Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 107 - Août 2017

Go

Dossier

« La mission principale du policier est de veiller au respect de l’Etat de droit, des droits de l’Ho

Après avoir annoncé officiellement la création du Bureau des droits de l’Homme, le général-major Abdelghani Hamel affirme :

Par Yahia MAOUCHI



Poursuivant les efforts consentis par la Direction générale de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale, a annoncé la création d’un bureau chargé des droits de l’Homme auprès de la direction générale de la Sûreté nationale, une première pour une institution sécuritaire de cette envergure. La création de ce bureau, relayé par des cellules d’écoute au niveau local se veut une structure qualitative dans la préservation de ce droit et la sécurité des biens et des personnes conformément aux lois de la République. La Sûreté nationale qui a entamé depuis l’arrivée du général-major Abdelghani Hamel un programme de modernisation de ses structures et un renforcement de ses missions et, dont la sensibilisation et la proximité ont été les outils phares, franchit une étape importante en conciliant son travail de sécurité et de répression du crime avec le respect du droit inaliénable de l’homme. Une création à même de consacrer le principe du mot d’ordre « l’Etat de droit commence dans les rangs de la police » et « s’instruire pour mieux servir ». En outre, la création de ce bureau dont la mission est la prise en charge des droits de l’homme, vient compléter, tel un édifice, les autres réalisations que compte déjà la Sûreté nationale en matière de respect des droits et des libertés. Opérationnel depuis le 22 juillet, coïncidant avec la célébration de la fête nationale de la police, ce bureau vise à rapprocher la Police des citoyens, tout en veillant à préserver leur dignité et à protéger leurs droits dans le cadre de l’application des lois de la République et du respect des principes des droits de l’homme. A ce sujet, le général-major Abdelghani Hamel a précisé, lors de l’inauguration des sièges de la direction de sûreté publique à Bab Ezzouar et de l’inspection générale de la Sûreté nationale de Oued Smar, que l’objectif principal de la création de ce bureau est « de rapprocher et d’humaniser le policier au sein de la société pour mieux préserver sa dignité et protéger ses droits dans un cadre loyal qui se base sur l’application des lois de la République et le respect des principes des droits de l’homme ». Par la même occasion, le directeur général de la Sûreté nationale a exhorté les services concernés à procéder à la mise en place d’un groupe de travail composé de cadres de la police nationale et spécialistes dans les droits de l’Homme pour prendre en charge le fonctionnement de ce bureau.
Pour rappel, les mesures portant modernisation du système de formation de la police algérienne à même de garantir la mise en œuvre des lois de la République s’inscrivent dans le cadre du renforcement de l’Etat de droit. En effet, la DGSN a rappelé, dans un communiqué, que son processus visant à promouvoir les principes des droits de l’Homme au sein de la Police nécessitait « la modernisation de la formation en assurant la mise en œuvre des lois de la République auxquelles a appelé le Président de la République pour préserver la dignité de l’homme, sa liberté et ses droits, en tant que base pouvant édifier l’Etat et instaurer la démocratie à même d’établir la bonne gouvernance ». D’ailleurs, les étudiants stagiaires au sein des écoles de police sont informés des directives du haut commandement de la Sûreté nationale relatives au respect des principes des droits de l’Homme conformément aux lois de la République, en sensibilisant constamment à la nécessité d’en tenir compte lors de l’accomplissement des missions des agents de police, d’autant que ces dernières sont axées, en premier lieu, sur l’Etat de droit ainsi que sur la dignité du citoyen. « Pleinement imprégnés des principes de droits de l’Homme, lesquels sont enseignés dans tous les programmes du corps de la police, les policiers maintiennent leurs engagements à respecter les directives de leur haut commandement en cette matière » dont le but est de « préserver les vies des citoyens et leurs biens par tous les moyens juridiques outre l’action de proximité efficace ». Aussi, et dans l’optique de professionnaliser le métier de policier, notamment dans son interaction avec la société à même de préserver les citoyens et leurs biens conformément aux exigences de la modernisation dans le respect de la loi et de la déontologie, « la DGSN a procédé à consolider le principe des droits de l’homme en tant que mécanisme, à travers lequel la sage et clairvoyante direction vise à préserver la dignité du citoyen », ajoute la même source, indiquant qu’elle « était et elle est toujours première dans la concrétisation du respect des principes des droits de l’Homme, d’autant  qu’elle représente une institution réglementaire dont l’objectif principal est la protection des citoyens et leurs biens ».
Dans ce sens, la DGSN avait adopté plusieurs politiques et mesures liées aux droits de l’Homme, traduites essentiellement par l’action policière administrative et sur terrain, à l’instar de la « police de proximité », « la création de bureaux d’écoute », « l’organisation de journées d’information et de sensibilisation périodiques au niveau central et local » outre « la réponse aux requêtes et les enquêtes sur les dépassements de certains membres de la police », ainsi que « la mise en place de mécanismes techniques et d’une technologie intelligente au niveau des centres de la Sûreté nationale » contribuant  à offrir de meilleures prestations aux citoyens et prendre en charge tous les droits et garanties aux individus placés en garde à vue.
En plus de ce nouveau bureau, le général-major Abdelghani Hamel a insisté sur l’importance de la création du siège de la sécurité nationale, relevant qu’elle s’occupe de 70% des activités de la police nationale, en citant à titre d’exemple, la sécurité routière, la sécurité urbaine, la sécurité des personnes et de leurs biens, ainsi que la sécurité du pays. Evoquant la couverture sécuritaire dans le pays, le directeur général de la Sûreté nationale, a relevé que « la protection sécuritaire dans notre pays a connu une nette amélioration ces dernière années », s’est-il félicité. Il a indiqué dans ce sillage que « chaque policier présente une couverture sécuritaire pour 250 citoyens jusqu’à l’heure actuelle, avec un taux de couverture qui dépasse les 60% réalisé par les services de la Sûreté nationale ». Le DGSN a qualifié celui-ci d’appréciable et proche des normes internationales. « On n’est pas loin. Il faut redoubler d’efforts pour l’atteindre », a fait remarquer le général-major Abdelghani Hamel.
Par ailleurs, le patron de l’institution policière a insisté  également sur le fait, qu’il est « indispensable » de poursuivre les efforts pour mettre à la disposition des travailleurs de la police nationale, toutes les conditions nécessaires (professionnelles, sociales) à l’échelle nationale, pour leur faciliter la tâche et travailler dans de bonnes conditions, tout en insistant sur l’importance « d’améliorer la qualité de la formation pour atteindre le professionnalisme et la modernisation des services de la sécurité nationale ». « Nos éléments doivent être bien formés avant qu’ils n’intègrent les administrations ou autres services », insiste-t-il.

