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N° 103 - Fev 2017

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Développement Local

« Nous ferons d’Alger une ville universelle»

Abdelkader Zoukh, wali d’Alger, à El-Djazaïr.com

Entretien réalisé par Smail ROUHA

El-Djazaïr.com : Monsieur le Wali d’Alger, les pouvoirs publics ont adopté en 2011 le plan stratégique de développement d’Alger à l’échéance 2030 dans le but de faire de la capitale une ville qui s’inscrive dans la mondialisation. Où en est-on exactement ?

Abdelkader Zoukh : L’adoption par les pouvoirs publics en 2011 du plan stratégique de développement de la capitale aura marqué, sans nul doute, la volonté de l’État d’accorder à la capitale les moyens de se moderniser et d’inscrire Alger, et à travers elle l’Algérie, dans la nouvelle géographie des métropoles mondiales qui se dessine. Depuis, la wilaya dispose d’une vision globale, partagée par l’ensemble des acteurs nationaux, sur ce que doit être Alger à la fin de ce siècle et d’un schéma de cohérence urbain à court, moyen et long termes qui identifie les projets à réaliser au cours des 20 prochaines années. Aujourd’hui, les financements de l’ensemble des projets de la première étape ont été mobilisés et un certain nombre de projets emblématiques sont en cours de réalisation. Je ne citerai que deux exemples majeurs : la réhabilitation d’Oued El Harrach et la réalisation de la promenade des « Sablettes ». À côté de cela, les pouvoirs publics ont mis en œuvre une politique audacieuse de réalisation d’équipements et d’infrastructures qui s’est focalisée à la fois sur la requalification de la périphérie d’Alger, la réhabilitation des infrastructures souterraines, notamment en matière d’assainissement, ainsi que l’amorce de la requalification du centre historique. C’est ainsi que toute une série de projets de logements, d’équipements de proximité ont vu le jour. Certains sont aujourd’hui visibles comme ceux du campus de médecine, du campus de droit, du lycée international, du stade de Baraki, de la zone d’affaires internationales de Bab Ezzouar, du paysagement des autoroutes, de la réhabilitation du Jardin d’essai, etc. D’autres, que nous avons engagés, depuis notre récente installation, verront le jour très prochainement.

El-Djazaïr.com : Voulez-vous revenir pour nos lecteurs sur ces objectifs et sur quoi portent-ils ?

Abdelkader Zoukh : Les principaux objectifs du plan stratégique de développement d’Alger s’inscrivent autour de quatre grands axes : 
1.    au plan urbain, le projet Alger-2029 vise à structurer la ville, à maîtriser sa croissance, à améliorer sa mobilité, à revitaliser son centre et en même temps à organiser un développement cohérent et harmonieux de sa baie ; 
2.    dans le domaine économique, il ambitionne d’inscrire Alger et à travers elle l’Algérie dans la nouvelle géographie mondiale qui se dessine pour en faire une métropole qui appréhende le développement de notre pays en complément du pétrole et du gaz ; 
3.    au plan social, il s’agit là d’une opportunité pour renforcer progressivement la cohésion sociale et spatiale, mais aussi d’une certaine manière pour faire accéder notre société à l’universalité tout en préservant ses spécificités ; 
4.    enfin, le plan stratégique d’Alger ne manquera pas de contribuer à imprimer un rôle nouveau aux territoires comme relais de la croissance et de la cohésion donc comme un maillon dorénavant susceptible de consolider le plan national de développement. C’est assurément une démarche qui peut servir à alimenter les réflexions des autres wilayas du pays.

El-Djazaïr.com : Dans le plan stratégique de développement d’Alger, il est question, d’une part, de la révision du plan directeur d’aménagement et d’urbanisme de la capitale qui définit les nouvelles règles urbanistiques, et, d’autre part, de l’aménagement de la baie d’Alger, qui constituera le moteur du développement et de la transformation de l’image de la capitale. Concrètement, quelles sont les interventions structurelles entreprises au regard des retards constatés ?

