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N° 108 - Oct 2017

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Développement Local

Un homme de son temps

Par Leila BOUKLI



Incontestablement l’homme qui nous reçoit dans ses bureaux sis à El Biar, un large sourire aux lèvres, fait partie de cette nouvelle génération de gestionnaire ambitieux, formé et que les nouveaux défis de notre temps, loin d’effrayer, stimulent.
Il est sur tous les fronts. Force de propositions, le  PAPW n’hésite pas à présenter des contributions reflétant le point de vue de l’Algérie, tant sur le plan national qu’international sur des thèmes aussi riches que variés portant sur la modernisation de la capitale Alger, la mobilité urbaine durable en Méditerranée, la politique européenne de voisinage, l’énergie, le changement climatique, l’environnement, la gestion des déchets au niveau local et régional, le phénomène migratoire,  l’ afflux des réfugiés … Que sais-je encore.
Son mandat prenant fin en 2017, il ne compte pas pour autant se présenter aux législatives pour siéger à la nouvelle APN, bien qu’il soit membre de la direction politique du FLN depuis presque quinze ans. Son souhait est de briguer un second mandat pour pouvoir parachever le plan stratégique de la capitale, initié par le Président Abdelaziz Bouteflika dont le but est de créer une ville Alger pour 2030 où les problèmes que les Algérois rencontrent quotidiennement seront résolus. Il milite dans ce sens et déclare haut et fort : « Alger sera, à l’avenir, une grande métropole méditerranéenne. »
D’ailleurs à l’initiative de l’APW, le bureau d’études barcelonais, créateur du modèle de la ville de Barcelone, ville résiliente-ville intelligente, a été invité à Alger. Ce concept proposé aux pouvoirs publics a porté ses fruits, puisqu’une direction a depuis été ouverte au niveau du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales.   
Né un 19 janvier 1972 à Batna, Karim Bennour baigne très jeune dans un milieu de management. Son père, moudjahid a été l’un des premiers ingénieurs de l’Algérie indépendante. Il a été d’ailleurs l’un des pionniers de la Sonatrach. Aujourd’hui à la retraite, il lui laisse en legs certaines de ses valeurs dont la volonté, l’ardeur dans le travail, un esprit de grande créativité, l’honnêteté.  En 1990, après aoir décroché  son bac, le jeune Karim s’inscrit à l’Ecole supérieure de commerce où il obtient une licence en sciences commerciales et finances- option finance-puis un magister. Entre 1999 à 2000, on le retrouve à l’université  Paris 1 Panthéon-Sorbonne pour une maitrise en économie internationale URF, suivi en 2006 d’un MBA-IP à la Sorbonne-Dauphiné en services financiers. Actuellement, il prépare un doctorat DBI.
Cet homme à la poignée de main franche, ne tient pas en place. Hyper actif, il a  à son profit divers stages et formations. Nous citerons entre autre, celle de  1995 à HEC-Paris sur «Le contrôle de gestion», mesures de performances, centres de responsabilités et critères de performance, gestion concurrentielle, puis une année après, toujours à HEC, une autre formation portant cette fois sur «l’analyse stratégique des coûts», détermination des différents coûts par centre de responsabilité et étude de différentes notions notamment le benchmarking. Ces formations lui ont permis de mettre en place en 2005, un système de management de la qualité dans une commune. Sur sa lancée, Karim Bennour prendra part en 2006,  au projet e-commune avec la CEE, inscrit dans le programme d’action de l’e-commission, présidée alors par le chef du gouvernement et en 2008 à celui du Géo-Portail de la commune d’Hydra.  Karim Bennour a plus d'un atout dans sa manche. Il a été enseignant, chargé de cours et de TD tant à l’Institut national de commerce qu’à l’université d’Alger, cadre financier dans une filiale de Sonatrach,  courtier en assurance agréé par le ministère des Finances. Comme il est coprésident de la commission du développement territorial durable de l’Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM), une instance représentative des territoires méditerranéens créée en décembre 2009 à Bruxelles. A ce titre, Karim Bennour a présidé la deuxième réunion de la commission pour le développement territorial durable de l’ARLEM, qui rassemble 80 représentants des pouvoirs locaux et régionaux de l’UE et 15 partenaires méditerranéens, lors de la COP22 tenue à Marrakech (Maroc) en novembre 2016.
Avant d’être élu à la tête de l’APW d’Alger, Karim Bennour a présidé durant dix ans (2002-2012) aux destinées de l’Assemblée populaire d’Hydra. Membre du Conseil d’administration de l’Epic Asrout, il  avait activement participé à la réhabilitation du cadre bâti. Ayant su gagner la confiance de ses pairs par ses compétences et son abnégation, qui l’ont intronisé en 2012 président de l’Assemblée populaire de wilaya, avec 55 voix, et une majorité absolue, une première dans l’histoire des élections pluralistes en Algérie, Karim est un exemple pour ses collaborateurs, comme lui totalement investis.
Partisan du concept de démocratie participative, il libère les initiatives. D’ailleurs, certains de ses collaborateurs nous affirment que les 9 commissions que compte l’APW ont les coudées franches pour agir. Les portes de son bureau restent ouvertes, les initiatives sont les bienvenues, les débats ouverts. Pas de sujets tabous dans cette APW où règne un esprit familial.
Karim Bennour est, en outre, très proche de la société civile. On lui doit la maison des associations de Sidi Yahia, nouveau quartier huppé de la capitale il est membre fondateur et responsable des relations extérieures du groupement des écoles de management-GEM, et  Président de l’association des futurs managers algériens. Comme tout algérien, il aime le foot. D’ailleurs, il est président d’honneur du HAC (Hydra Amal El Chebab), de même que de l’Etoile sportive d’Hydra  (Club de foot).
Des journées bien remplies en somme, pour ce père de deux jeunes garçons de 13 et 14 ans, qui est à son troisième mandat en tant qu’élu local. Au service de son parti, il nous apprend néanmoins, que lors du renouvellement du tiers de la composante du Sénat, il avait fait l’unanimité auprès de ses pairs pour qu’il se présente, mais il a préféré achever le mandat pour lequel il a été élu jusqu’en novembre 2017.
Le défi qu’il se lance reste de transformer la capitale en une grande métropole méditerranéenne développée.
Faire d’Alger un moteur de développement tertiaire de l’Algérie, une ville-jardin qui maitrise son étalement et restaure ses équilibres écologiques, une ville des mobilités et des proximités, une ville sûre et un exemple en matière de gouvernance.
C’est tout le mal qu’on souhaite à ce fonceur, sociable, ambitieux mais qui sait rester modeste.
L.B.



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