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N° 116 - Oct 2018

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Journées d’information de la sûreté nationale

La gestion démocratique des foules

Par El Yazid Dib



« Chaque concept a son évolution.» La phrase est celle d’un général-major, directeur général de la sûreté nationale. Abdelghani Hamel en l’occurrence a abordé ainsi le développement de « sa théorie » consistant en « la gestion démocratique des foules ».
                                                                                                                                                                                                 
Une salle d’exposition pourtant immense s’est révélée exiguë pour contenir des manifestations d’une grande ampleur. La grandeur ne vient pas des choses exposées, mais de cet esprit qui tend à s’ouvrir et à s’investir davantage dans le quotidien du citoyen. La police, à travers ces journées dans leur 35e édition, a jugé indispensable d’exercer cette approche didactique envers le public. L’adage, pour dévier du slogan, de cette année se confinait dans une potentialité avouant intrinsèquement toute la plénitude policière d’associer l’individu au travail de tous.  « Ensemble pour une police de proximité », résume en fait l’autre abord managérial de faire du partenariat social et citoyen un pacte collectif pour une paix et un ordre durables.  Ces portes ouvertes dédiées à l’information se sont clôturées à Constantine en ces jours de fin de toutes les scolarités. La foule était nombreuse et se rendait aléatoirement curieuse envers ces troupes en tenue bleue, ces unités républicaines et toute cette prédisposition d’efforts en vue de parachever la vulgarisation des missions dévolues à l’une des institutions des plus prestigieuses de l’Etat. Il y avait de la clarté dans cette face cachée. La richesse de l’exposition en termes de valeur didactique et documentaire cadre parfaitement avec la noblesse de la corporation. De minuscules tablettes, de chiches matériels, de minutieux objets, la représentation s’est indubitablement affirmée au diapason de la modernité et du renouveau que l’administration policière est censée incarner. Les statistiques affichées exprimaient en toute évidence l’apparat volontaire d’un chef résolu à aller de l’avant vers la transparence. La Direction générale de la sûreté nationale a fait des pas de géant dans cet élan la rendant égale à celles d’outre-mer. Sa modernité n’est plus par ailleurs à démontrer. Pourtant la petitesse du salon et l’ampleur de l’âme qu’il contient ne semblent pas se définir dans l’expression de l’immensité éducative et informationnelle  acquise par l’événement. Au moment où les nouvelles technologies de l’information font la synthèse de toutes les sphères, la police algérienne est aussi – elle le prouve – apte à se hisser au firmament de la maîtrise de ces nouvelles techniques d’information et de communication.
La clôture était une apothéose dont la distinction marquante était celle de la prestation en alternative des questions/réponses, posées par un panel de journalistes et assurées par un directeur général serein, imperturbable et rassuré. Le général-major, tantôt laconique, tantôt loquace, maniait selon la portée de la thématique posée, le verbe et ses multiples conjugaisons toniques. De la fermeté à l’aplomb, de la largesse d’esprit à l’assurance,  il gérait la conférence de presse comme aurait à gérer un maître son amphithéâtre. Il ne répliquait pas, il enseignait. Le caractère du général qu’il est, s’exprimait par  ses formules ordonnancées de concision, de netteté et de précision. Comme un Dalloz. Quant au gestionnaire qu’il incarne, l’expression était toute imbue de sentences argumentées et fortement étayées. Lorsqu’il répondait à ce vœu de bien vouloir développer davantage cette notion de  gestion démocratique des foules, sachant que par essence, par nature et par définition, le service de police est répressif, sinon préventif mais certainement coercitif ; le directeur général de la sûreté nationale s’est inscrit droitement dans une logique de développement conceptuel affirmant que « celle-ci requiert impérativement du professionnalisme, et beaucoup de pédagogie ». Elle se moule dans un encadrement exploratoire doté de tous les éléments préalables    à même de garantir sa présence, disait-il. Comme il insistera à transcender le négatif vers des pré-requis dans l’essence du concept. Cette gestion harmonieuse ne peut se faire que si des supports préliminaires se réalisent. Les  fondamentaux à ceci demeurent, outre la recherche de la quiétude, la prévention comme support classique, l’éducation dans son sens culturel, l’aide et l’assistance comme dimension humaine, la psychologie comme persuasion  et enfin le caractère originellement greffé dit répressif en face de foules hostiles.  Ce caractère répressif viendra en amont à toute une série de mesures et bien entendu dans l’éventualité d’une réaction  proportionnelle à l’action l’ayant engendrée, croit-on savoir. Il tranchera net que  «  la police n’entend jamais offrir des cadavres »,  même si cela ne peut réjouir certains centres malveillants. Il accentuera le point sur le souci génésiaque du corps à maintenir l’ordre public et son rétablissement au profit des populations et de la tranquillité publique. Ainsi, la sécurité des mouvements devient une équation organique par laquelle tout le monde est concerné. Elle est ce sentiment national     que se partage une communauté. Le général-major dira que ses services continueront à produire ce sentiment et lutteront contre le comportement incivil et les attitudes « insécuritaires ». En bon orateur, sourire en appoint, le directeur général clôturera cette conférence et ces journées d’information par la fourniture de chiffres exhaustifs, l’exhortation faite à ses cadres de les donner. Il fait donc de la police une institution à portes ouvertes, à  bilan clair, à pignon sur la transparence.
El-Y. D.

