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N° 107 - Août 2017

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2016, année du lancement des TIC en Algérie

« C’est Faraounique »

Par Yahia MAOUCHI



L’année 2016 sera celle de la révolution numérique en Algérie, notamment avec le lancement prévu prochainement de la 4G. Ce qui permettra à l’Algérie de sortir du sous-développement numérique et de se mettre ainsi au diapason des grandes nations. Pour répondre aux attentes des usagers des TIC, Mme Houda-Imane Faraoun, ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, qui ne badine pas sur les moyens pour développer son secteur, a annoncé récemment que la 4G sera lancée en mai 2016. La première responsable du secteur des TIC a  souligné également que le paiement électronique entrera en vigueur à l’issue de la certification électronique prévue en 2017, et l’application de la loi du e-commerce, toujours en étude, afin de garantir une protection du consommateur utilisateur du payement électronique. Dans la même dynamique, le Groupement d’intérêt économique travaille actuellement avec la Satim (Société d’automatisation des transactions interbancaires et de monétique) sur un projet de modernisation de la plate-forme monétique interbancaire. Objectif : « La faire évoluer en matière de fonctionnalités et de volumétrie. ». Mieux encore, Algérie Télécom compte lancer un réseau wifi grand public, «Wifi Outdoor», dans le cadre de sa stratégie de généralisation du haut débit, sur tout le territoire national. Pour la ministre, cette prouesse sera «une aubaine pour les PME spécialisées dans les nouvelles technologies de sous-traiter avec AT pour le développement de ce projet qui s’inscrit dans le service de proximité».

Le lancement de la 4G mobile, cheval de bataille
La nouvelle ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, est à coup sûr, en tête de ses objectifs pour cette année 2016. Ainsi, la première responsable du secteur a affirmé récemment, lors d’une rencontre avec la presse, que l’appel d’offres pour l’attribution de licences mobiles de la quatrième génération (4G) sera lancé pour ce mois, alors que les résultats de l’appel d’offres seront rendus publics par l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) le 17 mai prochain. Pour permettre  aux trois opérateurs de la téléphonie mobile en Algérie de soumissionner, la ministre rassure que des souplesses ont été apportées au nouveau cahier des charges. Toutefois, les opérateurs seront dans l’obligation d’assurer dans un premier temps, précise la ministre, la couverture d’au moins 10% des wilayas qu’ils choisiront eux-mêmes et préciseront la date du lancement de l’activité 4G qui leur convient. La ministre qui ne badine pas avec les délais de réalisation, met en garde contre le retard dans le lancement de la nouvelle technologie mobile, comme ce fut le cas avec la 3G. Il est à préciser également que ledit nouveau cahier des charges ne limitera pas les activités des opérateurs, au contraire, ils auront toute la liberté dans leurs activités. Les opérateurs qui décrocheront la licence d’exploitation sont appelés à déployer la 4G dans toutes les wilayas du pays d’une façon progressive dans un délai de 4 ans. Le nouveau cahier des charges prendra en compte les capacités d’investissement de chacun des trois opérateurs concernés par la licence 4G. En somme, l’acquisition de cette nouvelle technologie permettra à l’Algérie, estime la ministre, de «  rattraper d’ici 2018, le retard accusé ces dernières années, en matière d’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication ». La maitrise de cette technologie permettra également à l’Algérie, poursuit-elle, d’être au diapason des pays « voisins voire même les pays européens». Pour rappel, l’opérateur Ooredoo avait testé, lors du mois de mai, la 4G en présence de la ministre Houda-Imene Faraoun. A cette occasion, la ministre rassure que l’étude du projet de l’utilisation du GPS (localisation géographique par satellite) notamment par téléphone était à un niveau avancé. Tandis que Mobilis est techniquement fin prête pour le lancement de la 4G.

Paiement électronique pour bientôt
Bonne nouvelle pour les clients d’Algérie Poste qui font face souvent au problème de liquidités. La ministre des TIC rassure que ce phénomène disparaitra définitivement grâce à l’introduction, à terme, du paiement électronique qui accuse un retard en Algérie. Certes, cette procédure prendra un peu de temps car la mise en place du paiement électronique nécessite une infrastructure et une réglementation à mettre en place. D’autant qu’il faudra prendre en compte deux volets importants, technique et réglementaire. Un dossier, concernant aussi bien  Algérie Poste que les banques, sur lequel son département travaille avec le ministère des Finances. Il y a un impératif de la certification électronique par rapport au volet réglementaire créé. Il reste la mise en œuvre qui a été déclenchée il y a quelques mois. «On pense que durant le premier semestre de l’année 2016, un certificat électronique sera mis en œuvre et qui permettra d’aller vers l’étape suivante par rapport au paiement électronique». Madame Farouan, qui a « bouleversé » depuis sa prise de fonction, le secteur des TIC a, également annoncé que plusieurs projets visant l’amélioration de la qualité de service public, dont le projet de la banque postale, sont inscrit dans l’agenda de son département. La ministre s’affaire également en coordination avec les secteurs du Commerce et de la Justice, notamment, à activer une série de lois relatives au projet dont la loi sur le « e-commerce » pour protéger  les consommateurs et les opérateurs à la fois

