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N° 107 - Août 2017

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« Nous revendiquons un gouvernement issu de la majorité »Le secrétaire général du FLN Amar Saadani a

« Nous revendiquons un gouvernement issu de la majorité »

Par Rafik BITOUT



C’est un Amar Saadani très remonté et sûr de lui qui s’est présenté devant la presse. S’exprimant lors d’une conférence de presse, animée, à l’hôtel El Aurassi (Alger), le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) a revendiqué la paternité en tant que parti majoritaire issu des dernières élections remportées par le FLN. Une revendication appuyée par la réussite du 10e Congrès du parti placé sous le signe du rajeunissement. Néanmoins, le secrétaire général du FLN a souligné que son parti demeure mobilisé afin d’œuvrer avec tous les Algériens pour défendre les acquis et la stabilité du pays. Le FLN appelle à la constitution d’un front national regroupant l’ensemble des partis et associations qui ont soutenu le Président Abdelaziz Bouteflika. Aussi, Amar Saâdani a profité de l’occasion pour plaider pour la création d’un «front national» de soutien au président de la République et pour «protéger le pays». «Ce front sera constitué de l’ensemble des partis et associations qui ont soutenu le président», a expliqué le patron du FLN. «On invite tous les partis et toutes les associations pour la création d’un front national qui protégera le pays», a-t-il souligné, rejetant de facto la proposition d’Ahmed Ouyahia, secrétaire général par intérim du RND (Rassemblement national démocratique), proposant la constitution d’une alliance présidentielle comprenant son parti, le FLN, le TAJ du ministre du Tourisme, Amar Ghoul, et le MPA du ministre du Commerce, Amara Benyounes. Pour Amar Saadani, le FLN n’a pas pour vocation d’être «un des wagons du train, mais d’en être la locomotive». «Il faut que le FLN soit la locomotive, parce qu’il est le parti majoritaire, et il faut que l’alliance soit constituée autour de lois, de projets, de débats et non de personnes ou d’autres entités», détaille Saâdani, précisant, dans le même contexte qu’il n’y a pas de conflit de positionnement au pouvoir entre les deux partis.

Il défend Ahmed Gaïd Salah
 Abordant la polémique suscitée par la «lettre de félicitation» envoyée par le chef de l’état-major de l’ANP au SG du FLN, au lendemain de sa réélection à la tête du parti à l’issue du 10e congrès, Amar Saâdani a mis à profit cette occasion pour répondre à certains leaders de l’opposition, qui se sont offusqués dans la presse à la suite de cette missive de Gaïd Salah.
«C’est dans nos traditions, à chaque occasion ou événement, nous transmettons une lettre de remerciements au chef de l’état- major pour les exploits réalisés par cette institution», a-t-il soutenu en guise de justification. Pour Amar Saadani, le message du chef d’état-major «ne constitue pas une violation de la Constitution» et les attaques dont il est l’objet sont injustifiées, tant le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah a toujours agi dans la légalité. «Ceux qui critiquent sa lettre sont ceux qui ont appelé à l’intervention de l’armée lorsque le Président était hospitalisé au Val-de-Grâce, pour provoquer un coup d’Etat. Mais si Gaïd avait refusé que l’armée intervienne, il a refusé le coup d’Etat contre la légalité constitutionnelle», a affirmé le patron du FLN, qui en a profité pour remettre à sa place une certaine opposition qu’il considère dépourvue de projets. «Depuis la venue de Gaïd, on ne fait plus les présidents en Algérie, ils sont élus», a-t-il affirmé. Par ailleurs, Saâdani s’est attaqué à une «certaine presse» dirigée, selon lui, par un seul rédacteur en chef.
Amar Saâdani plaide pour une opposition forte…
Évoquant l’opposition, Amar Saâdani a remis en cause l’existence de cette opposition en se demandant : «Où est l’opposition ?» Et de répondre : «Elle ne se trouve que dans les journaux.» «C’est une opposition dont le seul slogan est de dire non. Elle attend que les élections aient lieu pour les contester. C’est une opposition qui n’a pas d’alternative. Je souhaite qu’il y ait une véritable opposition autour de programmes et lors des débats», a-t-il dit. Aussi, le patron du FLN a émis le vœu : «Nous voudrons bien une opposition forte, une opposition qui propose de l’alternative qui porte un seul slogan.» Il a estimé que l’opposition «n’existe que dans les journaux». «C’est une opposition dont le seul slogan est de dire non. Elle attend que les élections aient lieu pour les contester. C’est une opposition qui n’a pas d’alternative. Je souhaite qu’il y ait une véritable opposition autour de programmes et lors des débats. Il lui faut respecter la légitimité populaire», a-t-il dit.

…et pour un Etat de droit
Au plan national, le secrétaire général du FLN a affirmé que son parti développera une action politique moralisée qui repose sur la légalité et la représentativité pour édifier un Etat de droit.
Plus explicite, il soulignera que cette action politique visait à construire une économie nationale forte au sein d’un Etat qui jouit de sécurité et de stabilité. Concernant les résultats du Xe congrès du parti qui a été un succès selon ses dires, il a indiqué qu’ils constituaient la réponse à ceux qui remettaient en cause la bonne santé du parti. « Le dossier de la contestation au FLN est clos », a-t-il martelé soulignant que la direction du parti n’a empêché aucun militant de participer au congrès. Par ailleurs, il a estimé que l’accès de nombre de ministres au Comité central du parti était un « droit politique garanti par la Constitution. Avec l’adhésion de ces ministres, le parti forme une majorité au gouvernement et telle est la revendication que nous avons de tout temps portée », a-t-il enchainé. Concernant la révision de la Constitution, M. Saâdani a réitéré la position de son parti qui appelle « à libérer le projet de révision », préconisant au préalable d’assurer les conditions à même de favoriser sa concrétisation. Lors du 10e congrès du FLN, Saâdani a affirmé que ce rassemblement s’est déroulé dans «une démocratie et une transparence totale», ajoutant que c’était «un congrès historique pour ses militants et militantes, ainsi que les personnalités politiques». Le SG du FLN a souligné que «les bonnes circonstances» dans lesquelles s’est déroulé cet événement «ont permis au peuple algérien de reconquérir la stabilité du pays», a-t-il dit. Dans ce cadre, il a profité de l’occasion pour rappeler la présence des femmes et des jeunes lors du congrès. A noter que le nombre total des participants était de 6 739, dont 1 213 femmes (19.04%), et pour les moins de 30 ans, 1 003 (15.74%).

R. B.



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