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N° 117 - Nov 2018

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Actualits

Vers la création d’une filière professionnelle

Réhabilitation du vieux bâti

Par Yahia MAOUCHI



« Le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels compte poursuivre le développement des formations liées au programme de restauration, de réhabilitation, et de rénovation du vieux bâti », a affirmé Mohamed Mebarki, ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, lors d’une visite d’inspection et de travail dans la wilaya d’Alger. Une occasion de constater de visu l’état de fonctionnement des centres de formation, de même que le niveau de qualification des jeunes stagiaires spécialisés dans la restauration et la rénovation du vieux bâti. Accompagné de Abdelkader Zoukh, wali d’Alger, Mohamed Mebarki  a été très agréablement surpris par la qualité du travail fourni au point de mettre  en avant l’intérêt grandissant des jeunes pour cette nouvelle spécialité. A ce propos, le ministre a mis en avant la contribution de son secteur qui a fourni une main-d’œuvre qualifiée, mise au service des secteurs concernés. « La formation professionnelle est considérée comme l’élément transversal essentiel dans tous les programmes nationaux d’envergeure, puisque ces programmes sont conditionnés par la formation de la main-d’œuvre qualifiée à mettre à la disposition des secteurs concernés », a rappelé le ministre. Dans ce cadre, le partenariat avec l’entreprise économique est pour le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels, un des vecteurs les plus importants, de la politique de formation professionnelle, et ce quel que soit le domaine d’activité. A cet effet, Mohamed Mebarki s’est félicité des conventions conclues entre la Direction de la formation et de l’enseignement professionnels de la wilaya d’Alger et des partenaires économiques en charge du domaine de la réhabilitation du vieux bâti, indiquant que l’organisation de cette collaboration par des conventions, « est la meilleure manière de définir le rôle de chaque partie ». Dans le même ordre d’idées, le ministre a affirmé que la restauration du vieux bâti rentre également dans le cadre d’un partenariat qui a été mis en place, à la faveur de la convention conclue avec le ministère de la Culture, le 22 mars 2015, et aussi, à travers le programme de restauration et de réhabilitation du bâti ancien, lancé par le ministère de la Culture et les wilayas. Pour étayer ses propos, le ministre  a rappelé que son département a programmé des formations dans la restauration du vieux bâti, dans toutes les villes où les chantiers de restauration ont été prévus. Mieux encore, le premier responsable du secteur a affirmé qu’une filière professionnelle en rapport avec le patrimoine sera créée. Et d’annoncer également le lancement de nouvelles branches de formation spécialisée pour le diplôme de restaurateur du vieux bâti, de technicien supérieur superviseur de travaux et restauration du vieux bâti comme projet pilote lors de la prochaine rentrée en septembre 2018. Il est utile de rappeler que les formations dans les métiers liées à la réhabilitation et la rénovation de l’habitat, restauration du vieux bâti, telles que étanchéité, couverture, serrurerie, ferronnerie d’art, carrelage faïence mosaïque…, ont été introduite dans le secteur de la formation professionnelle depuis les années 1995, et ont été à chaque fois, enrichies dans les différentes éditions de la nomenclature des spécialités.
                                           
100.000 stagiaires formés en trois ans
Dans le même contexte, le ministre a affirmé que le nombre de spécialités intégrées dans la dernière nomenclature des branches et de spécialités a grimpé de 20 à 30 depuis 2012. Disponibles au niveau de 11 wilayas, ces spécialités fourniront, estime le ministre, les compétences nécessaires pour le secteur de l’habitat et de la ville, soulignant l’importance de ces métiers pour la création de richesses et d’emplois. Par ailleurs, M. Mebarki a fait part dans ses propos, du recensement de « plus de 18.000 nouveaux stagiaires entrés en septembre 2017, dont 8.000 en formation résidentielle et 10.500 apprentis au niveau des établissements du pays ». Le ministre signalera aussi que durant la période s’étalant de 2015 à 2017, les différents centres de la formation professionnelle ont pris en charge l’apprentissage d’un peu plus de 100.000 stagiaires dans une trentaine de spécialités liées au programme de restauration, de réhabilitation et de rénovation du vieux bâti en sus de pas moins de 6.000 employés dans le cadre de la formation contractuelle. Concernant la wilaya d’Alger, le ministre a précisé que le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels « a capitalisé une grande expérience dans ce domaine », et ce, depuis l’année 2003. Une année durant laquelle a vu le lancement des formations de technicien supérieur, et celle se rapportant au travailleur qualifié dans la restauration du vieux bâti au niveau du centre Ourida-Meddad à Alger, ainsi que « la création d’annexes agréées au niveau de l’Institut national de la formation professionnelle de Kouba, Alger ». En effet, les stagiaires de la wilaya d’Alger ont bénéficié de formations pratiques au niveau de plusieurs sites, en l’occurrence Bastion-23, Dar Aziza, Dar-Soltane, Notre-Dame d’Afrique, Mosquée Ketchaoua et les Cinq Fontaines de la Casbah, a indiqué le même responsable. Pour faire face aux difficultés de recrutement des enseignants dans ces spécialités, le ministre a précisé que son département a opté pour «la formation par apprentissage », soit la formation pratique en milieu professionnel. Le ministre soulignera, à ce propos, que son secteur a lancé un programme pour la formation des formateurs dans les spécialités de maçon-restaurateur et de technicien supérieur superviseur de chantiers de restauration, qui doit prendre fin l’année en cours. Tous ces formateurs encadreront des sections de formation pour la rentrée de septembre 2018, ou au plus tard février 2019 (13 wilayas concernées pour un effectif de 29 enseignants). Il s’agit, à travers ce programme, d’assurer une formation complémentaire de six mois en restauration pour des diplômés dans la maçonnerie et de créer une option supplémentaire pour les TS en conduite de chantier de sorte que si les chantiers venaient à manquer, ces diplômés pourront toujours exercer dans les BTP classiques.                
                
Y. M.



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