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N° 108 - Oct 2017

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Portrait

Un parcours exemplaire

Mohamed Madani HAOUED MOUISSA, membre du conseil de la Nation

Par Leila BOUKLI



Un 6 novembre 1948, vient au monde à Ouargla, l’ainé de la fratrie des Haoued, forte de 13 enfants. En 1974, à la mort du père, employé pétrolier, Mohamed Madani prend en charge la famille, ce qui lui vaut le respect de tous, notamment de sa maman aujourd’hui âgée de 84 ans. Il en parle avec admiration. Femme au foyer, elle a su élever sa progéniture en leur inculquant les valeurs de ce grand sud où Madani, actuellement à Alger, éprouve le besoin régulièrement d’aller se ressourcer. Dans cette terre de partage, tout est encore authentique. La relation humaine est encore spontanée, chaleureuse, généreuse. Il aime, nous dit-il, aller se perdre dans le désert et après les tumultes d’Alger, écouter le chant des grands espaces. C’est là qu’il fera sa scolarité. Le primaire à Ouargla, le secondaire à Touggourt et l’université à Batna sanctionnée d’une licence en droit. En 1982, il s’inscrit à Boumerdès pour une spécialité en droit des affaires. Commence alors la carrière, de ce militant de la première heure.  Membre de l’OCFLN de 1960 à 1962, Mohamed Madani sera successivement coordinateur de la Jeunesse du Front de libération nationale (JFLN) ,wilaya des Oasis, Ouargla de 1969 à 1974, mouhafedh par intérim à Tamanrasset  de 1979 à 1983, commissaire adjoint du Parti à Biskra, et de 1984 à 1989 une nouvelle fois mouhafedh dans les wilayas de Naama et Illizi. Il se souvient encore ému de la venue dans cette région de l’extrême Sud du groupe de jeunes médecins volontaires venu de l’ouest algérien et de la réception que donne en leur honneur le wali de l’époque, un Belabbésien d’origine.  Parmi eux, une jeune allergologue, prénommée Khadidja qu’il remarque depuis la tribune où il prend la parole en tant que mouhafedh. Ils resteront en contact durant deux années, se marieront et ne se quitteront plus. De cette union naitra Imen, dont il est très fier. Brillante, après l’école de polytechnique d’El Harrach, elle fait partie des 10 étudiants admis à HEC-Paris. « A son baptême, en 1992, alors que j’habitais Garidi, se rappelle-t-il, sont venus se pencher sur son berceau, l’actuel Président Abdelaziz Bouteflika, les regrettés Aboubaker Belkaid, le colonel Aouchiche, feu Rabah Bitat et Mohamed Chérif Messadia… »
Ceci dit, on revient au parcours de Mohamed Madani qui dans les années 1970 a été divisionnaire du parc matériel  de la wilaya des Oasis, plus exactement de l’OCI, dépendant du ministère des Travaux publics. Parallèlement, il est élu en 1976, vice-président de l’APC de Ouargla et en 1990, membre de l’APW-FLN toujours à Ouargla, avant de regagner Alger de 1990 à 1997, en tant que conseiller auprès du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, pour passer inspecteur et entamer  une longue carrière de parlementaire. Elu député FLN à l’Assemblée populaire nationale (APN)  au titre de la législature (1997-2002) Mohamed Madani sera ensuite  conseiller auprès du Président de l’APN de 2002 à 2004. Depuis, il sera désigné membre du Conseil de la Nation au titre du Tiers présidentiel. Nommé vice-président de 2008 à 2011, il  s’est occupé de la commission des Affaires étrangères et de celle des Affaires juridiques. En parallèle, il sera désigné vice-président d’une commission organique de l’Union pour la Méditerranée. En tant que parlementaire, Mohamed Madani a pris part activement aux différentes campagnes électorales du Président Abdelaziz Bouteflika.
A ma connaissance, cet enfant du Sud est le seul parlementaire à avoir fait ce parcours. APC-APW-APN-SENAT. Sa fratrie a de quoi s’enorgueillir de la carrière de son ainé !
 L. B.



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