 

Chorta, publication périodique de la DGSN
De la matière grise et du talent à revendre !

Le dernier numéro de la revue Chorta a encore confirmé l’empreinte du professionnalisme de l’équipe qui confectionne cette publication. Un numéro qui contient des sujets variés mais qui respecte la cohésion thématique générale que seul un collectif aguerri, doté d’une vision pluridisciplinaire et motivé, est en mesure de monter. De la visite du ministre de l’Intérieur libyen à la présence de la DGSN au Salon national de l’automobile, en passant par la célébration du 8 Mars, journée de la femme, les séminaires organisés par l’institution et la poursuite de la réalisation des infrastructures destinées au corps de la police, il y a un fil conducteur qui permet au lecteur de suivre sans difficulté la problématique centrale telle qu’elle est posée et telle qu’elle est définie par un corps constitué qui accorde désormais une grande importance à la communication.
Rien n’est fait au hasard ou au gré des humeurs. Tout est réfléchi et colle parfaitement à l’actualité. A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la femme, Chorta rend hommage à toutes les femmes sans exception, mais réserve une bonne place à son personnel féminin en consacrant un dossier aux policières, à leurs missions et aux défis auxquels elles font face. Traduisant une haute tenue républicaine, la revue prend sur elle le devoir de publier le discours prononcé par le chef de l’Etat à cette occasion et l’interview accordée par le général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale, au magazine Al amne oua al hayat (La sécurité et la vie).
Le numéro 103, paru en mars dernier, a le mérite d’informer, d’instruire et de former conformément aux objectifs tracés par le service de communication de la DGSN, une structure composée d’éléments polyvalents qui allient professionnalisme, conviction et motivation. Une structure chargée de par sa fonction de véhiculer les idées novatrices destinées à approfondir le choix moderniste d’une police engagée à jouer un rôle déterminant dans la préservation de la tranquillité publique.
Bien imprégnés des nouvelles orientations données par le général-major Abdelghani Hamel, l’équipe rédactionnelle de la revue Chorta et l’ensemble du personnel du service de communication assument parfaitement leur mission de vulgarisation des nouvelles dispositions mentales et pratiques qui contribuent à faire avancer la police algérienne dans la voie de la maîtrise technique et psychologique. Ils constituent en ce sens un élément essentiel du système intellectuel mis en place par la DGSN. Et c’est en toute logique qu’ils se retrouvent à l’avant-garde du combat contre les vieux réflexes et les méthodes éculées. La revue qu’ils confectionnent avec beaucoup de talent a fini par s’imposer comme un outil de travail et une source crédible d’informations que les journalistes recherchent. Une revue qui rejette la propagande et le « racolage » ! Une publication « tranquille » qui force le respect de par son sérieux et son net démarcage des conceptions stéréotypées. Et un organe qui cadre avec la vision du général-major Abdelghani Hamel lorsqu’il affirme que la police algérienne est déterminée à jouer un grand rôle dans la sauvegarde et la promotion des droits de l’homme.



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