Abdelkader Zoukh : Je voudrais souligner que l’intervention des pouvoirs publics est une démarche continue et permanente. La révision du nouveau plan directeur d’aménagement et d’urbanisme d’Alger et l’étude relative à l’aménagement de la baie constituent un cadre approprié de notre action qui se poursuit et à laquelle nous imprimons un rythme que nous souhaitons plus accéléré encore. Bien évidemment, je comprends que les transformations qui en résultent ne correspondent pas toujours aux attentes des citoyens qui restent en attente d’une meilleure prise en charge de leur environnement immédiat, d’une hygiène acceptable et enfin d’une forte promotion de projets de proximité. Ce sont là quelques sujets que nous avons déjà identifiés et auxquels nous apportons une réponse construite et adéquate dont les résultats se manifesteront dans des délais très courts.

El-Djazaïr.com : Les pouvoirs publics considèrent la cohésion territoriale et la réduction des inégalités spatiales à Alger comme un enjeu majeur du plan stratégique. Comment rallier les deux concepts ?

Abdelkader Zoukh : Les pouvoirs publics ont toujours considéré la cohésion territoriale et la réduction des inégalités spatiales à Alger comme un enjeu majeur du plan stratégique. Dans cette perspective, différents types d’intervention ont été prioritairement ciblés.
A l’échelle de la wilaya, le développement important qu’a connu Alger au cours de ces dernières décennies s’est quelquefois fait au détriment d’une politique équilibrée dans l’aménagement des territoires périphériques de la wilaya. L’enjeu est donc simple : il s’agit de rattraper ce retard. C’est pourquoi la wilaya, partant du postulat qu’elle aura d’autant plus de chances de réduire les inégalités sociales et spatiales qu’elle n’aggravera pas les problèmes, inscrit son action dans une dynamique régionale d’aménagement. Elle vise, tout d’abord, à limiter le développement périphérique d’Alger pour permettre l’essor des villes nouvelles et requalifier son centre et sa périphérie.
À l’échelle des communes, il s’agit de remettre à niveau celles qui souffrent le plus. C’est tout le sens de l’approche que nous mettons en œuvre depuis ma récente installation. Elle vise à conjuguer politique urbaine, actions foncières, mise à niveau dans les domaines des équipements, des VRD, de l’offre de logements et de mobilité, etc.

El-Djazaïr.com : On parle d’un autre côté de l’attractivité de la capitale. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Abdelkader Zoukh : C’est une évidence de dire qu’Alger est une ville ancienne porteuse d’une histoire longue. Elle bénéficie, de ce fait, d’un attrait naturel parmi les cités les plus importantes de la Méditerranée. Sa position géographique tout à fait remarquable en fait un point de rencontre entre l’Orient, l’Afrique et l’Occident. La beauté de son site exceptionnel peut offrir un cadre de vie de qualité, quand il sera mieux organisé, à une heure de l’Europe. Enfin, il n’est pas inutile de le rappeler, Alger est la capitale d’un grand pays qui dispose à la fois de ressources fortes et d’une demande diversifiée en constante augmentation. Voilà, en quelques mots certains des atouts dont dispose Alger pour devenir progressivement un moteur du développement de l’Algérie. Mais plus structurellement, l’enjeu me paraît simple. Une nouvelle géographie du monde se dessine actuellement. Elle repose notamment, nous le disons en forçant le trait, autour d’un certain nombre de grandes métropoles qui deviennent progressivement les moteurs de la création des richesses de demain. Il nous faut donc participer de cette nouvelle géographie mondiale, qui, cela va sans dire, aura des implications dans des domaines beaucoup plus larges que ceux de l’urbanisme. C’est pourquoi il s’agit de faire en sorte qu’Alger, pour l’Algérie, devienne un lieu où se croisent un certain nombre de flux : mobilité, finance, télécom, recherche, etc. En clair, qu’elle devienne une ville « monde ». Dans ce sens, notre stratégie est double.  1. Elle vise à structurer et à susciter ces croisements pour conforter et renforcer la position d’Alger.  2. Elle se prépare à tirer parti de ces échanges pour développer toute une série d’activités, à valeur ajoutée, créatrice de richesses dans des domaines nombreux comme ceux du commerce, du tourisme, des cleans technologies, etc. Alors, concrètement quelles formes cela prendra ? pour ce faire, citons quelques projets structurants : – la réalisation d’un nouveau port en eaux profondes dans le centre du pays qui est à un stade avancé des études qui devraient participer à faire d’Alger une place incontournable dans le trafic maritime international ; – l’augmentation des capacités de notre aéroport qui, accompagnée d’une modernisation de notre compagnie nationale aérienne, devrait faire de notre capitale un hub important ; – un maillage ferroviaire diversifié et plus performant qui est actuellement en réalisation, etc. Cela passe aussi par une requalification d’Alger pour en faire une ville plus attractive qui attire un certain nombre de talents. C’est là que réside l’un des objectifs de notre politique d’embellissement. Vous aurez compris que si nous gagnons le pari de devenir une ville « monde », agréable à vivre, qui attire des talents, nous aurons, à ce moment-là, la possibilité de capter une série d’investisseurs nationaux et internationaux. C’est pour accompagner et amplifier ce mouvement que les pouvoirs publics ont décidé de créer une société du développement d’Alger qui aura notamment une mission de promotion de l’investissement et qui devrait, seule ou en partenariat, concrétiser un certain nombre d’investissements significatifs notamment dans les domaines multiples et variés de l’immobilier.

