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N° 110 - Dec 2017

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Dossier

Un privilège pour la recherche scientifique

Financement des projets de recherche

Par Tahar MANSOUR



La recherche scientifique demeure pour toutes les nations le moyen le plus sûr, sinon l’unique, pour assurer et conserver une indépendance alimentaire, technologique, militaire, sociétale. L’Etat algérien, conscient de ces enjeux stratégiques, a tôt fait de doter l’enseignement supérieur de la logistique nécessaire pour asseoir une dynamique de Recherche scientifique à même de se répercuter directement sur la vie des citoyens et des entreprises du secteur socioéconomique. Sous la houlette du Pr Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de nouveaux textes ont été mis en œuvre pour promouvoir encore plus ce secteur qui, malgré la crise financière qui touche de plein fouet l’économie nationale, a bénéficié d’une attention particulière des pouvoirs publics et auquel une enveloppe conséquente a été allouée.

Produire des  connaissances
En donnant une importance aussi grande au secteur de la recherche scientifique, l’Etat vise à atteindre deux objectifs principaux : produire et développer des connaissances, d’un côté, et, répondre aux besoins et préoccupations de notre société, de l’autre. Ils couvrent de ce fait différents domaines comme les énergies renouvelables, la lutte contre la désertification, la conservation de la nature, les problèmes rencontrés par les technologies industrielles, la préservation des ressources en eau, la promotion et le développement du secteur agroalimentaire, et d’autres encore touchant directement la vie du citoyen. « Le citoyen ne sait pas et ne cherche pas à savoir comment tel ou tel produit est parvenu jusqu’à lui, il attend de nous que nous mettions à sa disposition ce dont il a besoin pour améliorer ses conditions de vie et répondre à ses préoccupations immédiates », a tenu à préciser Pr Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Donc, et pour aider et inciter les chercheurs à faire aboutir leurs travaux dans les meilleures conditions possibles, le gouvernement a tenu à promouvoir ce secteur en mettant à chaque fois de nouvelles disposition pour le financement de la recherche. Cette fois, c’est le financement individualisé octroyé à un projet à impact socioéconomique retenu par le Comité intersectoriel permanent du MESRS.

57 projets pour la première phase
Après avoir répondu à l’appel à proposition de projets à impact socioéconomique lancé par la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT), les promoteurs de 57 projets issus d’établissements publics à caractère scientifique et technologique, élaborés par plus de 250 chercheurs, ont été conviés à une cérémonie de signature de convention organisée le 9 novembre 2017 au sein du Centre de recherches en technologies industrielles (CRTI) sis à Chéraga, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Tahar Hadjar. Ce dernier a appelé, lors de son allocution, les structures universitaires et de recherche scientifique à asseoir une collaboration poussée entre les universités et la recherche et développement pour améliorer les produits touchant à la vie des citoyens. « Ces projets ont été soumis à l’appel à propositions de projets à impact socio-économique. Ces projets, auxquels l’Etat accordera un financement à la hauteur des objectifs fixés, visent à produire et à développer des connaissances et répondre aux besoins et préoccupations de la société tout en améliorant ainsi la qualité des services dans plusieurs domaines, comme celui des énergies renouvelables, la lutte contre la désertification, la préservation des ressources en eau et le développement de l’agro-alimentaire », a indiqué Abdelhafid Aourag, directeur général DGRSDT au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur. Tandis que le Pr Mohamed-Salah Eddine Seddiki, Secrétaire général au ministère de l’Enseignement supérieur, a souligné que les conventions signées s’inscrivent dans le cadre du programme du gouvernement qui a mis en exergue «la nécessité de s’intéresser aux besoins du citoyen dont la sécurité alimentaire et énergétique», ajoutant qu’en dépit des «restrictions budgétaires, la recherche scientifique reste privilégiée, eu égard à l’impact direct de ses produits sur le secteur économique». Dans ce cadre, le ministre a aussi annoncé qu’il présentera une proposition au gouvernement dans les prochaines semaines afin d’institutionnaliser les relations entre l’université et les entreprises socioéconomiques afin d’en tirer les plus grands profits pour toutes les parties.

De la recherche à la production
Voulant se distinguer comme pionnier dans cette optique et afin de valoriser les résultats de recherches atteints par ses chercheurs, le CRTI a entamé la réalisation d’une usine de production à Bou Ismail (Tipasa) qui se chargera de mettre en œuvre les résultats de la recherche entreprise au sein du centre et de les présenter à la commercialisation. Il faut aussi noter que le CRTI a déjà une filiale de prestation de services, tout à fait autonome, qui réalise des travaux pour le compte d’entreprises socio-économiques.
T. M.



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