices les plus efficaces et les mieux organisées ». Pour le général-major Hamel, les défis majeurs engendrés par les nouvelles formes de terrorisme, de radicalisation, de combattants terroristes étrangers, de cybercriminalité, de trafic illicite de drogues et d’armes à feu, en sus des crises migratoires et humanitaires, et autres fléaux criminels, « constituent des facteurs de menace à la paix et la sécurité aux niveau national, régional et international ». Une situation qui requiert une réponse concertée et intégrée grâce à une coopération qui doit être solidaire, franche et spontanée, pour relever ces défis communs, dont l’apport d’Afripol constituera une valeur ajoutée certaine à la nouvelle architecture mondiale de sécurité, selon le directeur général de la Sûreté nationale, pour qui « meilleur garant » du succès d’Afripol « demeure la rigueur avec laquelle nous veillerons à mettre en œuvre » le processus de son démarrage, « dans le cadre d’une démarche qui doit répondre non seulement aux urgences sécuritaires, mais aussi et surtout s’inscrire dans la durée pour aboutir à une organisation continentale de coopération policière viable et pérenne à l’ère des ensembles régionaux et internationaux ».

R. B.



Articles de la même rubrique

Du même auteur

Par Rafik BITOUT

Les plus lus

L'Algérie avant tout
AMMAR KHELIFA.

LE SYSTÈME D’INFORMATION :
Par ‎Abderrahmane RAOUYA - Ministre des Finances.

Télécharger version PDF

Version PDF

Special Wilaya D'Alger

Version PDF

Special Habitat version PDF

Version PDF

Special Habitat (english version)

Version PDF