Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 110 - Dec 2017

Go

A la une

Sétif, ville propre et verte

Plus qu’un slogan… une réalité

Par Salim HOURA



« Les réalisations, actuellement en cours dans la ville de Sétif constituent un modèle pour les autres villes arabes en matière de conduite des extensions urbaines. La ville de Sétif dispose d’une identité, d’un patrimoine et d’un capital susceptible de garantir sa prospérité et son évolution», affirmait Ghassan Samman, représentant de l’Organisation des villes arabes (OVA) lors l’ouverture des travaux du colloque sur «La gestion urbaine», organisé à la maison de la culture Houari-Boumediene de Sétif, dans le cadre de la célébration de la Journée arabe de la ville. Une lapalissade pour quelqu’un qui a vu la transformation de Sétif. Aujourd’hui Sétif se transforme… Sétif grandit… Mais au-delà d’une simple croissance, c’est un développement humain pour la ville qui est recherché. Certes, le cœur de ville reste le point central de sa croissance. Les nouveaux quartiers côtoient les anciens, qui sont réhabilités. Les grands projets préparent Sétif pour l’avenir. L’habitat social se développe avec des écoles, des parcs et des jardins, des équipements sportifs et culturels, des commerces et des bureaux... Depuis de nombreuses années, la Ville est présente dans tous les quartiers par un investissement important sur les équipements scolaires, les équipements de proximité, les équipements culturels et les équipements sportifs. Cela permet de créer un maillage complet d’équipements et de services publics support de la qualité de vie dans tous les quartiers. Ainsi, mixité culturelle et humanisme forment le socle de son développement. Aussi, pour préserver la santé publique et la propreté de la ville, tout un programme a été établi par Dr Nacerdine Ouahrani, président de l’Assemblée populaire communale de Sétif. Un programme axé sur l’éducation environnementale. « La santé publique est la science et l’art de prévenir les maladies, de la promouvoir grâce aux efforts de tous », souligne le chef de l’exécutif communal. Pour se faire, un programme d’aménagement et d’embellissement a été tracé.

Une ville propre
En dépit d’une explosion démographique, la ville de Sétif demeure l’une des villes les plus propre d’Algérie, fruit d’une dynamique instaurée depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies par les anciens responsables et dictée par les habitants. La propreté de la capitale des Hauts-Plateaux est assurée par pas moins de 400 fonctionnaires et plus d’une centaine d’agents qui collectent pas moins de 280 tonnes de déchets et autres ordures ménagères chaque jour. La flotte de camions qui sillonne les 19 secteurs qui relèvent du parc de Sétif est composée de 36 camions bennes-tasseuses. Par ailleurs, le ramassage des ordures ménagères des agglomérations secondaires a été confié à des microentreprises de collecte de déchets créées dans le cadre de l’Ansej. Concernant les routes, il faut noter que la majorité des artères de la ville a été réhabilitée. Outre le ramassage des ordures, la réfection de l’éclairage public et des feux tricolores, la ville de Sétif connaît ces derniers temps une véritable dynamique d’amélioration urbaine. Cette dernière consiste à doter les cités de l’antique Sitifis en espaces verts. Plusieurs points-pilotes ont été pris en charge par les jardiniers de la commune.

Le plan vert
Sétif : une ville belle et propre. Ses espaces vers et ses larges avenues bordées d’arbres la rendent encore plus belle. Sétif, une ville où les grands boulevards donnent une image très reluisante de la cité d’Aïn-Fouara et de ses habitants. Le secret ? Les Sétifiens sont poussés par l’effort jusqu’à s’acquitter de cette facture envers la nature partout où ils vont. Si la ville est un exemple, ses habitants ont tendance à ne pas perdre leurs habitudes urbaines dès qu’ils sortent de leur fief. Un constat mis à profit par les autorités locales qui ne lésinent point sur l’effort. Pour maintenir ce civisme, un « plan vert » a été élaboré par l’APC, selon Nacerdine Ouahrani. Un plan axé sur des campagnes de sensibilisation et des actions concrétisées sur le terrain. L’objectif est de donner une esthétique à la ville et de consolider la culture de l’environnement au sein de la communauté, en particulier les élèves « futurs écocitoyens».