El-Djazaïr.com : Quelles sont les garanties pour que ce projet aille à son terme et redonne ainsi espoir aux Algérois ?

Abdelkader Zoukh : Évidemment, ces garanties sont nombreuses et constituent un gage de succès. Je citerais notamment :
le suivi continu de ce projet par les pouvoirs publics au plus haut niveau;
une programmation qui bénéficie d’ores et déjà d’une mobilisation financière dédiée ; 
des projets structurants réceptionnés, d’autres lancés ou qui le seront très prochainement ; 
des entreprises nationales et internationales de réputation qui marquent un intérêt soutenu à la réalisation de ce programme de développement.
À côté de cela, j’insiste pour indiquer que la wilaya adapte actuellement son organisation en vue d’être plus performante et de respecter ainsi tous les rendez-vous relatifs à ce défi de grande ampleur. Vous conviendrez avec moi que tout cela devrait pouvoir contribuer à faire aboutir une ambition commune à la fois légitime et forte des citoyens de la capitale de voir leur ville se transformer concrètement à un rythme rapide et visible.
 
El-Djazaïr.com : Ce plan tient-il compte de la préservation du patrimoine algérois ?

Abdelkader Zoukh : Bien entendu, la wilaya d’Alger est soucieuse de la préservation du patrimoine algérois. C’est pourquoi elle porte l’adage d’une ville qui se transforme en restant elle-même. Elle s’attelle aujourd’hui, dans le cadre d’une coordination intense entre les différents acteurs concernés, à rendre plus opérationnelle l’action publique sur les questions de patrimoine et notamment sur la Casbah. Je reste convaincu que la démarche que nous adoptons est appropriée pour prendre en charge ce dossier on ne peut plus sensible.

El-Djazaïr.com : Dans ce sens, qu’en est-il de l’éradication des bidonvilles dans la capitale, d’autant que vous avez annoncé qu’Alger contrait quelque 60 000 habitations précaires ?

Abdelkader Zoukh : Effectivement, c’est une préoccupation majeure. Les pouvoirs publics l’ont pris en charge avec abnégation à travers un vaste et conséquent programme qui touche tous les segments. Pour y faire face, un programme de 211 000 unités de logements est en cours de lancement et de réalisation. C’est une preuve tangible d’une volonté politique pour éradiquer ce phénomène dans les plus courts délais.

El-Djazaïr.com : Sur un autre plan, l’état de la circulation à Alger est catastrophique. Quelle réponse comptez-vous apporter au problème de la circulation à Alger sachant qu’un conseil de gouvernement sera prochainement consacré à ce sujet ?

