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N° 116 - Oct 2018

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Le sens de l’Etat

Nourredine Bedoui, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales

Par El-Yazid DIB



Brave, courtois et très aimable, Nourredine Bedoui est ce commis de l’Etat qui garde toujours ce punch dû aux nobles fonctions qu’il avait eues à exercer, affirme sans conteste son environnement. Un sens de l’Etat. Veillant à la sauvegarde de son panache, l’homme énarque des premières heures qu’il était s’expédiait contre vents et marées à avoir en affichage permanent ce sourire et cette prédisposition à vouloir se moudre dans la société, tel un poisson dans l’eau. A toutes les fonctions, il s’adapte aisément. N’est-ce pas là le propre d’un excellent manager ? C’est son tempérament naturel de sérénité, qui croit-on comprendre, est devenu un moteur de vie et d’existence. Quel que soit l’apparat que l’on porte, l’uniforme que l’on endosse ou le poste que l’on exerce, l’essence profondément humaine finira toujours à ne pas se dépérir et rester intacte dans toutes ses perceptions nobles et positives.
L’homme du fait d’une activité quelconque tend à produire une copie de son être en vue de paraitre ce que peuvent croire ses vis-à-vis. Dans son temps, le temps coule à flot sans qu’il puisse à intermittence s’en rendre compte. Epris par cette idylle fonctionnelle, cherchant à chaque coup le comment être au niveau de la confiance placée en sa personne, l’homme-lige, acteur principal, s’oublie vite et se perpétue à s’investir dans son métier. Cet homme peut aussi fondre sous une émotion capable de le déshabiller, le laissant se voir dans toute sa nudité d’homme sentimental et sensible. Bedoui, ayant traversé plusieurs contrées, plusieurs wilayas, est resté cet homme que l’on admire a sa venue et que l’on pleure à son départ. Le mouvement des walis aura à entraîner, lors de réceptions de bienvenue et/ou d’adieu, beaucoup de pleurs, d’aigreurs et de regrets. Ce seront des instants pleins de silence plaintif et de soupirs sans cris. Pour une dernière fois, l’amabilité et la sincère courtoisie se dispenseraient des usages d’un protocole certes recommandé, mais contraignant et inutile. Justement, c’est ce lourd protocole auquel l’homme se soumet ou tient à y soumettre les autres, qui dans de pareils moments fout le camp et brise les cadenas de toute chasteté. J’en garde de lui beaucoup de souvenirs.
De l’avis de ces amis et collaborateurs, Nourredine Bedoui est privilégié de recueillir l’unanimité des témoignages affirmant sa grande modestie et sa haute aptitude intellectuelle. Cherchant la compétitivité, la réalisation d’objectifs socio-économiques, le bonheur citoyen, Bedoui en sa qualité de ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, sait que tout se joue à la base de cette honorable collectivité locale. La commune dans son esprit est par essence une décantation qui symbolise les principes généraux de l’organisation territoriale consacrée par l’ordonnance de 1967 et les textes modificatifs subséquents. Ces fondamentaux organiques n’ont cessé depuis d’être réaffirmés par les successives lois solennelles du pays. Cellule de base dans un Etat unitaire, la commune constitue donc dans sa forme d’assemblée populaire élue, un espace d’expression démocratique et un outil de gestion participative. C’est là, dans ce giron, que le fait local tend à prendre toute l’ampleur de l’effort dédié au développement et à l’épanouissement social. L’initiative citoyenne, étant un précepte cardinal, ne peut s’accommoder d’être uniquement un slogan à afficher sur un fronton d’édifice. « C’est le citoyen qui est au cœur de la commune et de nos principales préoccupations », dit-il. Pour continuer de souligner que « c’est lui qui la rend dynamique, opérante et pérenne »
Le train des reformes que compte engager le ministre va permettre aux collectivités locales notamment la cellule da base, la commune, une accession compatible à l’évolution de la société. L’émergence et la promotion de l’intercommunalité vont dans le sens où la commune va agir et non subir. C’est cette vison pragmatique de pouvoir voir la réalité des choses qui fait de Monsieur Bedoui un homme qui a du haut sens de l’Etat. C’est là, croyons-nous, le résultat d’un travail acharné et fortement soutenu. Mais aussi dune longue expérience dans la locale. La passion y était d’avoir géré des wilayas au même titre que l’est la hargne de bien servir maintenant ses nouvelles missions.
Le ministre porte de fortes ambitions pour son secteur. Un secteur qui, à vrai dire, est un touche-à-tout. La panoplie des mesures à même d’apporter les correctifs est nécessaire pour améliorer la qualité de la prestation fournie. Entre autres, le service public dans sa dimension républicain demeure un axe prioritaire dans la feuille de route du ministre. Car sans audit le constat est une désolation. Échec ou faiblesse de toutes les reformes annoncées, une administration classique qu’étouffe une bureaucratie sans nom, un personnel sous-formé dont l’absence de motivation est déterminante, l’excès de prudence administrative provoque la multitude de documents et l’absence de cohésion interservices. C’est toute cette situation complexe qui, toutefois, s’est un peu améliorée ces derniers temps qui exige davantage de procédures d’appui et de mesures radicales. Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a fait de grands pas vers une fluidité sans conteste dans la production de l’acte lié au service public. Cette politique qui nécessite en permanence une attention particulière va davantage être renforcée pour le bien-être du citoyen. Pour son amélioration il ne suffit pas de jeter son désarroi uniquement sur les pièces d’identité, mais regarder un peu vers ceux qui les produisent. Le service public au sens de Bedoui doit être une symbiose de légalité, d’égalité et de transparence. Un regard attentif sur la formation des personnels attelés à cette tâche dans l’administration locale devient une priorité cardinale. Partant du capital acquis dans les annales de la collectivité nationale qu’il a marquées avec brio, Bedoui est l’un de ceux qui ont façonné un tant soit peu la fonction préfectorale républicaine. Il en connait les coins et les recoins. Les points forts et les faiblesses.
L’homme n’a pas à faire une démonstration de sa capacité à la gestion immédiate. Il sait d’avance ses objectifs et leurs thématiques. La mise en action d’un programme ambitieux à même de hisser son secteur au diapason des aspirations citoyennes est déjà en route. Il parle du programme de reforme des collectivités locales (PRCL).


E. Y. D.



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