Un parking à étages
Le glas a sonné. Après la lutte contre les marchés informels, c’est au tour des parkings sauvages au milieu des tissus urbains. Au vu des déficits en aires de stationnement à Sétif, et pour améliorer le problème du stationnement et aider à lutter contre la création d’aires de garage sauvages, les autorités locales comptent réaliser un parking à étages. Présenté comme non seulement une solution mais une autre source de recettes pour la collectivité, le parking à étages serait en mesure de régler une partie du problème. Seulement, la municipalité n’a pas les moyens pour la réalisation d’un tel ouvrage, dont le coût dépasse largement le milliard de dinar. Aussi, les autorités locales ont lancé un avis d’appel d’offres. Cet avis d’appel d’offres concerne en particulier les investisseurs privés intéressés par cet appel à manifestation d’intérêt. La réalisation des parkings à Sétif réglera non seulement le problème du stationnement, mais générera des postes de travail et mettra, dans une certaine mesure, un terme aux parkings «clandestins». Disposés à investir dans un tel créneau, certains opérateurs économiques qui ne manquent ni d’idées ni de moyens financiers, y songent sérieusement. Pour le P/APC de Sétif, le parking est une priorité. «Cette question est l’une de nos préoccupations ; nous devons régler le problème de son financement», souligne le Dr Ouahrani, premier magistrat d’une cité qui étouffe. Le seul et unique parking communal, situé en face du stade Mohamed Gassab, devrait faire l’objet d’un lifting. En pleine expansion urbanistique, la ville a besoin de ce genre d’infrastructures de base.

Un système enterré et automatisé pour les ordures
Dans le but d’améliorer le côté esthétique des quartiers tout en diminuant les nuisances olfactives et permettre une grande capacité de stockage, les autorités locales ont investi dans un nouveau système enterré et automatisé pour la collecte des déchets ménagers. La réalisation de 30 bacs à ordures enterrés a coûté 100 millions de dinars, selon Azzedine Bentriou, directeur des services techniques de l’APC, qui révèle l’existence d’un projet de 20 autres bacs enterrés à ordures. La collecte de déchets sous terre présente un certain nombre d’avantages par rapport à la collecte avec les conteneurs habituels: une intégration paysagère discrète, une meilleure esthétique, un accès aux personnes à mobilité réduite. En outre, les bornes sont sécurisées et fermées pour empêcher les chiffonniers de manipuler les déchets ménagers. Il s’agit également d’une solution qui prend très peu de place et est donc parfaitement adaptée en ville. Le système est en plus, grâce à la structure en acier, particulièrement résistant au feu. L’ouverture des deux bornes peut se faire par clé ou par code d’accès et code-barres. Les deux bornes sont hermétiques, ce qui empêche l’émanation des odeurs nauséabondes. Les deux bornes sont équipées aussi d’ascenseurs sécurisés fonctionnant avec une batterie électrique autonome pour la collecte des déchets. Les éboueurs ne sont désormais plus obligés de manipuler les déchets, ce qui va réduire les risques de contamination par des maladies liées au contact avec les ordures. Autre avantage de ce système, la possibilité de mettre en place plusieurs bacs sur un même site de sorte à susciter un système de tri des déchets, pour pouvoir les recycler. Il est question, en somme, d’une solution clé en main pour les collectivités locales qui souhaitent améliorer la qualité de vie des habitants en dissimulant les points de collecte des ordures domestiques.

250 millions de dinars pour le parc roulant
La prise en charge quotidienne des déchets n’est pas une sinécure. « Pour des pannes lourdes, l’immobilisation de pas moins de 12 bennes-tasseuses complique la tâche de nos équipes soumises à une forte pression. Le problème des pannes perturbe fortement les interventions de nos agents et du matériel sur-utilisé. La municipalité qui avait l’année dernière signé un gros contrat de plus de 700 millions de dinars avec la SNVI qui devait nous livrer 18 bennes-tasseuses, n’a réceptionné que deux camions. Cette situation complique davantage notre mission. Je profite de l’opportunité pour informer mes concitoyens qui doivent s’impliquer dans la préservation de leur environnement », indique le chef de l’exécutif communal.

