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N° 107 - Août 2017

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Développement Local

L’amour de la patrie

Mohamed Amrani, chef de cabinet du wali d’Alger

Par Leila BOUKLI



Le siège de la wilaya d’Alger, un magnifique édifice où nous attend dans un spacieux bureau du 2e étage, la main sur le cœur, un confrère devenu chef de cabinet du wali d’Alger. Méticuleux, l’espace est net, si ce n’est la pile de parapheurs qui attend sur le bureau notre départ pour être traités. « J’habite là », nous dit-il un sourire aux lèvres. Des journées de pas  moins de 14 heures de travail.
La famille Amrani est originaire de Saida ville localisée au nord-ouest de l’Algérie, surnommée la ville des eaux, à cause de ses sources. C’est là que vient au monde, en 1976, le troisième d’une fratrie de 7 enfants, 6 garçons et une unique fille. Mohamed y fera ses études primaires et secondaires jusqu’à l’obtention du baccalauréat série Lettres et langues étrangères.
Son diplôme en poche, il rejoint Alger où il s’inscrit à l’Institut des sciences de l’information et de la communication-spécialité audiovisuelle, jadis siège de l’Institut des techniques de financement et de comptabilité, que son défunt père Youcef, cadre financier à la BADR de son vivant, a également fréquenté. Ce professionnel de l’information, doublé d’un sens de la communication inné, débutera pourtant en 1999 sa carrière dans la presse écrite où il s’occupera à l’hebdomadaire El Ahdath de politique nationale et de l’information sécuritaire, volet sensible à l’ère à de la décennie noire.
Il quitte El Ahdath pour intégrer l’équipe du journal El Rai, pour une année, soit de 2001 à 2002. C’est alors qu’il est recruté à la station régionale d’Oran où il peut enfin exercer la spécialité dans laquelle il a été formé, l’audiovisuel. D’abord en tant que journaliste, puis remarqué pour son sérieux et sa compétence, monte en grade et devient le plus jeune rédacteur en chef de l’époque, sous Hamraoui Habib Chaouki, alors directeur général de la télévision algérienne. C’était entre 2002 et 2008.
Son ascension se poursuit. Il se voit confier le poste de chef du projet de la chaine régionale d’Oran, puis sous-directeur de la production des programmes, de 2008 à 2014.
« En tant que rédacteur en chef, je gérais l’information dans quatorze wilayas de l’Ouest. C’est dans ce cadre que j’ai connu Abdelkader Zoukh, alors wali d’Oran » Devenu wali d’Alger, Abdelkader  Zoukh a fait appel à des compétences de plusieurs wilayas : Alger, Setif, Djelfa, Mila, Médéa, Mascara, Bedjaia, Naama, Tizi Ouzou, Sekikda, Annaba, Saida … dont Mohamed Amrani faisait partie. Et c’est ainsi qu’il fut installé  le 25 mars 2014 en tant que  chef de cabinet du wali d’Alger, un poste de confiance, qui requiert une disponibilité absolue et un sens inné de la communication, alors que sa nomination officielle sera promulguée par décret présidentiel du 16 septembre 2014. Il accepte la confiance mise en lui par celui qui cumule une expérience de 25 ans à la tête de différentes wilayas du pays. C’est un homme de principe au contact duquel il apprend beaucoup. Un homme qui a un amour démesuré pour sa patrie, un homme qui applique, sans état d’âme, la justice au quotidien.
Parlant de son travail, Mohamed Amrani, nous dit être directement sous l’autorité du wali.
 « Je gère son planning, ses réunions que je prépare, ses audiences, ses sorties de travail à Alger, ses visites à l’étranger dans le cadre de la coopération décentralisée, des relations avec les représentations diplomatiques. Je me charge aussi de faire la coordination entre les cadres de la wilaya et les directeurs des EPIC et de l’exécutif, je régente les relations entre les élus locaux de même que celles que nous entretenons avec la presse, les différentes institutions du pays, les services de sécurité … »
Mais pas seulement. Poursuivant, Mohamed Amrani, nous dit un sourire aux lèvres : « J’habite ici, au grand dam de ma femme et de mes deux enfants, de 6 et 8 ans, que je ne vois pas grandir mais qui comprennent et qui déjà développent un sens aigu de l’observation. Ils ne manquent pas de m’interpeller, lors de sorties à travers Alger où ils m’accompagnent. Je tiens compte des remarques de ce regard innocent qui ne ment pas. »
Mohamed Amrani suit aussi le travail du Centre d’appel, de la cellule d’écoute et de médiation, les relations avec les citoyens et les associations ; il coordonne les actions liées au contrôle de la préservation de l’environnement ; le dossier d’éradication et de démolition des constructions illicites ; s’occupe des caravanes de collecte des SDF…
En somme, des journées bien remplies, de pas moins de 14 heures de travail par jours, sauf le vendredi, journée hebdomadaire de repos, souvent sacrifiée, si le besoin se fait sentir.
Cette abnégation au travail ne se fait pas à l’évidence sans sacrifice. Lui qui aimait lire doit se contenter de la lecture des news, se limite aussi à un jogging hebdomadaire pour se maintenir, abandonne le karaté et le bâton traditionnel, un sport national connu dans l’ouest du pays où il excellait.
Mohamed Amrani dit affectionner particulièrement la ville d’Oran où il a fait ses débuts, où ses enfants sont nés. Il avoue qu’il éprouve le besoin d’aller s’y ressourcer, mais ne regrette rien parce qu’au contact quotidien de Abdelkader Zoukh, il a le sentiment de servir pleinement sa patrie, qu’il aime tant.

L.B.



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