Abdelkader Zoukh : Nous avons pour ambition de faire d’Alger une ville des proximités et des mobilités dans laquelle on circule facilement. Le défi est énorme:
    plus de 6,3 millions de déplacements quotidiens,
  un nombre de véhicules qui a plus que doublé en 10 ans pour atteindre près 1,5 million,
 plus de 15 000 opérateurs de transports.
Pour faire face à cette situation, la réponse est d’autant plus complexe que la population sera plus nombreuse, plus mobile, plus motorisée et le trafic poids lourds plus important. Jusqu’à présent, nous avons agi dans trois directions :
l’éclatement de la centralité d’Alger autour de nouveaux projets structurants pour que tout le monde ne converge pas au même endroit et au même moment (faculté de médecine, faculté de droit, stade de Baraki, etc.) ;
la réalisation d’infrastructures routières nouvelles : deuxième rocade ; dédoublement de routes existantes ; voies d’évitement de centres urbains ; voies de desserte de quartiers d’habitations, ou encore de nombreuses trémies ;
la mise en service de transports collectifs de masse : le métro d’Alger transportera, une fois qu’il fonctionnera à pleine capacité, 200 000 voyageurs/jour. Il en va de même pour les trains de banlieue qui accueilleront 200 000 voyageurs/jour et le tramway qui transportera 185 000 voyageurs/jour.
Reste que, une fois que ces grands projets fonctionneront au plein de leurs capacités, plus de 5,7 millions de déplacements n’emprunteront toujours pas de transports en commun et continueront donc à recourir, quand cela leur est possible, à la voiture. La refonte du système de transport s’impose donc. C’est pourquoi, à côté de cela, la wilaya d’Alger a conçu, un schéma clair mettant en œuvre une politique de transports et de déplacement responsable qui repose sur un concept-clé : le macro-maillage en transport en commun de la capitale. Sa mise en œuvre est en cours, et de l’avis de tous les spécialistes, porteuse d’une efficacité certaine. Dès lors que ce dispositif sera fonctionnel, il offrira ainsi aux usagers une véritable alternative à la voiture :
sur les grands axes qui maillent la capitale, des bus circuleront fréquemment sur des voies réservées. Ce nouveau réseau de bus sera connecté au métro, au tramway et aux trains. On s’appuiera notamment sur les projets de requalification en cours de l’autoroute de l’Est et de la Rocade Sud pour aménager des voies en site propre ;
la circulation des bus, et chemin faisant, des voitures sera d’autant plus fluide que la capitale se sera dotée, d’ici là, d’un système de signalisation et de régulation. L’appel d’offres pour sa mise en place est lancé ;
nous aurons parallèlement : unifié la tarification pour que le citoyen puisse avec un seul billet emprunter l’ensemble des modes de transport ; affecté à un opérateur public unique le transport sur les grands corridors ; avancé sur la résolution du problème de la séparation entre transport en commun, transport des travailleurs et transport des étudiants qui est une spécificité algéroise ;
nous aurons mis en œuvre une refonte de l’organisation logistique de la capitale;
enfin, la politique offensive de réalisations de parkings aura porté ses fruits.

El-Djazaïr.com : Pour faire d’Alger une métropole méditerranéenne, il faudrait que la capitale soit dotée d’un grand parc de salles de cinéma, d’enceintes pour les grandes manifestations culturelles et sportives. Quels sont vos projets en la matière ?