Un aquaparc à Aïn-Fouara
Etudié et approuvé par le Calpiref, sanctionné par la décision du wali accordant une grande importance à l’amélioration urbaine et aux questions relatives au bien-être du citoyen, le projet d’aquaparc s’étendra sur une superficie de 9 000 m2. Prévu initialement du côté d’Aïn Arnat, le projet sera finalement implanté au niveau du nouveau pôle des sports et divertissement d’Ouled Saber où les autorités locales ont réservé une assiette de 120 hectares. Jouxtant le futur complexe sportif de 50 000 places couvertes, le parc sera composé de 3 piscines dont une pour enfants. Pour rentabiliser un tel patrimoine communal, les concepteurs du projet prévoient des locaux commerciaux, un restaurant, un petit hôtel et une salle des fêtes. Avec ces fonds de commerces, la municipalité engrangera de substantielles recettes. L’on apprend qu’une enveloppe de 100 millions de dinars sera injectée dans le projet.
Avec la réalisation d’un tel projet, la masse juvénile de la capitale des Hauts-Plateaux devra bénéficier d’un espace de loisirs et divertissement.

100 millions de dinars pour réaménager le parc d’attractions
Le parc d’attractions de Sétif, situé en plein centre ville sur l’emplacement d’une ancienne caserne, d’une superficie de quelque 50 ha dont 13 ha sont représentés par un espace gazonné, a été créé en septembre 1985. Géré d’abord par une entreprise spécialement créée, il fut repris par la commune de Sétif en 1998. Deux lacs artificiels y sont implantés où les jeux de pédalo entraine, en été surtout, la grande foule. Il existe différentes attractions dans ce parc.  Des manèges, un zoo où se trouvent de nombreux animaux, des locaux commerciaux, des fontaines, ainsi que des terrains de tennis et de boule font la joie des Sétifiens surtout pendant les week-ends. Néanmoins avec le temps, sa situation commençait à se dégrader. Aussi, lors de sa visite d’inspection dans la wilaya de Sétif, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a accordé une enveloppe de 100 millions de dinars pour son réaménagement. «Le montant alloué sera consacré à l’aménagement de fond en comble du parc qui aura à court terme un autre visage. L’éclairage, les espaces verts ainsi que le lac artificiel seront réhabilités. Pour ce qui est des manèges, le contrat liant la commune à l’exploitant n’expire qu’en 2016.Une réflexion sera à ce sujet lancée prochainement. Un nouveau cahier des charges sera dès lors établi. Le document doit répondre aux exigences de l’heure. L’actuel ou le futur exploitant doivent équiper le parc de manèges de standards internationaux», a souligné Nacerdine Ouahrani, président d’APC de Sétif.

Une forêt récréative à Zenadia
L’aménagement de la forêt de Zenadia en forêt récréative sur 192 ha est également un de ces grands projets qui permettra aux habitants de la ville de Sétif, et même des alentours, de bénéficier d’une immense zone de détente et de loisirs. A ce sujet, il y a lieu de signaler qu’une enveloppe de 200 millions de dinars a été accordée par le Premier ministre Abdelmalek Sellal aux autorités locales pour l’aménagement de cette forêt, trésor naturel en péril du fait qu’elle est devenu un lieu de tous les maux de la société et une véritable décharge sauvage et ce, en l’absence d’une concrète politique pour la protéger. Son aménagement en forêt récréative permettra aux familles sétifiennes de passer des moments agréables en toute détente d’autant qu’il est prévu l’aménagement d’espaces de sécurité.