La 4G LTE fixe par tout et tout le temps
Les réflexes d’une économie numérique commencent à entrer dans nos mœurs. Autrement dit, l’environnement se prête à une économie numérique dynamique en Algérie, au vu des moyens  mis en place par les pouvoirs publics pour son développement. L’Algérie a été le premier pays à disposer de cette technologie sur le continent africain, en lançant la 4G LTE fixe en avril 2014,  annonçant l’entrée officielle du pays dans l’ère numérique. La 4G permet d’accéder au haut débit, une couverture de l’internet plus étendue, notamment dans les zones sans couverture téléphonique, et enfin un développement de l’environnement multimédia, de la vidéo sur internet et du streaming. Mieux, elle a préparé le terrain pour le lancement de la 4G mobile. Une révolution qui a changé nos vies dans une  Algérie connectée, moderne, rapide et efficace.

La 5G sera pour 2020
Prévue en 2020 pour le grand public, la technologie mobile 5G prend déjà forme. Les grands équipementiers et constructeurs ayant laissé leurs empreintes sur les précédentes technologies peaufinent les standards de la 5G. Des opérateurs mobiles effectuent déjà des tests. Aperçu d’un avenir très proche. La combinaison des télécommunications avec la prochaine génération des réseaux mobiles, l’industrie des technologies d’information et celle des médias va s’accentuer dans le temps en raison de l’utilisation croissante et permanente des métadonnées mobiles dans le monde. Pour répondre aux attentes des usagers en matière de services, de débits, de modes d’accès, de couvertures radio et de qualité de service (QoS), plusieurs opérateurs mobiles s’intéressent de près aux avantages de la cinquième génération des réseaux des télécommunications mobiles (5G), toujours au stade conceptuel. La 5G est conçue pour connecter les objets et non plus les humains avec toute la complexité que cela représente. Selon différentes études, il est prévu entre 50 milliards et 100 milliards d’objets connectés en 2020. Ces objets connectés sont très hétérogènes avec des prérequis très différents et il faut par conséquent un réseau capable d’absorber tout ce trafic en prenant en compte les différentes contraintes. Tout comme nous avons connu depuis les années 1990 des opérateurs classiques de téléphonie mobile, il y aura un nombre important d’opérateurs d’objets qui vont apparaître dans les années à venir. La 5G sera ainsi, la technologie la plus répandue dans le monde à partir de 2020 avec la mise en place des plates-formes nécessaires pour supporter cette innovation. Aussi, comme cela l’a été avec la 3G et la 4G, l’Algérie ne veut plus se faire surprendre par l’évolution des technologies des télécommunications en se tenant d’ores et déjà informée  des évolutions autour de la technologie mobile de 5e génération. Dans ce registre, Mobilis ne s’est pas trompé, dans la perspective du grand bond vers la 5G, en choisissant, comme partenaire la firme chinoise Huawai, nouveau leader mondial des solutions IT, qui a opté pour une stratégie technologique offensive orientée cloud computing et ultra haut débit. 

Le lancement de la 3G a révolutionné la société algérienne
Rappelons enfin que la pénétration d’Internet dans la société algérienne a augmenté sensiblement, passant de 6% à 24% en quelques mois, grâce à l’engouement pour la 3G. En outre et afin d’éviter les coupures, comme ce fut le cas lors de la section d’un câble  en mer par un bateau étranger, le département de Houda Imane Faraoun a annoncé, rappelle-t-on d’autres chantiers comme l’installation d’un nouveau câble internet entre Oran et Valence, puis un second entre Alger Valence. Des chantiers dont le montant s’élève à 36 millions d’euros. Mieux, elle a annoncé également la baisse probable et prochaine des prix d’Internet. C’est une volonté de la ministre de permettre l’accès au web à tout le monde. Reste que la bataille à mener est celle du contenu, l’économie numérique. En un an, le marché de la 3G en Algérie a cru plus rapidement qu’en six années chez nos voisins marocains. De quoi rester optimiste, en attendant la généralisation de la 4G, qui révolutionnera indubitablement la société algérienne.
Y. M.



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