Abdelkader Zoukh : Vous avez tout à fait raison de dire que la capitale souffre d’un déficit en matière d’infrastructures culturelles et sportives. C’est pourquoi l’un des défis du plan stratégique d’Alger à l’échéance 2029 vise à organiser la mutation d’Alger pour en faire une capitale, disons-le simplement, qui dispose des commodités d’une capitale. Nous développons ainsi de nouveaux projets. Permettez-moi d’en citer quelques-uns :
 la future ville des sports de Baraki qui comprendra, outre le grand stade de 40 000 places en chantier, une future piscine olympique, les futurs sièges des fédérations, des espaces d’accueil et de commerce consacrés au sport ;
 la future ville des sports de Douéra autour du grand stade de 40 000 places, là aussi en chantier où nous édifierons aussi une piscine olympique ;
 le quartier des sports du Caroubier où nous venons de lancer une consultation de maîtrise d’œuvre en cours d’évaluation pour concevoir un véritable palais des sports et une piscine olympique ;
 la promenade de la baie d’Alger, chantier dont le premier tronçon avance bien, comme chacun peut le constater et qui mettra à la disposition des Algéroises et des Algérois, pour qu’il puisse courir, marcher ou faire du vélo, une promenade de plus de 3,5 km ;
 le projet des plages et bains naturels de Bab-el-Oued. Voilà la aussi un projet dont la réalisation a commencé, qui offrira dans ce quartier populaire qui nous est tous cher, une série de piscines naturelles ;
 le projet d’Oued El Harrach où nous aménagerons les berges sur près de 18 km. Elles accueilleront des parcours sportifs pour faire de la course à pied, de la marche, du vélo, de la natation du football, etc. grâce à la construction de parcours sportifs, de piscines ou encore de terrains de sports, etc. La première zone d’aménagement devrait devenir accessible aux citoyens dès cet été ;
 je citerai aussi les 23 périmètres d’arrêts qui visent à stopper l’extension anarchique des communes périphériques de la capitale en les entourant de ceintures vertes qui comprendront toute une série de parcours sportifs. 2 agriparcs – parce que c’est comme ça que l’on dénomme ces futurs espaces – devraient commencer à être réalisés : celui de Cheraga et de Kheraicia. Comme vous pouvez le constater, les choses bougent. Bien évidemment et à côté de cela, d’autres projets importants à vocation culturelle sont parallèlement engagés par les secteurs concernés.

El-Djazaïr.com :  Le plan stratégique d’Alger considère les habitants comme acteurs incontournables dans la gestion de la ville. Comptez-vous réactiver les comités de ville et leur associer les citoyens, notamment dans l’établissement d’une liste de bénéficiaires de logements qui reste la préoccupation majeure des citoyens ?

Abdelkader Zoukh : Les citoyens sont des acteurs incontournables dans la gestion de la ville. Mais le rythme et la qualité de l’urbanisation ont fait en sorte que les conditions de leur participation aux côtés des autorités locales restent insuffisantes, pour le moment. L’initiation des comités de la ville visait précisément à réhabiliter la participation citoyenne à la gestion de son cadre de vie et à ressouder les solidarités urbaines. Je souhaite les élargir et en renforcer les prérogatives. Par ailleurs, c’est pour amplifier ces actions de proximité que je consacre de nombreuses visites de terrain pour m’enquérir auprès des citoyens des insuffisances auxquelles ils sont confrontés et pour leur apporter des réponses concrètes et opérationnelles autour des thèmes des équipements de proximité, de l’amélioration urbaine, de l’hygiène et de la propreté de l’environnement urbain.

El-Djazaïr.com : Enfin, quel est le message que vous aimeriez transmettre aux Algérois ?

Abdelkader Zoukh : Je vous remercie de me poser cette question parce qu’elle me permet de conclure cette interview par un message que je souhaiterais adresser aux habitants de la capitale. Tout d’abord, je voudrais leur exprimer toute ma détermination et mon engagement à mettre en œuvre le plan stratégique de développement de la capitale. Je voudrais ensuite leur dire que l’action des pouvoirs publics au cours de ces dernières années a permis à Alger comme dans un certain nombre de wilayas de l’intérieur du pays d’améliorer de manière substantielle les conditions de vie des citoyens. Je citerai à Alger le cas de l’alimentation en eau potable qui est aujourd’hui assurée partout et à tout moment et la réalisation d’un certain nombre d’infrastructures significatives comme le nouvel aéroport, le métro, le tramway, la deuxième rocade, etc. Je souhaiterais aussi leur dire que ce mouvement, et les retombées de l’action publique qui en sont attendues, s’élargira de manière substantielle et historique à d’autres créneaux sensibles comme le logement, l’emploi, la mobilité, etc. Je voudrais aussi leur indiquer que parallèlement à cette approche globale, la wilaya d’Alger mettra tout en œuvre pour apporter, sur la totalité de son territoire y compris dans les lieux les plus éloignés et souvent excentrés, des réponses de proximité aussi bien dans l’aménagement des espaces urbains, des équipements, que de la propreté, etc. Enfin, je prends l’engagement d’organiser une communication appropriée tant avec les médias qu’avec la population algéroise pour leur faire part dans le cadre d’un calendrier précis de l’état d’avancement de notre action de modernisation de la wilaya.
S. R.



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