 Réhabilitation des espaces verts et aménagements urbains
Une grande attention est accordée à l’aménagement des grands boulevards de Sétif et de ses principales entrées qui annonceront une image somptueuse de la ville. C’est ainsi que plusieurs opérations relatives au bitumage des rues et des voies, à la réhabilitation des réseaux divers, à la réfection de l’éclairage public et à l’aménagement des espaces verts et des aires de jeux ont été initiées. En outre des actions de réhabilitation et d’entretien des jardins publics de la ville de Sétif ont été lancées avec pour objectif d’offrir aux habitants du chef-lieu des espaces idoines de détente et d’oxygénation. Ces opérations ont concerné entre autres les jardins Emir-Abdelkader et Chellal-Tayeb au centre ville, ainsi que les deux espaces verts El-Maaouda  et Bouaraoura à l’Est et l’Ouest de la ville. Les travaux prévus porteront sur le nettoyage des espaces, leur embellissement, la plantation d’arbres et arbustes d’ornement, le renforcement de l’éclairage public, l’aménagement de voies et leur pavage. La requalification de ces espaces est appelée à terme à atténuer la pression actuellement exercée sur le parc d’attractions et le jardin Emir-Abdelkader qui ne désemplissent point. D’ailleurs, l’espace qui abritait l’ex-Souk de l’informel, plus connu sous l’appellation (Souk Abacha) a été transformé en espace de détente et de loisirs. Par ailleurs, l’APC de Sétif a consacré une enveloppe conséquente pour l’entretien de 84 écoles primaires de la commune. Les travaux ont porté sur l’étanchéité, la peinture, les sanitaires, l’électricité, les bâches à eau ainsi que d’autres commodités pour les personnes aux besoins spécifiques. Par ailleurs, des écoles datant de l’ère coloniale ont bénéficié d’opérations de réhabilitation.

L’Observatoire du 8-Mai45
Initié par les autorités locales, le projet de l’observatoire du 8-Mai-1945 sera implanté à la cité El Hidhab sur une superficie de 40 000 m2. La première pierre a été posée le 8 mai 2012 par le président de la République lors de sa visite à Sétif. D’une autorisation de programme (AP) de 300 millions de dinars, l’Observatoire du 8-Mai-1945 sera doté d’un auditorium de 600 places, d’unesalle d’expositions, d’une médiathèque, d’une bibliothèque et d’autres dépendances en rapport avec la thématique historique et mémorielle. D’une architecture agréable et aérée, inspirée, selon la maquette du projet, d’un style mêlant le moderne au traditionnel, cet observatoire constituera un lieu d’étude, de recherches et de rencontres avec pour objectif la sauvegarde de la mémoire collective de la nation.

Une administration modernisée et moderne
La modernisation de l’administration et l’amélioration de la qualité du service public figurent en priorité dans le plan d’action du gouvernement portant mise en œuvre du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour les cinq prochaines années. Pour assurer le bon déroulement des retraits de documents administratifs (extrait de naissance, fiche familiale, fiche individuelle, certificat de résidence et autres), certaines APC s’y sont préparées. Comme c’est le cas au niveau de l’APC de Sétif qui, en prévision du grand rush de la rentrée scolaire, a pris les devants. Sur place, les documents sont délivrés en un minimum de temps du fait qu’ils sont informatisés. Mieux encore. Selon Nacerdine Ouahrani, P/APC de Sétif, désormais le 12 S et le 12 N sont délivrés dans toutes les communes. « Plus besoin de revenir à son lieu de naissance pour retirer ces documents», s’est-il félicité. En effet, ce sont pas moins de 13 antennes qui ont été ouvertes à travers la commune et dotées de les moyens. En fait, c’est une administration moderne et modernisée, ouverte sur les grandes mutations que connaît notre pays et un service public de qualité à la mesure des aspirations du citoyen. Aussi envisage-t-elle de se doter, après la publication d’une revue interne de sensibilisation, d’un site internet pour permettre à l’ensemble de ses partenaires et résidants de communiquer efficacement. Elle mettra des services en ligne pour permettre aux administrées d’effectuer des opérations via internet.
S. H.



Articles de la même rubrique

Du même auteur

Par Salim HOURA

Les plus lus

L'Algérie avant tout
AMMAR KHELIFA.

Après l’automobile
Par Yahia MAOUCHI.

La transformation numérique
Par Dr Ali Kahlane,.

Sécurité alimentaire
Par Yahia MAOUCHI.

Saison estivale 2017
Par Farid HOUALI.

Télécharger version PDF

Version PDF

Special Wilaya D'Alger

Version PDF

Special Habitat version PDF

Version PDF

Special Habitat (english version)

Version PDF