Sortie d’une promotion de 419 agents de police
Evoquant le rôle dévolu à Afripol, le général-major Abdelghani Hamel a insisté sur l’importance de ce mécanisme africain, dont il assure la présidence, pour l’intensification et la coordination du travail avec les pays africains en vue de renforcer la sécurité et l’échange d’informations et d’expériences. Il a ajouté qu’Afripol coordonnait également ses efforts avec Interpol dans la lutte contre toutes les formes de criminalité, annonçant l’ouverture prochaine d’un bureau régional africain relevant de cet organe pour « coordonner ses efforts avec tous les autres organes en place dans le continent ».
Pour sa part, le contrôleur de police Aïssa Naïli, directeur de la sécurité publique à la DGSN, a indiqué que la Sûreté nationale se distingue lors de ses interventions par « une force sans violence et une souplesse sans faiblesse ». Selon lui, «la police algérienne a connu un saut qualitatif dans sa mission ».
Il convient de rappeler que cette journée, riche en événements, a été marquée également par la cérémonie de sortie de la 2e promotion d’agents de police, composée de 419 stagiaires dont 83 femmes. Un événement célébré à l’École de police de Dar El Beida (Alger). La cérémonie de sortie de cette promotion, baptisée du nom du martyr du devoir national, l’enquêteur principal de police Noureddine Mechibech, a été présidée par le général-major Abdelghani Hamel, en présence de Abdelkader Zoukh, wali d’Alger,  de cadres de différents secteurs, de membres du Parlement, et de représentants de la société civile. Dans son allocution prononcée à l’occasion, le contrôleur de police Rachid Bouallem Allah, a appelé les promus à faire preuve de « discipline et de dévouement dans l’accomplissement de leurs missions, à s’acquitter de leurs responsabilités, à protéger le citoyen et ses biens et à œuvrer à regagner sa confiance », le même responsable à souligner l’impératif du respect de la loi, des droits de l’homme, et des lois de la République. Après la prestation de serment, la remise des grades et des diplômes aux majors de promotion et la passation de l’emblème, la cérémonie a pris fin avec des exhibitions et des exercices en matière de lutte contre la criminalité sous toutes ses formes et de défense des citoyens et de leurs biens. Ces exercices ont montré le haut niveau de la formation des policiers.

Meilleures prestations et facilitations aux voyageurs
Lors d’une visite inopinée, à la deuxième brigade des frontières de l’aéroport international Houari-Boumediene d’Alger, le général-major Abdelghani Hamel a mis l’accent sur la nécessité d’offrir les meilleures prestations et facilitations aux voyageurs à travers tous les ports, aéroports et postes frontaliers terrestres au niveau national, notamment en période estivale qui connaît une grande affluence de voyageurs. « La mobilisation des moyens et équipements modernes vise essentiellement à réduire les délais d’attente pour les voyageurs et à assouplir les procédures de police», a affirmé le DGSN. Dans ce cadre, le général-major s’est enquis des formalités d’assouplissement et de sécurité appliquées par les services de la police des frontières, notamment en cette période de l’année qui connaît une grande affluence de voyageurs, résidents, membres de la communauté nationale établie à l’étranger et touristes étrangers, à travers tous les ports, aéroports et postes frontaliers terrestres du pays. Au niveau des guichets de contrôle de la police des frontières, le général-major Hamel s’est enquis de l’application des mesures de contrôle des passeports et du niveau de maîtrise des équipements modernes mis en place à l’instar du lecteur des passeports biométriques qui a permis de diminuer les délais d’attente des voyageurs. Le DGSN a inspecté également la salle de vidéosurveillance où un exposé exhaustif lui a été présenté sur les différentes missions assignées à ce service opérationnel. Il a ensuite donné des instructions pour la sécurité des voyageurs et de leurs bagages.

Y. M.



Articles de la même rubrique

Du même auteur

Par Yahia MAOUCHI

Les plus lus

L’Algérie avant tout
AMMAR KHELIFA.

Télécharger version PDF

Version PDF

Special Wilaya D'Alger

Version PDF

Special Habitat version PDF

Version PDF

Special Habitat (english version)

Version PDF