Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 109 - Nov 2017

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Evenement

Cap sur le professionnalisme

Salon de la communication arts et métiers de la presse

Par Rafik BITOUT



Hamid Grine, ministre de la Communication, a réitéré son appel pour l’amélioration de la situation socioprofessionnelle des journalistes. « Les éditeurs de presse doivent veiller à l’amélioration des conditions professionnelles et sociales des journalistes », a déclaré Hamid Grine en marge de l’ouverture du Salon de la communication « Arts et métiers de la presse », tout en insistant sur le « devoir des journalistes d’accomplir leur mission dans le respect des règles de la profession et de l’éthique ». Organisé par le ministère de la Communication, en partenariat avec l’Agence nationale d’édition et de publicité (Anep), la Société algérienne des foires et expositions (Safex) et l’opérateur de téléphonie mobile Mobilis, ce premier salon, placé sous le slogan « Cap sur le professionnalisme » a été une occasion pour le grand public de découvrir les médias de l’intérieur, s’informer sur le fonctionnement des entreprises de presse et de communication, mais aussi discuter avec les hommes et les femmes qui font les médias.
Le salon a vu la participation de près d’une centaine d’entreprises de presse, tous secteurs confondus, dont El-Djazair.com, et des entreprises sous tutelles du ministère de la Communication.
Dans son intervention, le ministre de la Communication a exhorté les journalistes à faire preuve de professionnalisme dans le traitement de l’information et de crédibilité pour l’amélioration qualitative de l’information, tout en insistant sur le volet de la formation continue, d’autant, a-t-il affirmé, que les normes du professionnalisme exigées «sont universelles et non propres à l’Algérie ». Pour le ministre de la Communication, le professionnalisme se mesure par le respect de l’éthique et loin de la diffamation. Il a appelé par l’occasion les éditeurs de presse à investir dans la formation des journalistes.
«J’ai appelé les éditeurs de presse à allouer 3% de leur chiffre d’affaires à la formation des journalistes. Je n’ai vu jusqu’à aujourd’hui aucun des journaux à s’inscrire dans cette mouvance», a-t-il regretté.
D’ailleurs, l’un des objectifs de ce salon est de créer un espace de dialogue et d’échange d’expériences entre les différents acteurs et intervenants dans le domaine de la communication et des médias. Sur un autre plan, Hamid Grine a indiqué que le projet de loi sur la publicité « n’a jamais été examiné en Conseil du gouvernement », démentant ainsi certaines informations publiées. Le Salon de la communication était également l’occasion pour le ministre de revenir également sur la carte nationale du journaliste professionnel, à propos de laquelle il a précisé que «2 600 cartes ont été délivrées à ce jour», ajoutant que le paysage médiatique compte environ 400 journaux et magazines, dont 150 quotidiens. A la question inhérente aux conditions de travail des journalistes, le ministre de la Communication a révélé qu’un travail est entamé avec le ministère du Travail pour pouvoir songer à de meilleures solutions. Dans ce registre, il a annoncé qu’une décision est prise avec le secrétaire général de l’UGTA afin de «redynamiser la Fédération nationale des journalistes.»
Par ailleurs, il convient de souligner que ce premier Salon de la communication a connu une affluence importante. Le stand du magazine El-Djazair.com, l’unique magazine promotionnel de l’Algérie, a été parmi les plus visités, notamment par Hamid Grine, ministre de la Communication. Une équipe dynamique était sur place dès le matin, veillant aux moindres détails.

La fiabilité de l’information est un signe de professionnalisme
En marge du salon, la journaliste américaine Marvin Howe a insisté sur le fait que le journaliste doit être « neutre » vis-à-vis de l’information qu’il traite, en donnant les deux versions des faits (l’idée principale et l’idée opposée) pour bien alimenter son papier, mais aussi pour ne pas afficher son penchant et éviter tout subjectivisme même si c’est difficile.
Le journalisme d’information a pour but de renseigner le public sur les faits, les événements, les phénomènes qui ont cours dans la société et dans le monde en général, ainsi que sur toute question d’intérêt public. Mais la vérification a de tout temps été un élément de base du travail» a-t-elle souligné lors de la conférence intitulée «Les règles d’or du journalisme». Mme Marvin Howe a souligné que l’information factuelle rapporte les faits et les événements et les situe dans leur contexte, afin de permettre aux citoyens de mieux connaître la société et le monde dans lequel ils vivent, de porter des jugements éclairés sur l’actualité et sur les questions d’intérêt public. Pour cette spécialiste américaine de l’information, « le choix des faits et des événements rapportés, de même que celui des questions d’intérêt public traitées, relèvent de la discrétion des directions des salles des organes de presse et des journalistes».

La fin de l’analogique
L’analogique n’aura plus cours dans le monde au plus tard en juin 2020 conformément aux instructions des instances onusiennes concernées par cette question. Aussi, les Algériens devront se doter de téléviseurs captant les chaînes numériques terrestres. En effet, l’Algérie envisage d’interrompre l’analogique d’ici à 2017-2018, a souligné, Chawki Sahnine, directeur des études et de développement auprès de l’établissement public de télédiffusion d’Alger (TDA), lors d’une conférence-débat organisée en marge du Salon de la communication.
Intervenant sur le thème « La migration vers la diffusion numérique terrestre des programmes télévisuels et radiophoniques », l’expert a informé que l’Algérie se prépare pour assurer au mieux l’ouverture du champ audiovisuel. Après avoir lancé le premier bouquet en 2010 qui comporte 6 chaînes de télévision en mode numérique, trois nouveaux bouquets multiplexes sont programmés « en vue de diffuser un plus grand nombre de chaînes », a-t-il expliqué.
D’ailleurs un appel d’offres sera lancé avant la fin de cette année pour le 2e bouquet, même s’il revient à l’autorité de régulation de décider du nombre de chaînes à diffuser ainsi que sur la forme. Enfin, disons que le premier Salon dédié aux métiers de la presse ne sera pas passé inaperçu. Le métier de la presse est un métier qui passionne et ce genre d’événements rassurera la relève dans le domaine
R. B.



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